Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512696
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger Mme A... B... avant le 1er avril 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, fait suite à l'absence de proposition de logement malgré une décision de la commission de médiation DALO la reconnaissant prioritaire. La juridiction a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512703
Le Tribunal Administratif de Lyon statue sur une demande de relogement opposable (DALO). Le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête après une proposition de logement, n'a pas répondu dans le délai imparti. Le tribunal donne donc acte de son désistement, en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512711
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. C... avant le 1er avril 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, fait suite à l'absence de proposition de logement malgré une décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de sa situation. La juridiction a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant que le délai de six mois pour lui proposer un logement adapté était expiré.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512822
Le Tribunal administratif de Lyon a donné acte du désistement d'instance de la requérante, Mme A..., qui sollicitait une injonction à l'encontre de la préfète du Rhône pour l'attribution d'un logement. La juridiction a constaté que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions après une proposition de logement de l'administration, n'avait pas répondu dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512927
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger Mme D... avant le 1er avril 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, fait suite à l'absence de proposition de logement malgré une décision de la commission de médiation DALO la reconnaissant prioritaire. La juridiction a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512932
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. A... avant le 1er avril 2026, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Cette injonction fait suite à une décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de sa demande, restée sans suite au-delà du délai légal de six mois. L'injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de cette date.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513007
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. C... avant le 1er avril 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, fait suite à l'absence de proposition de logement malgré une décision de la commission de médiation DALO reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de sa situation. La juridiction a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant que le délai de six mois pour lui offrir un logement adapté était expiré.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513037
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... B... visant à obtenir l'exécution d'une décision de la commission de médiation DALO. Le tribunal a jugé le recours manifestement irrecevable pour cause de tardiveté, celui-ci ayant été introduit en octobre 2025 alors que le délai de quatre mois pour agir, prévu par les articles R. 778-2 du code de justice administrative et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, expirait en octobre 2023. La décision précise que ce rejet ne remet pas en cause le bénéfice de la reconnaissance de priorité et d'urgence par la commission.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2208966
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande indemnitaire de la société RATP Coopération contre le syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole, suite à l'éviction de son groupement d'un marché public de vélos en libre-service. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour défaut de réclamation préalable obligatoire, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Elle a également considéré que le préjudice allégué, lié au caractère anormalement bas de l'offre retenue, n'était pas établi.
Avocat : JUFFROY
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2300323
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A... B... pour une chute imputée à un défaut d'entretien de la voirie. La juridiction a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve d'un défaut anormal de l'ouvrage public (un socle de panneau) ni du lien de causalité entre ce prétendu défaut et son préjudice. Le tribunal a également considéré que la créance était prescrite au regard de la loi du 31 décembre 1968 sur la prescription des créances sur l'État.
Avocat : MAZURU
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2304249
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par le SYMPAV pour obtenir l'expulsion de la société Aeroprogress et le paiement de sommes dues pour occupation sans titre d'un local sur l'aérodrome de Melun-Villaroche. La juridiction a fait droit aux demandes du SYMPAV, ordonnant la libération des locaux sous astreinte et condamnant la société et son gérant solidairement au paiement des redevances impayées et d'indemnités d'occupation. La décision s'appuie sur les articles L. 2122-1 et L. 2111-16 du code général de la propriété des personnes publiques, qui interdisent l'occupation sans titre du domaine public.
Avocat : CHEVRIER ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303338
**Sujet principal** : Demande en indemnisation de la société GRDF contre la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole pour des dommages causés à une canalisation de gaz, imputés à une fuite d'eau provenant d'un ouvrage public. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (3ème Chambre). **Solution retenue** : La responsabilité sans faute de la communauté urbaine est retenue. Le lien de causalité entre la fuite de la canalisation d'eau communautaire et la corrosion de la canalisation de gaz est jugé établi, ouvrant droit à réparation pour GRDF. **Textes appliqués** : La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics (régime de responsabilité sans faute du gardien de l'ouvrage), sans citer de code spécifique autre que le code de justice administrative pour les frais.
Avocat : BUFFETAUD MANUEL
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401438
Le Tribunal Administratif de Rouen a statué sur une demande d'indemnisation de la famille d'une victime d'une infection nosocomiale grave contractée au CHU de Rouen en 2011. La juridiction a condamné l'ONIAM, au titre de la solidarité nationale prévue par l'article L. 1142-1-1 du code de la santé publique, à indemniser les préjudices d'affection des proches. Elle a fixé les montants à 20 000 euros pour le conjoint et à 5 000 euros pour chacun des quatre enfants, rejetant ainsi les demandes plus élevées des requérants.
Avocat : Jasper avocats Association d'Avocats à Responsabilité Professionnelle Individuelle
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601411
Sujet principal : Demande de suspension en référé de mesures de recouvrement forcé d'un indu de RSA et d'une indemnité de frais de gestion. Juridiction : Tribunal Administratif de Rouen (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime qu'il n'y a pas d'urgence, car le recours au fond contre l'indu a un caractère suspensif légal empêchant tout recouvrement forcé, et que la requérante ne justifie pas d'une situation de précarité particulière. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, et L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles (prévoyant le caractère suspensif des recours contre un indu de RSA).
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307710
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation suite à une chute dans une bouche d'égout non couverte sur une voie publique de la commune de Rives. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête des victimes. Il a jugé que la commune de Rives rapportait la preuve d'un entretien normal de la voirie et que la faute de la victime, qui marchait en regardant son téléphone portable, constituait une cause exclusive de son accident, exonérant ainsi totalement la commune de sa responsabilité. **Textes appliqués** : Le raisonnement s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité pour dommages de travaux publics, permettant à la collectivité de s'exonérer en prouvant un entretien normal ou la faute exclusive de la victime.
Avocat : PHELIP ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402617
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande principale de la Société La Souris grise visant à réduire ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021 et 2022. La juridiction a d'abord constaté qu'une partie de la requête était devenue sans objet suite à des dégrèvements partiels déjà accordés par l'administration. Sur le fond, le tribunal a estimé que la société n'apportait aucun élément probant pour contester le classement en catégorie 5, le coefficient d'entretien et les équivalences superficielles retenus par les services fiscaux, appliquant les dispositions du code général des impôts. La demande de condamnation de l'État aux frais a également été rejetée.
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403715
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023 présentée par la SCI du Hanap d'Argent. La juridiction a jugé que les locaux, bien que dégradés, ne remplissaient pas les conditions strictes d'exonération prévues à l'article 1389 du code général des impôts, notamment car leur état au 1er janvier 2023 ne correspondait pas à un état de ruine justifiant une exonération. Le tribunal a appliqué les articles 1380, 1415 et 1495 du code général des impôts, relevant que la valeur locative tient déjà compte de l'état d'entretien via un coefficient et que la requérante n'a pas apporté d'éléments probants démontrant un changement de caractéristiques physiques justifiant une révision.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403830
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de l'Association Sainte-Agnès qui contestait le classement de ses locaux en catégorie CLI3 pour le calcul de la taxe foncière sur les propriétés bâties. Le tribunal a estimé que l'administration fiscale était fondée à retenir cette catégorie, relevant du secteur sanitaire et social, au regard de la nature et de la vocation du centre d'accueil pour personnes handicapées, et non la catégorie SEP7 (établissements de loisirs) invoquée par l'association. Cette décision s'appuie sur les dispositions des articles 1498 du code général des impôts et 310 Q de son annexe II relatives à la classification des locaux professionnels.
Avocat : SCHIANO-GENTILETTI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403841
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SAS Pharamond visant à réduire ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022 et 2023. La société arguait que la vacance de ses locaux justifiait un reclassement de la catégorie MAG1 (magasin) vers DEP2 (dépôt) et une révision de leur valeur locative. Le tribunal a jugé, en application des articles 1498 et 1517-1 du code général des impôts, que la simple vacance d'un local ne constitue pas un changement d'affectation ou de consistance ouvrant droit à une modification de sa valeur locative ou de sa catégorie fiscale.
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404286
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur une demande de réduction de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023, présentée par la société SAS Alphaform concernant son établissement industriel. La juridiction a partiellement fait droit à la demande en constatant que l'administration fiscale avait déjà accepté d'exclure certaines immobilisations spécialisées des bases d'imposition, rendant cette partie de la requête sans objet. Pour le surplus, le tribunal a appliqué les articles 1380, 1381 et 1382 du code général des impôts, en rappelant que seuls les outillages et moyens matériels d'exploitation industriels spécifiques peuvent être exonérés, à l'exclusion des ouvrages et constructions visés par l'article 1381.
Avocat : FIDAL