Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428733
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande d'une société civile professionnelle visant au rétablissement de ses déficits fiscaux reportables pour les exercices 2020 et 2021. La juridiction estime que la proposition de rectification de l'administration fiscale était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, et que les provisions pour créances douteuses déduites par la société n'étaient pas justifiées. Le tribunal confirme ainsi la rectification opérée par le service du contrôle fiscal.
Avocat : CABINET TG AVOCAT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209364
La décision concerne un recours en plein contentieux contre des rectifications fiscales (impôt sur les sociétés et TVA) suite à une vérification de comptabilité. Le Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de la société DG Logistique, estimant que la procédure d'imposition était régulière et que la garantie du recours hiérarchique avait été valablement offerte. Les textes appliqués sont principalement le Livre des Procédures Fiscales (article L. 10) et le Code Général des Impôts (article 39).
Avocat : SELAS LPA-CGR AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209578
**Sujet principal** : La requête d'une société civile immobilière contestant une amende fiscale pour retard déclaratif de TVA et une saisie administrative à tiers détenteur, et demandant des dommages-intérêts. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les demandes relatives à l'amende et à la saisie, car l'amende a fait l'objet d'une remise totale et les sommes saisies ont été remboursées. Il rejette les conclusions indemnitaires pour préjudice moral comme irrecevables, faute de demande préalable à l'administration. L'État est condamné à payer les intérêts légaux sur la somme remboursée et à verser 1000 euros au titre des frais exposés par la société. **Textes appliqués** : Article R. 421-1 du Code de justice administrative (irrecevabilité de la demande indemnitaire sans demande préalable), article 1231-6 du Code civil (intérêts moratoires) et article L. 761-1 du même code (frais du litige).
Avocat : GUILBERT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211820
Sujet principal : Demande de décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) par un chauffeur de VTC. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). Solution retenue : Rejet de la requête. Textes appliqués : Articles 1447, 1452 et 1453 du code général des impôts. Le requérant ne remplit pas les conditions pour bénéficier des exonérations prévues, car son activité n'entre pas dans le champ des "ouvriers" (art. 1452) et n'est pas soumise à un tarif réglementaire (art. 1453).
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519255
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande de Nantes Métropole en ordonnant une expertise préventive. Cette mesure, fondée sur l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, vise à constater l'état d'un immeuble avant des travaux de renforcement structurel jugés susceptibles de provoquer des désordres. L'expert devra établir un constat initial et, le cas échéant, rechercher les causes et l'étendue de tout dommage survenant pendant la durée du chantier.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2511151
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire à la demande de la société SNCF Réseau. Cette mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à déterminer l'origine, les causes et les conséquences de désordres affectant des câbles électriques sur la LGV Atlantique, suite à des travaux exécutés par la société Colas Rail. Le juge a estimé l'expertise utile pour éclairer un litige potentiel relatif à l'exécution du marché de travaux.
Avocat : DS AVOCATS PARIS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2407354
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a annulé la décision du 2 août 2024 par laquelle la Mutualité Sociale Agricole (MSA) Ardèche Drôme Loire n’avait accordé qu’une remise partielle de 50 % d’un indu d’allocation de logement sociale de 621,09 euros à M. C..., et lui a accordé la remise totale de cette dette. Le juge a considéré que la situation de précarité de M. C..., qui ne perçoit qu’une rente d’accident du travail de 440 euros par trimestre, justifiait une remise intégrale, et a écarté comme inopérant l’argument de la MSA sur l’irrégularité de la situation administrative du requérant. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation relatives à l’allocation de logement sociale.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401908
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, rejette la requête de Mme C... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement sociale de 348 euros. Le juge rappelle qu’il lui appartient d’examiner si la situation de précarité et la bonne foi du débiteur justifient une remise, et non les vices propres de la décision attaquée. Il écarte comme inopérant le moyen tiré d’une erreur de la MSA, et estime que Mme C..., cadre en CDI, n’apporte aucun élément documenté sur ses ressources et charges pour établir sa précarité. La requête est rejetée sur le fondement du code de la construction et de l’habitation.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400780
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B... de ses trois requêtes (n° 2400780, 2400781 et 2400783). Ces recours en plein contentieux visaient à contester les décisions de la caisse d'allocations familiales de la Savoie refusant la remise de dettes d’indu de prime d’activité pour des montants respectifs de 46,51 euros, 376,68 euros et 686,07 euros. Le tribunal a joint les instances et, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, a prononcé un non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400502
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a constaté que la requête de M. B... contestant un refus implicite de revenu de solidarité active (RSA) était devenue sans objet. En effet, postérieurement à l'introduction du recours, la caisse d'allocations familiales a versé à l'intéressé l'intégralité de ses droits pour la période litigieuse. En application du code de l'action sociale et des familles, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401379
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par le groupement foncier agricole (GFA) de Coussergues d’une demande d’indemnisation de 495 831,28 euros dirigée contre la société ASF, en raison des préjudices causés par des inondations sur ses parcelles, imputés à une survitesse d’écoulement des eaux provoquée par l’autoroute voisine. La société ASF a contesté la recevabilité de la requête, le lien de causalité, le caractère anormal et spécial du dommage, et invoqué la force majeure. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions du GFA de Coussergues, considérant que le lien de causalité direct entre l’ouvrage public et les préjudices allégués n’était pas établi, et a mis à sa charge les frais d’expertise ainsi qu’une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS GRANGE - MARTIN - RAMDENIE ASSOCIES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404268
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d'un recours en plein contentieux contre la décision implicite de rejet de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) confirmant le retrait de la prime "MaPrimeRénov'" de 11 000 euros. La requérante contestait la légalité de ce retrait, invoquant notamment un défaut de motivation, une erreur de droit et une erreur de fait. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A..., estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Cette solution s'appuie sur les dispositions du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : HAYOUN
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403390
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contre le centre hospitalier d'Arcachon. La demande d'expertise avant dire droit a été jugée inutile, car le rapport d'expertise déjà réalisé était suffisant. Le tribunal a estimé que la responsabilité de l'hôpital n'était pas engagée, faute de preuve d'une infection nosocomiale imputable à l'établissement et en l'absence de lien entre l'hypoesthésie et une faute médicale. La décision s'appuie sur le code de la santé publique et le code de justice administrative.
Avocat : SELARL ABEILLE ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2303618
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme C..., représentante légale de son fils mineur, d'une demande de provision de 15 000 euros pour les préjudices résultant de la chute d'une branche d'un chêne appartenant au département de la Gironde, survenue le 27 septembre 2020. Le tribunal a retenu la responsabilité du département pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, estimant que la surveillance et l'entretien de l'arbre n'étaient pas suffisants pour prévenir un tel accident. En conséquence, il a condamné le département à verser la somme provisionnelle de 15 000 euros à la requérante, sur le fondement des principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal des ouvrages publics. La demande de garantie du département contre la société SMDA a été rejetée.
Avocat : DE BOUSSAC DI PACE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410160
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les recours de la SARL B... visant à annuler deux arrêtés de fermeture (provisoire puis définitive) de sa micro-crèche. Le tribunal a jugé que les arrêtés, pris par le président de la Métropole de Lyon sur le fondement de l'article L. 2324-3 du code de la santé publique, étaient légalement justifiés par des manquements graves et répétés compromettant la santé et la sécurité des enfants. Il a estimé que la motivation était suffisante et que la procédure, incluant des visites inopinées et des injonctions préalables, était régulière.
Avocat : CLABAUT-BAGHDASARIAN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601711
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune de Saint-Martin-d’Ardèche en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire examiner un immeuble présentant un risque pour la sécurité publique. La mission de l'expert, dont la désignation est ordonnée, est de constater l'état des lieux, de vérifier l'existence d'un danger imminent et de proposer les mesures conservatoires nécessaires.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2105875
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation par une société pour préjudices liés à des travaux publics (coupure d'électricité et dégradations) réalisés par la RATP. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). **Solution retenue** : 1. La demande d'indemnisation pour le préjudice lié à la coupure d'électricité est **rejetée** car l'action est **prescrite** (délai quinquennal expiré). 2. Concernant les troubles dans les conditions d'existence dus aux dégradations des locaux, le tribunal **reconnaît le principe de la responsabilité sans faute de la RATP** en tant que maître d'ouvrage, sur le fondement de la responsabilité du fait des ouvrages publics. **Textes appliqués** : L'article 2224 du code civil pour la prescription, et la jurisprudence sur la responsabilité sans faute des maîtres d'ouvrage publics pour les dommages causés par les ouvrages publics.
Avocat : RIBIERE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2105877
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation de la société Pure Colors contre la RATP pour préjudices liés à des travaux publics (coupure d'électricité et dégradations de locaux). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). **Solution retenue** : 1. La demande d'indemnisation pour la coupure d'électricité du 17 novembre 2015 est **rejetée** car l'action est **prescrite** (délai quinquennal expiré le 17 novembre 2020, avant la demande du 29 décembre 2020). 2. Concernant les dégradations des locaux, le tribunal **reconnaît le principe de la responsabilité sans faute de la RATP** en tant que maître d'ouvrage, sur le fondement de la responsabilité du fait des travaux publics. Il appartient désormais à la RATP de démontrer, pour s'exonérer, une faute de la victime ou un cas de force majeure. **Textes appliqués** : Article 2224 du code civil (prescription quinquennale) et principes de la responsabilité sans faute du fait des travaux publics (jurisprudence).
Avocat : RIBIERE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2105880
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a jugé une demande d'indemnisation d'un syndicat de copropriétaires contre la RATP pour des dommages causés par des travaux publics de prolongement de la ligne 14 du métro. Le tribunal a écarté l'irrecevabilité soulevée par la RATP, estimant que le syndicat avait bien qualité à agir en justice. Il a retenu le principe de la responsabilité sans faute de la RATP, maître d'ouvrage, pour les dommages causés aux tiers par les travaux, sur le fondement de la jurisprudence relative à la responsabilité du fait des ouvrages publics.
Avocat : RIBIERE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2411372
**Sujet principal** : Annulation d'un titre exécutoire émis par la commune de Cergy pour frais d'enlèvement d'un dépôt sauvage de déchets imputé à une société. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule le titre exécutoire de 1 000 euros. Il estime que la seule découverte d'une facture émise par la société parmi les déchets ne suffit pas à prouver qu'elle en était le producteur ou le détenteur responsable, constituant ainsi une erreur de fait et d'appréciation de la part de la commune. **Textes appliqués** : Articles L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales (police municipale) et L. 541-2 et L. 541-3 du code de l'environnement (responsabilité du producteur ou détenteur de déchets).
Avocat : LOIRE - HENOCHSBERG