Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603035
**Sujet principal** : Recours d'une enseignante contre le rejet implicite de sa demande de remise gracieuse de trop-perçus de rémunération et contre les titres de perception émis pour leur recouvrement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme **manifestement irrecevable** car l'agent public n'a pas préalablement engagé la procédure de médiation obligatoire requise. **Textes appliqués** : L'article L. 213-11 du Code de justice administrative et le décret n° 2022-433 du 25 mars 2022, qui imposent une tentative de médiation préalable pour les litiges relatifs à la rémunération des agents publics dans certaines académies, dont celle de Lyon.
Avocat : GOUY-PAILLIER
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603869
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus d'entrée sur le territoire français. Le juge a d'abord rappelé que sa saisine sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ne lui permettait pas d'annuler une décision administrative. Ensuite, il a constaté qu'une décision postérieure avait finalement autorisé l'entrée du requérant, rendant sans objet ses demandes subsidiaires de suspension et d'injonction. Aucune condamnation de l'État au titre des frais n'a été prononcée.
Avocat : BISALU
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603949
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir la restitution de son passeport détenu par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, car la requérante, bénéficiaire de la protection subsidiaire, n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale de la part de l'administration. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux titres de voyage des bénéficiaires de protection.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429538
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société SV24 de sa requête en dégrèvement de la contribution sur les revenus locatifs. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est close sans examen du fond de la demande.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536272
Le Tribunal administratif de Paris rejette une requête en excès de pouvoir dirigée contre le procureur général de la Cour des comptes. Le requérant demandait une injonction adressée à cette juridiction financière. Le tribunal estime que la requête est manifestement irrecevable, car il ne dispose d'aucun pouvoir pour enjoindre la Cour des comptes, conformément au code de justice administrative (article R. 222-1).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608299
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant français détenu en Irak visant à enjoindre au ministre des affaires étrangères de procéder à son rapatriement. Le juge a estimé que la juridiction administrative était incompétente pour ordonner une telle mesure, relevant que la décision de rapatrier un ressortissant constitue un acte de gouvernement lié à la conduite des relations internationales de la France. La requête était fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et invoquait une urgence liée aux conditions de détention et à un risque pour la vie du requérant.
Avocat : BAGARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608310
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant français détenu en Irak visant à enjoindre au ministre des affaires étrangères de procéder à son rapatriement. Le juge a estimé que la juridiction administrative était incompétente pour connaître d'une telle demande, considérant que la décision de rapatrier un ressortissant relève de la conduite des relations internationales de l'État, une prérogative gouvernementale. La requête était fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et invoquait des atteintes aux droits fondamentaux, mais le tribunal a jugé que les circonstances exceptionnelles permettant un contrôle juridictionnel, au sens de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, n'étaient pas caractérisées en l'espèce.
Avocat : BAGARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608315
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour le rapatriement d'un ressortissant français détenu en Irak. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé de trois juges). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent. Il estime que la décision de rapatrier un ressortissant détenu à l'étranger relève de la conduite des relations internationales de l'État, un domaine qui échappe en principe au contrôle du juge administratif. Il considère que les circonstances invoquées (conditions de détention, risques) ne constituent pas, en l'espèce, des "circonstances exceptionnelles" au sens de la jurisprudence européenne permettant d'écarter cette règle. **Textes appliqués** : Article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté) ; jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme du 14 septembre 2022 sur les circonstances exceptionnelles.
Avocat : BAGARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608317
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour ordonner le rapatriement d'un ressortissant français détenu en Irak. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé de trois juges). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent pour enjoindre au ministre des affaires étrangères de procéder au rapatriement. Il estime que cette mesure relève de la conduite des relations internationales de l'État, un domaine qui échappe au contrôle du juge administratif, et qu'aucune circonstance exceptionnelle ne justifie de déroger à ce principe. **Textes appliqués** : Article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté) ; jurisprudence du Conseil d'État sur l'incompétence du juge administratif pour les actes de gouvernement liés aux relations internationales.
Avocat : BAGARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608320
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant français détenu en Irak visant à enjoindre au ministre des Affaires étrangères de procéder à son rapatriement. Le juge a estimé que la juridiction administrative était incompétente pour connaître d'une telle demande, considérant que la décision de rapatrier un ressortissant relève de la conduite des relations internationales de l'État, une prérogative souveraine non susceptible de recours pour excès de pouvoir. La décision s'appuie sur la jurisprudence administrative et européenne, notamment l'arrêt de la CEDH du 14 septembre 2022, sans retenir l'existence de circonstances exceptionnelles justifiant une ingérence du juge.
Avocat : BAGARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608459
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait une injonction contre le Centre national de gestion pour obtenir une attestation employeur. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige, concernant une directrice de la fonction publique hospitalière, relevait du tribunal administratif de Pau, lieu de sa dernière affectation dans les Pyrénées-Atlantiques. La décision s'appuie sur les articles R. 312-12 du code de justice administrative pour la compétence et les articles L. 522-3 et R. 522-8-1 du même code pour le rejet de la demande.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608898
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui demandait l'injonction de délivrer sa carte mobilité inclusion portant la mention « priorité ». Le juge estime que le litige relève manifestement du contentieux de la sécurité sociale et donc de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire, conformément aux articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. L'ordonnance est rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la demande étant jugée irrecevable pour incompétence du juge administratif.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210788
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la SAS Auchan Hypermarché de sa requête en décharge d'impôts locaux. Ce désistement est prononcé car la société n'a pas répondu à l'invitation du président de la formation de jugement à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La procédure est donc close sans examen du fond de la demande initiale.
Avocat : CABINET FIDAL DIRECTION INTERNATIONALE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305230
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant, M. B..., qui demandait le paiement de reliquats de rémunération par l'État. Ce désistement est la conséquence du non-respect par le requérant d'une injonction de la présidente de la formation de jugement, prise en application de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, lui enjoignant de produire un mémoire récapitulatif dans un délai d'un mois. Faute d'avoir donné suite à cette invitation dans le délai imparti, le requérant est réputé s'être désisté de ses conclusions, ce dont le tribunal constate les effets sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402190
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de l'agent public concernant ses demandes en paiement d'une indemnité et en communication de documents. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond de l'affaire. La juridiction condamne néanmoins la requérante à verser 500 euros à la commune en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BRG AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405778
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant. Le sujet principal est le rejet d'une requête en annulation d'un refus d'entrée sur le territoire et d'une mesure de placement en zone d'attente, en raison de l'inaction du conseil du requérant. La juridiction a appliqué les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, considérant que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions par voie électronique et n'ayant pas répondu dans le délai imparti, était réputé s'être désisté.
Avocat : BERTE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409207
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants dans leur recours en excès de pouvoir. L'affaire concernait le refus implicite d'un hôpital de communiquer le dossier médical d'un enfant mineur à ses parents. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond.
Avocat : HOUDART ET ASSOCIES SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410627
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a été saisi d'une requête concernant le refus implicite de délivrance d'une carte de résident. Le requérant s'étant désisté de ses principales conclusions, le tribunal a donné acte de ce désistement et a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, celle-ci lui ayant déjà été accordée. Il a condamné l'État à verser à l'avocat du requérant la somme de 1 000 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SIRAN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2503838
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B... demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour et une injonction au préfet. Cette décision fait suite à la délivrance, postérieure à l'introduction du recours, d'une carte de séjour pluriannuelle au requérant, ce qui rend ses conclusions sans objet. Le tribunal rejette également la demande de condamnation de l'État à verser une somme au conseil, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2509193
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme A... visant à obtenir communication de documents administratifs relatifs à son frère décédé en détention. Le tribunal estime que les moyens soulevés, qui critiquent uniquement les irrégularités de l'avis de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), sont inopérants pour contester la légalité du refus de communication de l'administration. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes ne comportant que des moyens inopérants.