Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602605
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet de la Sarthe visant à expulser M. A... d'un logement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité publique requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étaient pas caractérisées, malgré la fin du droit au séjour de l'intéressé. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : THULLIER
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602607
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande du préfet de la Loire-Atlantique visant à modifier une précédente ordonnance pour ordonner l'expulsion d'un débouté du droit d'asile d'un centre d'accueil (CADA). Le juge estime que le préfet n'apporte pas la preuve d'un élément nouveau, tel que requis par l'article L. 521-4 du code de justice administrative, justifiant une modification de la décision antérieure. La requête est donc jugée irrecevable.
Avocat : RENAUD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602635
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet de la Vendée d'expulser une famille du centre d'accueil pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, compte tenu de la présence d'enfants mineurs scolarisés et de la vulnérabilité de la famille. La décision s'appuie également sur les articles L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BEARNAIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602855
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un couple de demandeurs d'asile d'un logement dédié à l'hébergement. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'absence de contestation sérieuse étaient remplies, compte tenu du rejet définitif de leur demande d'asile et de la saturation du dispositif d'accueil. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600176
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... B... visant à obtenir des mesures utiles contre un syndic de copropriété. Le juge a estimé que ce litige de droit privé ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative. La décision s'appuie sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant le rejet d'une demande lorsque son incompétence est manifeste.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600755
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante tunisienne visant à enjoindre au préfet de lui communiquer l'état d'avancement de son dossier de titre de séjour. Le juge constate que, la demande ayant été déposée depuis plus de quatre mois sans réponse, elle est réputée avoir fait l'objet d'une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision de rejet et ne peut être ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601218
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a constaté que la demande de renouvellement de titre de séjour, déposée depuis plus de quatre mois, avait donné naissance à une décision implicite de rejet en vertu des articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. Ordonner la mesure sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2600031
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a été saisi par un prestataire demandant le paiement d'une facture et d'intérêts moratoires par la commune de Papeete. Le juge a constaté qu'un mandat de paiement avait déjà été émis et exécuté avant l'ordonnance, rendant la demande de provision sans objet. Il a également rejeté la demande d'intérêts moratoires, au motif que l'article LP 411-23 du code polynésien des marchés publics les exclut pour les communes de Polynésie française.
Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602132
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en référé d'une étudiante tunisienne demandant l'injonction au préfet de statuer sur sa demande d'autorisation provisoire de séjour pour recherche d'emploi. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le délai de quatre-vingt-dix jours pour une décision implicite de rejet, prévu par l'article R. 422-12 du CESEDA, n'était pas encore expiré au moment de la requête. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux délais de décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600643
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... C... visant à enjoindre l'AP-HM de débloquer ses accès à une plateforme de candidature. Le juge a estimé que la requérante n'avait pas établi le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour prononcer une mesure utile. La demande a donc été jugée irrecevable sur ce point sans examen du bien-fondé de la situation au principal.
Avocat : NOÛS AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602597
Le Tribunal Administratif de Marseille donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. C..., qui retirait sa demande d'injonction contre le préfet des Bouches-du-Rhône visant à obtenir un document provisoire de séjour autorisant le travail. La procédure de référé-liberté engagée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative est ainsi close. L'ordonnance met fin à l'instance sans examen du fond.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602695
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé à une ressortissante sénégalaise ayant sollicité une carte de séjour temporaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la requérante ayant déposé un dossier complet et son précédent titre étant expiré, et que la mesure était utile. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : VINCENSINI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602715
**Sujet principal** : Demande d'injonction pour la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction suite à une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la requête. Il enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de mettre à disposition de la requérante une attestation de prolongation d'instruction dans un délai de dix jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard en cas d'inexécution, et condamne l'État à payer 1 500 euros au titre des frais non compris dans les dépens. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) et les articles R. 431-2 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (procédure de demande dématérialisée et obligation de délivrer une attestation de prolongation).
Avocat : ABDOULAYE YOUNSA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307507
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme A... qui contestait deux titres de perception. Cette décision fait suite à la régularisation intervenue par l'administration, qui a émis des titres d'annulation partielle après avoir reconnu que le garage, non réalisé, ne devait pas être taxé. Le tribunal fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence d'objet du litige après un acte de l'administration satisfaisant les demandes du requérant.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2400875
Sujet principal : Demande de remboursement d'un crédit d'impôt pour investissement en Corse (article 244 quater E du CGI) au titre d'un appartement acquis pour une activité de para-hôtellerie. Juridiction : Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la demande de remboursement. Il considère que l'investissement, situé dans une résidence de vacances proposant des logements meublés en location saisonnière avec services, relève de l'activité de "gestion et location de meublés de tourisme" expressément exclue du bénéfice du crédit d'impôt par l'article 244 quater E du code général des impôts. Textes appliqués : Article 244 quater E du code général des impôts et article L. 324-1-1 du code du tourisme pour la qualification de meublé de tourisme.
Avocat : LEBLIC MAXIMILIEN
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303658
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société GA 21, qui contestait des rappels de TVA et des pénalités pour avoir appliqué le régime de la marge bénéficiaire à des achats de véhicules d'occasion. La juridiction a estimé que la société ne pouvait ignorer les irrégularités de ses fournisseurs, notamment l'existence d'un système de double facturation, ce qui l'empêchait de bénéficier de ce régime fiscal. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et de la directive 2006/112/CE relative au système commun de TVA.
Avocat : LAHORGUE JEAN-PHILIPPE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600946
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant des décisions d'inscription et de radiation sur une liste électorale. Le tribunal a jugé que ce litige, relevant des articles L. 18 à L. 20 du code électoral, était de la compétence exclusive du tribunal judiciaire et non de la juridiction administrative. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable pour incompétence, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600974
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... A... visant à contester la validité d'une liste électorale. Le juge a estimé que cette demande, qualifiée de protestation électorale, était prématurée. La décision s'appuie sur l'article L. 248 du code électoral, qui régit le contentieux des opérations électorales, et l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatif au rejet des requêtes irrecevables.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506537
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour déterminer la date de consolidation et évaluer les préjudices de Mme B..., victime d'un accident de service. Cette mesure, sollicitée en vue d'une action indemnitaire contre son employeur, a été jugée utile par le juge sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La décision précise que l'expertise ne préjuge pas de la responsabilité de l'administration.
Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600811
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande de M. A... visant à obtenir un appartement social autonome. Le juge rappelle que sa compétence, fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, se limite à ordonner l'exécution de la décision de la commission de médiation, qui avait reconnu le requérant prioritaire pour un accueil en structure d'hébergement et non pour un logement social. La contestation de cette décision de la commission est jugée tardive, et le requérant est invité à présenter une nouvelle demande à cette instance s'il estime que sa situation justifie désormais une priorité pour un logement.