Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... B... visant à obtenir des mesures utiles contre un syndic de copropriété. Le juge a estimé que ce litige de droit privé ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative. La décision s'appuie sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant le rejet d'une demande lorsque son incompétence est manifeste.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 janvier 2026, Mme A... B... a saisi le tribunal d’un litige qui l’oppose à un syndic de copropriété.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal, a désigné M. Thobaty, vice-président, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
Sur la requête en référé mesures utiles :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ». Aux termes de son article L. 522-3 : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».
La requête qui s’inscrit dans le cadre d’un litige qui l’oppose à un syndic de copropriété. ne ressortit pas à la compétence de la juridiction administrative et doit être rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative .
O R D O N N E:
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... .
Fait à Nice, le 9 mars 2026.
Le juge des référés,
signé
G. Thobaty
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,