Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602426

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune du Pont de Beauvoisin en désignant un expert pour évaluer un bâtiment menaçant ruine. La juridiction a ordonné une expertise d'urgence, conformément à l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de constater l'état de l'immeuble et de proposer des mesures pour mettre fin au péril imminent. La mission de l'expert, qui doit être réalisée dans un délai de 24 heures, vise à assurer la sécurité publique et des occupants.

6 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2401858

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 5 000 € présentée par une ressortissante malienne sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La requérante sollicitait cette indemnisation pour les préjudices liés au refus puis au délai de délivrance d'un visa de long séjour pour rejoindre son père réfugié en France. Le juge a estimé que les conditions de gravité et d'urgence nécessaires pour accorder une provision n'étaient pas caractérisées en l'espèce, tout en laissant ouverte la possibilité d'une action au fond pour la réparation intégrale des préjudices allégués.

Avocat : MALABRE

6 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601004

Sujet principal : Demande d'injonction à la préfecture pour obtenir un rendez-vous ou un récépissé en vue du renouvellement d'un titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (juge des référés). Solution retenue : Non-lieu à statuer, car l'administration a, après l'introduction de la requête, convoqué la requérante à un rendez-vous, rendant sa demande sans objet. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles").

6 mars 2026
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601598

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de M. A... visant à obtenir l'ordonnance d'un hébergement d'urgence. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet préalablement rendue par la commission de médiation du droit au logement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives à cette commission.

6 mars 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601630

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d’une ressortissante tunisienne visant à enjoindre au préfet de lui délivrer immédiatement un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, requise par l’article L. 521-2 du code de justice administrative, n’était pas caractérisée, notamment en l’absence de preuve que l’erreur d’adressage du document était imputable à l’administration. La requête a été rejetée selon la procédure de l’article L. 522-3 du même code, sans instruction ni audience, la demanderice conservant la possibilité de saisir le juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-3.

Avocat : BERNARD

6 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601913

**Sujet principal** : Demande d'injonction pour la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction suite à une demande de renouvellement de titre de séjour déposée par voie dématérialisée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés fait droit à la requête. Il enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de mettre à la disposition de la requérante, dans un délai de dix jours, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement, sauf à statuer sur le fond de la demande dans ce même délai, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (mesure utile en cas d'urgence) et les articles R. 431-2 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (procédure dématérialisée et obligation de délivrer une attestation de prolongation).

Avocat : MICHEL-BECHET

6 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601922

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) par une bénéficiaire de la protection subsidiaire, confrontée à l'impossibilité de déposer en ligne sa demande de carte de séjour via la procédure ANEF. Le juge a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de mettre en œuvre la solution de substitution prévue à l'article R. 431-2 du CESEDA et de convoquer la requérante pour le dépôt de sa demande dans un délai de huit jours, sous astreinte. La décision s'appuie sur le constat d'une carence de l'administration dans l'organisation du service public, créant une situation d'urgence justifiant l'intervention du juge des référés.

Avocat : MICHEL-BECHET

6 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602409

**Sujet principal** : Demande d'un ressortissant algérien en référé pour enjoindre au préfet d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut (étudiant vers salarié) et de lui délivrer un récépissé. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures utiles), va très probablement faire droit à la demande. Il considère que le dossier, déposé par voie postale conformément aux instructions préfectorales, est complet depuis le 23 octobre 2025. Face au silence de l'administration et en l'absence de contestation sur la complétude du dossier par le préfet, une injonction de procéder à l'enregistrement et à la délivrance d'un document provisoire est justifiée pour prévenir une décision implicite de rejet à l'issue du délai de quatre mois. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 du code de justice administrative ; articles L. 421-1, R. 431-2, R. 431-3, R. 431-11, R.

6 mars 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600775

Le Tribunal Administratif de Caen rejette la demande d'annulation du refus d'enregistrement d'une liste aux élections municipales de Cherbourg-en-Cotentin. Le juge estime que le préfet de la Manche a légalement refusé l'enregistrement en constatant que la mention manuscrite de consentement exigée par l'article L. 265 du code électoral n'avait pas été rédigée par certains candidats eux-mêmes. Les autres moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, etc.) sont également écartés.

6 mars 2026• 2ème chambre
TA21Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600480

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant un refus d'aide juridictionnelle. Le juge a estimé que le tribunal administratif n'était pas compétent pour connaître de ce litige. En effet, conformément à l'article 23 de la loi du 10 juillet 1991 et à l'article 72 du décret du 28 décembre 2020, le recours contre une telle décision du bureau d'aide juridictionnelle, pour une affaire relevant du tribunal administratif, relève exclusivement du président de la cour administrative d'appel compétente.

6 mars 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2403955

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... qui contestait un indu de 616 euros sur son allocation de logement familiale (ALF). Le tribunal a jugé que la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) avait correctement calculé l'indu en prenant en compte l'ensemble des ressources du requérant, y compris ses revenus d'auto-entrepreneur, conformément aux articles L. 823-1 et R. 822-4 du code de la construction et de l'habitation. La décision de rejet du recours administratif préalable par le directeur de la CAF est donc confirmée.

6 mars 2026• Cellule juge unique
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2406394

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de remise gracieuse du solde d'un indu de RSA. La requérante, qui invoquait des difficultés personnelles, avait omis de déclarer des séjours à l'étranger dépassant trois mois et des ressources salariales partielles, ce qui constitue une abstention fautive. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives aux conditions de résidence et de déclaration pour le RSA, estimant que ces manquements ne permettaient pas de reconnaître sa bonne foi.

6 mars 2026• Cellule juge unique
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2407836

Le Tribunal administratif de Toulouse donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., dans le cadre d'un litige portant sur le refus implicite d'une commune de rembourser une somme d'argent. La procédure prend fin à la suite d'un accord entre les parties, sans examen du fond de l'affaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui autorise à donner acte d'un désistement.

Avocat : VACARIE - DUVERNEUIL

6 mars 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2310497

**Sujet principal** : Contestation de l'assujettissement d'un hôtel à la taxe francilienne sur les locaux commerciaux et de stockage (article 231 ter du CGI). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société SNC INVEST HOTEL CHAVILLE. Il juge que les chambres d'hôtel, en tant que locaux destinés à accueillir une clientèle pour des prestations commerciales, entrent bien dans la catégorie des "locaux commerciaux" imposables, et que leurs surfaces de stationnement annexes sont également taxables. **Textes appliqués** : L'article 231 ter du code général des impôts (CGI), définissant les locaux commerciaux et les conditions d'exonération.

Avocat : TZA AVOCATS

6 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2307568

**Sujet principal** : Contestation par un contribuable de la taxation d'une plus-value immobilière suite à la cession de lots issus d'un héritage, portant sur la détermination du prix d'acquisition et du prix de vente. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'administration fiscale a correctement déterminé le prix d'acquisition des biens en appliquant la méthode des millièmes de copropriété à la valeur vénale de l'immeuble hérité, conformément aux articles 150 VB et 74 SD de l'annexe II du code général des impôts. Le tribunal écarte également le moyen relatif à une déduction du prix de vente pour le mobilier. **Textes appliqués** : Articles 150 U, 150 VA et 150 VB du code général des impôts (CGI), ainsi que l'article 74 SD de son annexe II.

Avocat : MICHEL-ANGE

6 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2305597

La décision concerne un recours en plein contentieux portant sur la contestation de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et taxes additionnelles pour l'année 2022. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de la société SARL GESTION 3 HOTELS, qui sollicitait une réduction de son imposition. Le tribunal estime que les méthodes de détermination de la valeur locative non révisée au 1er janvier 2017, invoquées par la requérante par comparaison avec des locaux-types d'autres communes, ne sont pas applicables en l'espèce. La décision s'appuie principalement sur les articles 1518 A quinquies, 1518 E et 1498 du code général des impôts, relatifs aux règles d'évaluation des bases des impôts locaux.

Avocat : TZA AVOCATS

6 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2304093

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS DOM'HESTIA PROMOTION, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021. La juridiction a jugé que les travaux de démolition partielle engagés sur les immeubles ne les avaient pas rendus impropres à toute utilisation au 1er janvier 2021, date de référence pour l'imposition. Elle a donc appliqué les articles 1380 et 1415 du code général des impôts pour confirmer le maintien du caractère de propriété bâtie et le principe de l'imposition.

Avocat : SELARL COUZINEAU AVOCAT

6 mars 2026• 5ème Chambre
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2306505

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête principale de la société AXA France IARD. Cette décision fait suite à la décharge administrative prononcée par l'administration fiscale après l'introduction du recours, rendant la demande de décharge d'un supplément de cotisation sans objet. Le tribunal rejette également la demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en s'appuyant sur les articles R. 222-1 du même code.

6 mars 2026
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2404116

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation d'une décision de la CAF du Var n'accordant qu'une remise partielle de dette. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi de la requérante, celle-ci n'avait pas apporté d'éléments suffisants pour établir une situation de précarité justifiant une remise totale de l'indu d'aide au logement. La décision s'appuie sur les principes gouvernant la remise gracieuse des indus et les dispositions du code de la construction et de l'habitation ainsi que du code de la sécurité sociale.

6 mars 2026• 1ère Chambre - Juge Unique
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2404049

Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de M. D... visant à obtenir la réévaluation de ses droits à l'APL pour une période antérieure. Le tribunal retient la fin de non-recevoir opposée par la caisse d'allocations familiales, considérant que le recours administratif préalable obligatoire (RAPO) n'a pas été formé dans le délai de deux mois prévu à l'article R. 142-1 du code de la sécurité sociale à compter de la notification de la décision litigieuse du 19 janvier 2021. La juridiction estime ainsi que la requête est irrecevable pour tardiveté.

Avocat : PASQUALI-CERNY

6 mars 2026• 1ère Chambre - Juge Unique