Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603703
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D... F..., qui contestait un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers le Portugal au titre du règlement Dublin III. La juridiction a estimé que la signature de l'arrêté était régulière et que l'entretien individuel, prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, avait été conduit dans des conditions conformes, notamment en termes de confidentialité et de qualification de l'agent. Le tribunal a ainsi jugé que les moyens soulevés, y compris ceux fondés sur la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas établis.
Avocat : TSANGA NDOMO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603705
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII, considérant qu'elle était entachée d'erreur de droit et d'un défaut d'examen de la situation de vulnérabilité du requérant, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de rétablir rétroactivement ces conditions d'accueil.
Avocat : SMATI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604022
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'urgence du refus de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge des référés estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La demande est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, conformément à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : THOUMINE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604049
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Pajarola visant à annuler la procédure de passation d'un marché public de transport de produits de la pêche par la CCI de la Vendée. Le juge estime que les griefs tirés d'une prétendue dénaturation de l'offre de la requérante lors de l'examen des sous-critères techniques et d'une irrégularité dans la méthode de notation ne sont pas fondés. La décision est rendue en application des articles L. 551-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de la commande publique.
Avocat : BOISSET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604124
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur le non-respect du délai de 90 jours pour solliciter l'asile (article L. 551-15 du CESEDA), était entaché d'un défaut d'examen de la situation de vulnérabilité du requérant, pourtant exigé par les articles L. 522-1 à L. 522-3 du même code. L'OFII est enjoint de réexaminer la situation du demandeur dans un délai de cinq jours.
Avocat : SARL ALTG19
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604131
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers la Roumanie pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté contesté était suffisamment motivé, car il mentionnait expressément le règlement (UE) n°604/2013 et exposait les faits justifiant la responsabilité de la Roumanie, notamment la détention d'un visa roumain valide. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement Dublin III.
Avocat : SMATI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604232
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F... B... visant à annuler une interdiction de retour sur le territoire français (IRT) de quatre ans prononcée par le préfet de la Sarthe. Le tribunal a jugé irrecevable sa première requête pour défaut d'exposé des moyens, et a rejeté le fond de sa seconde requête, considérant que l'arrêté était légal. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BENGONO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604967
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus de visa de long séjour de retour en France pour un enfant. Le juge constate que la décision attaquée est devenue sans objet, l'administration ayant donné instruction de délivrer le visa sollicité. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de suspension et d'injonction, mais il met à la charge de l'État une somme de 550 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SARL ALTG19
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306854
Sujet principal : Désistement d'une requête contestant un ajournement de demande de naturalisation. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (formation d'ordonnance). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à la procédure. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant au président du tribunal de donner acte des désistements.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310587
Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement pur et simple de la société SMA SA, qui met fin à l'instance. La juridiction rejette les demandes subsidiaires des autres parties, notamment concernant la garantie et la condamnation aux frais. Chaque partie supporte ses propres frais, en application des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL CLAIRE LIVORY AVOCAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2504130
Le Tribunal administratif de Nantes statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir concernant le retrait d'une carte de résident. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales d'annulation et d'injonction, le juge donne acte de ce désistement et rejette le surplus des conclusions, y compris la demande de condamnation de l'État aux frais non compris dans les dépens. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BOURGEOIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2513448
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de l'association requérante. Le sujet principal est le rejet d'une requête contestant une facture d'électricité communale, en raison de l'absence de réaction de l'association à une mise en demeure de la juridiction. La solution retenue est la constatation d'un désistement implicite, appliquant les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative relatifs à la procédure de confirmation du maintien des conclusions.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602242
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus de titre de séjour et d'injonction d'en délivrer un, présentée par une mère d'enfant français. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés **rejette la demande de suspension**. Il estime que la requérante, qui a agi près d'un an après la décision contestée, ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, faute d'avoir justifié de manière étayée de l'incidence immédiate du refus sur sa situation économique et celle de ses enfants. **Textes appliqués** : L'examen est conduit sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatif au référé-suspension.
Avocat : LE GALL
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404219
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en juge unique, a rejeté la requête d'un détenu demandant réparation pour trois fouilles intégrales subies en détention. La juridiction a estimé que ces mesures, ordonnées par le chef d'établissement, étaient justifiées par le profil pénal et pénitentiaire du requérant ainsi que par le contexte sécuritaire, et ne constituaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire (articles L. 225-1 et suivants et R. 225-1 et suivants) relatives aux fouilles.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404459
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu suite à deux fouilles intégrales subies en juin 2023. Le tribunal a estimé que ces fouilles, ordonnées par le chef d'établissement, étaient justifiées par les nécessités de sécurité et de bon ordre au sein du centre de détention, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. Il a jugé qu'elles ne constituaient ni une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, ni un traitement dégradant au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404762
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu estimant avoir subi un préjudice du fait de cinq fouilles intégrales. Le juge a considéré que ces fouilles, ordonnées dans le cadre d'un régime dérogatoire justifié par le profil pénal et pénitentiaire du requérant, respectaient les conditions légales de nécessité et de proportionnalité. La décision s'appuie sur les articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire et sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans constater de faute de nature à engager la responsabilité de l'État.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404964
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a été saisi par un EHPAD pour ordonner une expertise concernant de nombreux désordres (infiltrations, malfaçons) affectant son bâtiment neuf. Le juge a ordonné l'expertise demandée, considérant qu'elle était nécessaire pour établir les faits et déterminer les responsabilités dans ce litige complexe de construction publique. Cette mesure d'instruction a été prise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : AARPI GALLICA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501544
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'annulation du rejet d'une aide du Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL). Le requérant contestait le refus d'une aide de 819,56 euros pour un impayé de loyer. Le tribunal a jugé que les conditions d'octroi, définies par le règlement intérieur départemental du Cher, n'étaient pas remplies, en application de la loi du 31 mai 1990 et du décret du 2 mars 2005 relatifs au droit au logement.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501880
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... A... qui contestait le refus implicite du ministre de l'Intérieur de créditer six points supplémentaires sur son permis de conduire suite à trois stages de sensibilisation à la sécurité routière. Le juge a jugé que les demandes de la requérante n'étaient pas fondées en droit. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la route, notamment les articles L. 223-1 et L. 223-6, qui régissent le régime du permis à points et les conditions de récupération de points.
Avocat : CABINET STRATEM AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502056
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, rejette la requête de M. D... E... visant à annuler la décision de récupération d'un RSA indûment perçu et la demande de remise gracieuse. La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 412-3 du code des relations entre le public et l'administration et L. 114-10 du code de la sécurité sociale, ne sont pas fondés. Elle considère que la procédure de recouvrement de l'indu de 8 052 euros et des frais de gestion associés est régulière.