965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
266 517
Avec résumé IA
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre une décision ministérielle constatant l'invalidité d'un permis de conduire pour solde de points nul. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la décision attaquée est suffisamment motivée, que l'absence de notification des retraits de points antérieurs n'affecte pas la légalité de la constatation de l'invalidité, et que la réalité des infractions est établie par l'émission des titres exécutoires d'amendes forfaitaires majorées. **Textes appliqués** : Code de la route (notamment articles L. 223-1, L. 223-3, L. 225-1) et Code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2 et L. 211-5).
Avocat : CABINET LACOUR AVOCATS
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus préfectoral d'échanger son permis de conduire marocain contre un permis français. Le juge a constaté que la demande, déposée en novembre 2023, était tardive car le délai d'un an, prévu par l'article 4 de l'arrêté du 12 janvier 2012, avait expiré après le 20 octobre 2023, date de début de validité de son premier titre de séjour. Les circonstances personnelles et professionnelles invoquées par le requérant ne pouvaient remettre en cause cette irrégularité de délai.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la demande de Mme B... visant à annuler le refus de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le juge a estimé que l'état de santé de la requérante ne remplissait pas les critères stricts de l'arrêté du 3 janvier 2017, pris en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, nécessaires pour justifier une réduction importante et durable de la mobilité pédestre. En sa qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a procédé à un examen de fond des droits de l'intéressée, concluant à l'absence de droit à l'attribution de la carte.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. B... visant à annuler la décision constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul et les retraits de points afférents. Le tribunal a jugé que la réalité des cinq infractions était légalement établie par le paiement des amendes forfaitaires ou l'émission des titres exécutoires, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route, et que le défaut de notification individuelle des retraits de points ne rendait pas la procédure irrégulière. Il a également écarté le moyen tiré de l'absence d'information préalable obligatoire.
Avocat : WECKERLIN
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé la décision d'invalidation du permis de conduire de M. B... ainsi que les retraits de points associés. Le juge a retenu que l'administration n'avait pas apporté la preuve d'une notification régulière des décisions de retrait de points, notamment la lettre 48N, comme l'exigent les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Cette carence probatoire, couplée à la reconnaissance par La Poste de problèmes de distribution, a conduit à l'annulation pour vice de procédure.
Avocat : GIROT-MARC
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette la requête de M. A... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et les décisions de retrait de points associées. Le juge estime que la réalité des infractions est légalement établie par le paiement des amendes forfaitaires ou l'émission des titres exécutoires, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. Il écarte également le moyen tiré d'un défaut de notification des retraits, considérant que cette formalité n'affecte pas la régularité de la procédure de retrait elle-même.
Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette la requête de M. B... qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour huit mois. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et les vices de procédure, considérant que la décision est régulière. La juridiction s'est fondée sur les dispositions du code de la route et du code des relations entre le public et l'administration pour statuer.
Avocat : GUYON
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus préfectoral d'échanger son permis de conduire mauricien contre un permis français. Le juge a considéré que l'autorité administrative, en s'appuyant sur un rapport d'expertise, était fondée à refuser l'échange en raison d'éléments matériels démontrant une falsification du permis présenté. La décision s'appuie sur les dispositions de l'arrêté du 12 janvier 2012 et du code de la route, qui subordonnent l'échange à la vérification incontestable de l'authenticité du titre étranger.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a jugé le recours irrecevable car tardif, considérant que la décision contestée (48SI) avait été régulièrement notifiée par lettre recommandée en décembre 2021, ce qui faisait courir le délai de recours. La juridiction a appliqué l'article R. 421-1 du code de justice administrative relatif aux délais de saisine.
Avocat : CABINET LACOUR AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. A... visant l'annulation du refus d'échanger son permis de conduire algérien (catégories D et DE). La juridiction a jugé que le requérant, de nationalité française, n'apportait pas la preuve probante d'avoir transféré sa résidence normale en Algérie lors de l'obtention de ce permis, condition exigée par l'article 4 de l'arrêté du 12 janvier 2012. En conséquence, le préfet de Loire-Atlantique a légalement refusé l'échange.
Avocat : BLANC
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé la décision de la préfète de l'Isère limitant à un an la durée d'un titre de séjour. Le juge a estimé que l'attestation de décision favorable notifiée au requérant constituait une décision créatrice de droits, qui ne pouvait être retirée sans motif de légalité. Il a enjoint à l'administration de délivrer un titre pluriannuel valable jusqu'au 12 mai 2027, en application de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : GHANASSIA
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral de septembre 2025. Le tribunal a jugé que le retrait de sa carte de résident de dix ans, obtenue sur le fondement de l'article L. 426-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, était légal, considérant que l'administration disposait d'un pouvoir général de retrait pour un acte entaché de fraude. Il a également estimé que les autres mesures (obligation de quitter le territoire et interdiction de retour) étaient justifiées et que les moyens invoqués, y compris ceux relatifs à l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés.
Avocat : TERRASSON
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête d'un ressortissant pakistanais demandant l'annulation de son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de la désignation du Pakistan comme pays de renvoi. Le juge estime que le moyen tiré de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, invoquant un risque en cas de retour, est inopérant contre l'OQTF et que le requérant n'apporte pas d'éléments probants étayant ce risque. La décision de la préfète de la Savoie, prise sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, est donc confirmée.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence du signataire et du défaut de motivation. La décision s'appuie principalement sur les dispositions des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal estime que le signataire de l'arrêté était compétent, que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant (article 8 de la CEDH), et que la désignation du Kosovo comme pays de renvoi est conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DJINDEREDJIAN
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 3 décembre 2025 qui lui refuse un titre de séjour et lui ordonne de quitter le territoire français. La juridiction estime que la décision, prise par un secrétaire général dûment habilité, est suffisamment motivée et ne méconnaît pas les dispositions invoquées, notamment l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu du rejet définitif de sa demande d'asile. Le tribunal applique le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les conventions internationales pertinentes.
Avocat : PIEROT
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, car l'intéressé, entré et séjournant irrégulièrement, relevait bien des cas prévus par les articles L. 611-1 et L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a également estimé que le refus d'un délai de départ volontaire, fondé sur un risque de soustraction, était justifié au regard des dispositions de l'article L. 612-3 du même code, sans méconnaissance de l'article 8 de la CEDH.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision, prise par un directeur de cabinet dûment habilité, était régulière, suffisamment motivée et ne présentait pas d'erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle de la requérante. Les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 613-1) ont été appliquées.
Avocat : SELARL ALBAN COSTA
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté une demande de suspension en référé-liberté visant deux arrêtés municipaux restreignant la circulation des poids lourds. Les sociétés requérantes n'ont pas démontré l'urgence caractérisée par une atteinte grave et immédiate à une liberté fondamentale, ni établi de doute sérieux sur la légalité de l'arrêté du 20 janvier 2026, qui était justifié par l'état des voiries. La demande concernant l'arrêté antérieur a été jugée tardive.
Avocat : AKLEA SOCIETE D'AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné une demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une carte de séjour "vie privée et familiale". Le juge a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle du requérant mais a rejeté la demande de suspension de la décision préfectorale. Il a estimé que la condition d'urgence n'était plus remplie, l'intéressé ayant reçu une attestation de prolongation d'instruction lui permettant de séjourner et de travailler légalement en attendant l'examen de sa demande au fond. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : GILBERT