Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602995
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière et d'interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la motivation de l'arrêté préfectoral était suffisante, notamment au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'un examen sérieux de la situation de l'intéressé avait été opéré. Le tribunal a également écarté le moyen tiré d'une méconnaissance du droit d'être entendu, relevant que le requérant avait été interrogé par la police nationale avant la notification de la mesure.
Avocat : HUARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603004
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant marocain, ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En revanche, il a accordé à titre provisoire le bénéfice de l'aide juridictionnelle au requérant.
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603037
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de deux ressortissants géorgiens demandant l'annulation d'arrêtés de reconduite à la frontière vers l'Autriche. La juridiction a jugé que la procédure de détermination de l'État responsable de l'examen de leur demande d'asile, fondée sur le règlement Dublin III (UE n° 604/2013), était régulière, notamment au regard de l'accord explicite et rapide des autorités autrichiennes. Le tribunal a toutefois prononcé leur admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Avocat : ALBERTIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603071
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande de suspension en référé d'un refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante disposait d'un récépissé valable jusqu'en juin 2026, ce qui lui assurait une situation régulière et lui permettait de poursuivre son apprentissage. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : KUMMER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603110
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le fond de ces demandes, la préfète ayant délivré une carte de séjour pluriannuelle au requérant après l'introduction du recours. Le tribunal a admis le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire et a mis à la charge de l'État une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, considérant que la décision administrative est intervenue à la suite de la requête.
Avocat : PORET
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603133
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus implicite de l'OFII de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la cessation initiale de ces conditions, fondée sur le non-respect des exigences des autorités dans le cadre de la procédure Dublin, était légale au regard des articles L. 551-16 et L. 573-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la demande de rétablissement était infondée.
Avocat : PORET
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307904
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la SNC Bellecote de sa requête en annulation d'un refus de permis de construire. Il donne également acte du désistement de la commune de La Plagne-Tarentaise de ses conclusions indemnitaires. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'habilite à constater les désistements.
Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404939
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante, Mme A..., qui n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée. Le juge applique l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, qui prévoit qu'à défaut de confirmation dans le délai imparti, le requérant est réputé s'être désisté. Par conséquent, il n'est pas statué sur le fond de sa demande, qui portait sur l'annulation du refus implicite de titre de séjour et l'injonction d'en délivrer un.
Avocat : DEME
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600575
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus de reconnaissance d'un accident de service. Le juge estime que les troubles psychologiques allégués, liés à un contexte de travail dégradé culminant avec une pétition, ne constituent pas un accident survenu à une date certaine mais relèvent du régime des maladies professionnelles (article L. 822-10 du code général de la fonction publique). La requête est rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, ses moyens étant jugés manifestement insusceptibles de la soutenir.
Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600840
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme A... qui contestait un titre de perception réclamant le remboursement d'un indu de rémunération. Le juge estime que le seul moyen soulevé, tiré d'une prétendue insuffisance dans l'indication des bases de liquidation de la dette, constitue un moyen de légalité externe manifestement infondé. La décision est prise par ordonnance en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes ne présentant pas de sérieux moyens.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601769
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... visant à annuler la délibération approuvant le PLUI HMB du Grand Annecy. Le tribunal constate que la requête, introduite par voie d'excès de pouvoir, était manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, le requérant n'a pas produit le document dans le délai imparti, justifiant le rejet par ordonnance en application des articles R. 222-1 et R. 612-1 du même code.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603263
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a déclaré incompétent pour connaître d'un recours contre une décision d'attribution de l'Allocation aux adultes handicapés (AAH). Le juge administratif a estimé que ce contentieux, relevant du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles, est de la compétence exclusive du tribunal judiciaire. En conséquence, il a rejeté la requête et a ordonné sa transmission au pôle social du tribunal judiciaire de Vienne.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2301856
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de la propriétaire visant à annuler l'arrêté préfectoral déclarant son logement insalubre. La juridiction estime que le local, d'une surface habitable inférieure à 10 m² et dépourvu d'une pièce de service dédiée (WC extérieur et coin douche non conformes), présente un danger pour la santé au sens des articles L. 1331-22 et L. 1331-23 du code de la santé publique. Elle écarte également le moyen tiré de l'incompétence du signataire, une délégation de signature étant établie.
Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302525
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté de mise en sécurité d'urgence pris par la présidente de Nantes Métropole concernant un immeuble locatif. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté attaqué. Il juge que les constatations de l'expert, qui relevaient des désordres anciens et une impropriété à la location mais aucun danger immédiat, ne permettaient pas de caractériser le "danger imminent" requis par la loi pour justifier une mesure d'urgence. **Textes appliqués** : L'arrêté est annulé pour méconnaissance des conditions posées par l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation, qui régit les mesures d'urgence en cas de danger imminent.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302563
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant un titre de séjour à un ressortissant ivoirien, père d'un enfant français. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte des preuves de la contribution effective du requérant à l'entretien et à l'éducation de son enfant. Elle a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour et a condamné l'État à verser une somme au titre des frais irrépétibles.
Avocat : POULARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303126
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de l'OFII refusant les conditions matérielles d’accueil à une demandeuse d'asile. Le juge a retenu une erreur d'appréciation de l'administration, considérant que la requérante avait engagé ses démarches dans le délai légal prévu par les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a en outre enjoint à l'OFII de rétablir rétroactivement les droits de l'intéressée et a condamné l'administration aux dépens.
Avocat : SEGUIN & KONRAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304178
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'une demande de conditions matérielles d'accueil (CMA) par l'OFII. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII, considérant qu'elle était entachée d'un défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de la requérante dans un délai de deux mois.
Avocat : BENVENISTE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304770
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête d'un joueur demandant l'annulation d'une interdiction d'accès aux jeux prononcée par l'Autorité nationale des jeux (ANJ). Le tribunal estime que la décision de l'ANJ, fondée sur les articles L. 320-9-1 et R. 321-28 du code de la sécurité intérieure, est légale, car la demande initiale émanait bien du requérant et que ses tentatives ultérieures de retrait sont sans effet sur la légalité de la mesure. Le moyen tiré d'une erreur d'appréciation est donc écarté.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305046
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du préfet de la Loire-Atlantique déclarant irrecevable la demande de titre de séjour pour raison de santé de la requérante. Le tribunal a jugé que la demande, bien que tardive, était fondée sur des circonstances nouvelles liées à l'état de santé de l'intéressée, apparues après l'expiration du délai prévu à l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le préfet a été enjoint de réexaminer la demande de titre de séjour.
Avocat : NERAUDAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305151
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. C... visant à annuler le refus préfectoral de délivrer un titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. La juridiction estime que le requérant n’apporte pas la preuve suffisante de sa contribution effective à l’entretien et à l’éducation de son enfant, comme l’exigent les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Elle écarte également les moyens tirés de la violation du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), considérant que les liens familiaux invoqués en France ne sont pas suffisamment établis.
Avocat : LARGY