Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600143
Sujet principal : Irrecevabilité d'une requête dirigée contre la commune de Lisieux concernant un litige contractuel avec son Centre Communal d'Action Sociale (CCAS). Juridiction : Tribunal Administratif de Caen (ordonnance du président de la 2ème chambre). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable car la requérante, employée par le CCAS, a mal dirigé son action en engageant la responsabilité de la commune. Le CCAS étant un établissement public distinct, doté de sa propre personnalité juridique, la commune n'est pas la partie responsable des actes litigieux. Textes appliqués : Article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative (pouvoir de rejet pour irrecevabilité manifeste) et article L. 123-6 du code de l'action sociale et des familles (statut du CCAS).
Avocat : JUSTAL-GERVAIS
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600862
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral autorisant la résiliation partielle d'un bail rural. Le juge estime que le requérant, un exploitant agricole, ne démontre pas le caractère d'urgence requis, car le préavis d'un an notifié par le bailleur n'a pas encore expiré. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui conditionnent la suspension à l'existence d'une urgence et d'un doute sérieux sur la légalité.
Avocat : CABINET ERIC LEMONNIER
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600896
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette une requête pour excès de pouvoir. Le requérant contestait une décision du président de la région Normandie ordonnant la récupération d'une rémunération de stage, mais avait saisi le tribunal par un simple recours gracieux adressé à l'administration. La juridiction estime que cette requête, qui ne formule pas de conclusions en annulation ou en condamnation, est manifestement irrecevable. Elle applique à ce titre l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600919
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait la suppression de ses droits au chômage par France Travail. Le tribunal estime qu'il n'est pas compétent pour connaître de ce litige, relevant du régime d'assurance chômage. Il constate que ce contentieux relève manifestement de la juridiction judiciaire, conformément aux dispositions des articles L. 5312-12 du code du travail et R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601184
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait un refus implicite de France Travail concernant son accompagnement et son indemnisation au titre de l’assurance chômage. Le tribunal a estimé que ce litige, relatif aux prestations d’assurance chômage, relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire et non de la juridiction administrative. Cette solution s’appuie sur les articles L. 5312-12 du code du travail et R. 222-1 du code de justice administrative, confirmant que la réforme du service public de l’emploi n’a pas modifié la répartition des compétences juridictionnelles en cette matière.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601187
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale ayant retiré le permis de conduire du requérant. Le juge constate que la condition de recevabilité n'est pas remplie, car le requérant n'a pas déposé une requête distincte en annulation de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La demande est donc jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600477
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de suspension d'un permis de construire délivré par le maire de Ghisonaccia. Le préfet de la Haute-Corse soutenait que l'autorisation méconnaissait les règles d'urbanisme, notamment les dispositions du code de l'urbanisme et du PADDUC. Le tribunal a jugé que le recours du préfet, fondé sur l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, n'était pas recevable car il était tardif, l'article L. 600-12-2 du code de l'urbanisme ne prorogeant plus le délai de recours contentieux par un recours gracieux.
Avocat : MERIDJEN
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600478
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Corbara. Le préfet de la Haute-Corse soutenait que l'arrêté méconnaissait plusieurs règles d'urbanisme, notamment celles du code de l'urbanisme (articles L. 121-8, L. 121-13 et R. 111-2) et du plan local d'urbanisme, concernant la constructibilité en espace non urbanisé, la protection du littoral et les caractéristiques de la voirie. Le juge a estimé que les moyens soulevés étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte, justifiant sa suspension en application de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2302823
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé le compte-rendu de l'entretien professionnel 2022 d'une attachée d'administration de l'État. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que l'agent n'avait pas été convoquée à un entretien et qu'aucune tentative d'échange adaptée à son congé maladie n'avait été démontrée par l'administration. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code général de la fonction publique et 2 du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010, qui imposent la tenue effective d'un entretien annuel.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601053
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a annulé la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant les conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. Le juge a estimé que l'OFII, en se fondant uniquement sur la tardiveté de la demande, avait méconnu l'obligation légale d'appréciation individualisée de la situation du requérant, notamment au regard de sa vulnérabilité, imposée par l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été prononcée pour le requérant.
Avocat : JOLET INGRID
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600802
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande d'un fonctionnaire pénitentiaire visant à suspendre son arrêté de suspension de quatre mois. Le juge a estimé, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, que les moyens soulevés (vice de compétence et erreur manifeste d'appréciation) ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de l'urgence et rejetée en vertu de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : LAMBERT EMMANUEL
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600810
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale invalidant l'épreuve théorique du permis de conduire du requérant. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, le requérant n'ayant pas démontré que l'invalidation portait une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle. La décision est rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : MIGLIORE GABIN
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600821
**Sujet principal** : Demande de suspension d'urgence du retrait d'agrément d'assistante maternelle. **Juridiction** : Tribunal administratif de Besançon (formation de référé). **Solution retenue** : Rejet de la demande de suspension, la requête étant jugée manifestement irrecevable et mal fondée. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1, L. 522-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge constate que la requête n'est pas accompagnée du recours en annulation obligatoire, ne contient pas la décision attaquée, et que les allégations d'urgence et de doute sérieux sur la légalité ne sont pas étayées par des preuves suffisantes.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600935
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision préfectorale refusant l'enregistrement d'une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que ce refus, motivé par l'incomplétude du dossier (absence d'ordonnance de protection), ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. La condition d'urgence n'a donc pas à être examinée, et la requête est jugée irrecevable.
Avocat : BRUNA-ROSSO
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600996
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a examiné la requête d'un étranger demandant l'injonction au préfet de lui délivrer un récépissé. Le juge constate que le préfet a délivré un titre de séjour provisoire avant l'ordonnance, privant la demande principale d'objet. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur cette injonction. La demande d'aide juridictionnelle est quant à elle rejetée, car elle excède l'office du juge des référés, limité aux mesures provisoires par l'article L. 511-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601141
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a examiné une requête visant à enjoindre au préfet du Gard de délivrer un récépissé autorisant le travail pendant l'instruction d'une demande de titre de séjour. La juridiction a constaté que le préfet avait déjà délivré ce récépissé avant le jugement, privant ainsi la demande principale de son objet. En conséquence, le juge a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur le fond mais a mis à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre des frais exposés par le requérant, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MISSLIN
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601175
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a été saisi par un requérant demandant l'injonction au préfet du Gard de lui délivrer un document provisoire de séjour. La juridiction constate que le préfet a délivré une attestation de prolongation d'instruction, privant ainsi la demande de son objet. En application des articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative, le juge des référés déclare qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601253
Sujet principal : Demande d'injonction pour la délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Nîmes (juge des référés). Solution retenue : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer, car le préfet a délivré le récépissé demandé avant le jugement, privant la requête de son objet. Textes appliqués : Articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601271
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur une demande d'injonction adressée au préfet de Vaucluse. Le litige, portant sur la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction pour un titre de séjour, est devenu sans objet car l'administration a délivré une carte de séjour temporaire à la requérante avant le jugement. Le juge a également rejeté la demande d'allocation d'une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, considérant qu'il n'y avait pas lieu de la mettre à la charge de l'État dans les circonstances de l'espèce.
Avocat : RIVIERE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601314
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nîmes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement pur et simple du requérant, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond de la demande. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures utiles en cas d'urgence).