965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
266 367
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Il rejette également la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, car le requérant n'a pas présenté sa demande dans les délais prévus par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction applique les articles L. 614-1 et L. 911-1 de ce code ainsi que l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : WAZNE
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'un ressortissant bangladais visant à annuler un arrêté préfectoral de juin 2024 lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal estime que le requérant ne peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, car il n'a pas déposé de demande de titre de séjour sur ce fondement et que cet article ne confère pas un droit au séjour. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour pour raison médicale. La juridiction a annulé la décision du préfet de police de Paris, estimant que le refus n'était pas suffisamment motivé et que l'examen de la situation personnelle de la requérante, notamment au regard de son état de santé, était insuffisant. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LEMICHEL
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral d'interdiction de retour sur le territoire français et de signalement Schengen. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (8e Section - MESD). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête, estimant que les moyens soulevés (incompétence, vice de notification, contradiction, défaut d'examen particulier de la situation personnelle) ne sont pas fondés. Il constate notamment que la décision désigne clairement le requérant malgré des variations dans la désignation de l'intéressé. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment articles L. 922-2 et R. 922-17) et Code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil (notamment l'Allocation pour Demandeur d'Asile). La juridiction a jugé que le refus était légal, car la requérante avait décliné une orientation en région proposée par l'OFII, sans justifier d'un motif légitime au sens de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de la directive 2013/33/UE, estimant que la décision contestée ne constituait pas une sanction et ne portait pas atteinte à la dignité humaine.
Avocat : KADOCH
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un demandeur d'asile turc, qui contestait son transfert vers la Croatie. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée et que la Croatie était légalement responsable de l'examen de sa demande, celle-ci y étant déjà en cours. Il a également estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques dans le système d'asile croate justifiant de suspendre le transfert, appliquant ainsi le règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013).
Avocat : CABINET GONZALEZ AVOCATS (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d’accueil. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment au regard de la procédure contradictoire prévue à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a toutefois admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir formé contre un arrêté d'expulsion. Le requérant, un ressortissant italien détenu pour assassinat, contestait l'obligation de quitter le territoire français, le refus de délai de départ volontaire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de circulation de cinq ans. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation individuelle, notamment au regard des exigences de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Avocat : CABINET GONZALEZ AVOCATS (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile afghan. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que le fondement juridique correct était l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (demande de réexamen), et non l'article L. 551-16 invoqué par l'OFII. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation du requérant dans un délai de sept jours, sous astreinte.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en excès de pouvoir, rejette la requête de M. C... visant à annuler le refus de conditions matérielles d’accueil (CMA) opposé par l'OFII. La juridiction estime que le refus, fondé sur le 4° de l'article L. 551-15 du CESEDA pour défaut de demande d'asile dans les 90 jours suivant l'entrée en France, est légal, la décision étant compétemment signée, suffisamment motivée et ne constituant pas une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a toutefois admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé formulée par le lycée français international de la Louisiane contre sa mise en période probatoire par les ministres de l'éducation nationale et des affaires étrangères. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le vice de procédure et la méconnaissance du principe de non-rétroactivité, ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionnent la suspension à l'urgence et à l'existence d'un tel doute.
Avocat : SIDIBE
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'un refus d'engagement dans la gendarmerie pour incompétence territoriale. Juridiction : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés décline la compétence du tribunal administratif de Paris et rejette la demande, estimant que le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Textes appliqués : Articles L. 521-1, R. 522-8-1, R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative. Le juge retient que la compétence est déterminée par le siège de l'autorité ayant pris la décision (direction générale de la gendarmerie nationale à Issy-les-Moulineaux), et non par le lieu d'affectation du requérant.
Avocat : MOLINA
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en ordonnance de référé, rejette la requête d'un agent de l'AP-HP demandant l'indemnisation de sa suspension pour non-respect de l'obligation vaccinale. Le juge estime que les moyens soulevés, notamment le vice d'incompétence et le défaut de motivation, sont manifestement infondés, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision de suspension est fondée sur les articles 12, 13 et 14 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire.
Avocat : KORAITEM
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la demande d'expertise de la communauté de communes Terroir de Caux, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge estime que l'expertise, visant à évaluer les désordres sur une canalisation suite à des travaux privés, n'est pas utile. En effet, le litige au fond potentiel, opposant des personnes privées, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, les travaux litigieux n'ayant pas le caractère de travaux publics.
Avocat : DELAPORTE-JANNA
**Sujet principal** : Demande d'expertise judiciaire concernant des travaux hydrauliques et des désordres liés à un projet d'aménagement, opposant une société de travaux (MKTP) à une collectivité (Communauté de communes Roumois Seine). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (statuant en référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'expertise. Il estime que la mesure n'est pas utile, car les éléments du dossier sont suffisants pour éclairer le litige et que l'expertise ne présenterait pas d'intérêt pour un éventuel litige principal, notamment en raison de l'absence de personnalité juridique de la société requérante (MKTP) à la suite de sa radiation. **Textes appliqués** : Article R. 532-1 du code de justice administrative (pouvoir du juge des référés de prescrire une mesure d'instruction utile).
Avocat : DS AVOCATS
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a constaté l'absence de litige principal subsistant dans un recours relatif au renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses demandes d'annulation et d'injonction après l'obtention de sa carte de résident, la juridiction a simplement donné acte de ce désistement et statué sur les frais d'instance. Elle a ordonné à l'État de verser 800 euros à l'avocate du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'aide juridictionnelle.
Avocat : ROBACH
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné à l'État de reloger d'urgence une requérante et sa famille. Le juge a constaté que la commission de médiation l'avait reconnue prioritaire et qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal. L'injonction est assortie d'une astreinte, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'une personne reconnue prioritaire et en situation d'urgence par une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la requête. Il enjoint au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris, d'assurer le relogement de la requérante, sous astreinte de 200 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2026. **Textes appliqués** : L'injonction est prononcée en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge constatant que la requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence, n'a reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de reloger un demandeur reconnu prioritaire et en situation d'urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée dans le délai légal, ce qui justifiait une injonction assortie d'une astreinte. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'une personne reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la requête. Il enjoint au préfet de la région d'Île-de-France d'assurer le relogement de la requérante et de son fils, et assortit cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard. **Textes appliqués** : L'ordonnance est principalement fondée sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge d'ordonner le relogement lorsque les conditions de priorité et d'urgence sont remplies et qu'aucune offre adaptée n'a été faite dans le délai légal.