Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500498
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de Mme E... G... visant à contester le recouvrement d'allocations (RSA et prime de fin d'année) indûment perçues. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la régularité formelle des décisions et au respect des droits de la défense, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code des relations entre le public et l'administration invoquées par les parties.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502032
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté le recours en excès de pouvoir de M. B... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'un trop-perçu d'aide personnelle au logement. Le juge, exerçant son plein contentieux, a estimé que la situation de précarité du requérant, au vu notamment du montant restant dû (436,76 €) et de la perception de prestations familiales mensuelles, ne justifiait pas l'octroi d'une remise. La décision s'appuie sur les principes applicables au contentieux de la remise gracieuse des indus d'aides au logement.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502186
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le juge a estimé que l'état de santé du requérant, bien que caractérisé par des difficultés à la marche et la nécessité d'être accompagné, ne remplissait pas les critères légaux d'une réduction importante et durable de la mobilité pédestre ou d'une perte d'autonomie justifiant cette mention. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères d'appréciation.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504021
Sujet principal : Recours contre une suspension administrative du permis de conduire pour conduite en état d'ivresse manifeste. Juridiction : Tribunal Administratif d'Orléans (formation des référés, juge unique). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête et confirme la validité de l'arrêté préfectoral de suspension. Il écarte notamment le moyen d'incompétence, constatant que le signataire agissait en vertu d'une délégation régulière. Textes appliqués : Articles L. 224-7 et L. 224-8 du code de la route (pouvoir de suspension provisoire du permis), et article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration (motivation des décisions individuelles défavorables).
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600623
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B... C... visant à annuler l'arrêté de suspension de son permis de conduire pour conduite en état d'alcoolémie. Le juge a estimé que la décision, prise par une autorité compétente en vertu d'une délégation et suffisamment motivée au regard des faits (taux d'alcool de 0,84 mg/L), était légale. La suspension de sept mois est fondée sur les dispositions de l'article L. 224-2 du code de la route, applicables en cas d'infraction justifiant cette peine complémentaire.
Avocat : JOSSEAUME
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600823
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant avait seulement transmis la copie de son recours gracieux contre le refus de validation des acquis de son expérience pour le diplôme d'éducateur spécialisé, sans formuler de moyens et conclusions juridiques. La juridiction a appliqué les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, considérant que cette transmission ne constituait pas une requête régulière.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600833
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus des conditions matérielles d’accueil (CMA) notifié par l’OFII. Le juge a estimé que la décision, fondée sur l’article L. 551-15 du CESEDA pour un dépôt de demande d’asile hors du délai de 90 jours, était correctement motivée et avait pris en compte la situation du requérant. Les moyens soulevés, notamment sur l’examen de la vulnérabilité et la formation de l’agent, n’ont pas été retenus.
Avocat : MOUNTAP MOUNBAIN
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600892
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a statué sur un recours en référé-suspension concernant le rejet d'une demande de titre de séjour pour métiers en tension. La juridiction a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de suspension, estimant que la production en cours d'instance d'un arrêté de refus explicite rendait cette demande sans objet. Elle a toutefois admis le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire et a mis à la charge de l'État une somme au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601010
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette par ordonnance un recours contre un permis d'aménager modificatif. La requête est jugée irrecevable car elle se borne à transmettre un recours gracieux sans exposer de moyens juridiques ni formuler de conclusions, ce qui ne constitue pas une requête régulière. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement irrecevable.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601988
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'autorisation pour des occupants de rester sur un terrain jusqu'au 15 avril 2026. Le tribunal a jugé cette demande manifestement irrecevable, car le magistrat saisi en référé en application de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 n'a pas le pouvoir d'accorder un tel délai supplémentaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes irrecevables.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2302458
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête d'un surveillant pénitentiaire demandant l'annulation du refus de son détachement en tant que policier municipal à Mamoudzou. La juridiction a jugé que le refus, pris par une autorité compétente en vertu d'une délégation, n'était pas entaché d'irrégularité, n'était pas soumis à une obligation de motivation spécifique et ne nécessitait pas la consultation préalable d'une commission administrative paritaire. Les conclusions indemnitaires liées à ce refus ont également été rejetées.
Avocat : MANYA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511150
Le Tribunal administratif de Lille donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., de sa demande d'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet du Nord. Ce désistement est constaté par ordonnance, car le requérant n'a pas répondu à la demande de maintien de sa requête formulée par le tribunal en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La procédure est donc close sans examen du fond.
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600821
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. A... contestant le refus d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction constate que la requête, initialement déposée sans aucun moyen, n'a pas été régularisée par le requérant malgré une mise en demeure, la rendant ainsi irrecevable. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601674
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. C... A... visant à annuler un arrêté préfectoral de transfert et d'interdiction de retour. Le rejet est motivé par une irrecevabilité manifeste, la requête ayant été rédigée en langue étrangère en méconnaissance de l'article R. 612-1 du code de justice administrative, et n'ayant pas été régularisée après mise en demeure. La juridiction applique en conséquence les dispositions de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301235
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du maire de dresser un procès-verbal d'infraction. Les requérants n'ont pas rapporté la preuve suffisante que les travaux réalisés par la SARL Brun Estève Promotion méconnaissaient substantiellement les prescriptions du permis de construire modificatif du 30 septembre 2022. Le tribunal applique les articles L. 480-1 et L. 480-4 du code de l'urbanisme, qui imposent au maire de constater les infractions uniquement lorsqu'elles sont établies.
Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301892
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a annulé l'arrêté préfectoral refusant la délivrance d'un certificat de résidence algérien et l'ordonnant de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, en ne tenant pas compte de l'ancienneté du séjour et des attaches familiales du requérant en France. La juridiction a également rejeté la demande d'injonction de délivrer le titre de séjour, considérant que cette mesure n'était pas justifiée en l'espèce.
Avocat : DROBNIAK
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301929
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrer un certificat de résidence algérien et une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à une ressortissante algérienne. Le tribunal a annulé ces décisions préfectorales, considérant qu'elles méconnaissaient les stipulations de l'article 6 alinéa 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, notamment au regard de l'ancienneté du séjour et des attaches familiales de la requérante en France. Il a également enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai déterminé.
Avocat : DROBNIAK
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301932
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête d'un agent de La Poste contestant une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de 24 mois pour détournement d'une carte carburant professionnelle et usage personnel non autorisé d'un véhicule postal. Le tribunal a jugé que l'auteur de la décision était compétent et que les faits, établis, justifiaient une sanction du troisième groupe, proportionnée à leur gravité. Les demandes indemnitaires ont été rejetées, le préjudice moral n'étant pas caractérisé.
Avocat : CABINET BADJI & DISSARD
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2302007
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'admission en master. La juridiction a constaté le désistement pur et simple de la requérante, intervenu avant le jugement. En conséquence, elle a simplement donné acte de ce désistement, mettant fin à l'instance sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : DANDAN
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601235
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui sollicitait une injonction pour mettre fin à sa situation de précarité et obtenir un départ à la retraite. Le juge constate que la demande, présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est assortie d'aucune décision administrative déterminée dont la suspension serait demandée. La requête est donc jugée irrecevable et rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.