Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503855
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui retirait son recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet du Calvados. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond de la demande d'annulation et d'injonction.
Avocat : MITATA
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600567
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction concernant un regroupement familial, car le préfet a accordé le bénéfice demandé après l'introduction du recours. La juridiction applique les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative pour motiver sa décision de non-lieu et statuer sur les frais de l'instance. Elle condamne l'État à verser au requérant la somme de 400 euros au titre des frais exposés.
Avocat : CAVELIER
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601223
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui sollicitait une injonction pour garantir son accès à une défense effective. Le juge a estimé que la demande, concernant la désignation d'un avocat au titre de l'aide juridictionnelle, relevait de la compétence du juge judiciaire et non de la juridiction administrative. La décision s'appuie sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative, constatant l'incompétence du tribunal pour connaître de cette demande.
Avocat : TOUCAS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600294
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'annulation d'un arrêté préfectoral d'éloignement (OQTF) et d'interdiction de circulation pris à l'encontre d'un ressortissant roumain. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'autorité préfectorale avait légalement caractérisé l'existence d'une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, justifiant l'éloignement d'un citoyen de l'Union. La décision s'appuie principalement sur les dispositions des articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : DJERMOUNE YASSINE
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600807
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté municipal ordonnant la démolition d'un ensemble immobilier. La juridiction estime que la requête est irrecevable, les sociétés requérantes n'étant pas destinataires de l'arrêté attaqué et ne justifiant pas d'un intérêt à agir pour en demander la suspension. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600839
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une exclusion définitive d'un élève. Le sujet principal est l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître d'une sanction disciplinaire prononcée par un établissement privé sous contrat. La solution retenue est le rejet de la requête, car l'acte du conseil de discipline, relevant de la libre organisation de l'établissement privé (article L. 442-5 du code de l'éducation), ne constitue pas l'exercice d'une prérogative de puissance publique.
Avocat : SELARL AJURISS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601081
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction d'un titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Nîmes (juge des référés). Solution retenue : Non-lieu à statuer, la demande étant devenue sans objet suite à la délivrance de l'attestation par le préfet avant le jugement. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures d'urgence).
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601190
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a été saisi par un requérant demandant l'enregistrement et l'instruction urgente de sa demande de changement de statut, ainsi que la délivrance d'un récépissé autorisant le travail. Le juge a constaté que le préfet avait délivré le récépissé sollicité avant l'ordonnance, rendant la demande sans objet. En application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, il a donc prononcé un non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601513
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le requérant, un ressortissant portugais, contestait la décision du préfet des Alpes-Maritimes en invoquant notamment une méconnaissance de son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et une erreur dans l'appréciation de la menace pour l'ordre public. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que l'autorité administrative n'avait pas procédé à l'examen préalable, réel et sérieux de la situation personnelle et familiale de l'intéressé, tel que requis par l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au regard des exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SELARL SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600652
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante concernant le refus d'échange de son permis de conduire portugais. La juridiction constate que rien ne s'oppose à ce désistement, qu'elle enregistre en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, la procédure est close.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601335
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision refusant la reconnaissance de l'imputabilité au service d'un accident (tentative de suicide) d'une fonctionnaire territoriale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la requérante ne démontre pas le caractère d'urgence requis, car elle n'établit pas la précarité financière alléguée et sa prochaine convocation à une expertise médicale ne justifie pas à elle seule l'urgence. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions pour la suspension : urgence et doute sérieux sur la légalité) et l'article L. 522-3 du même code (permettant un rejet par ordonnance motivée lorsque la demande ne présente pas de caractère d'urgence ou est manifestement mal fondée).
Avocat : MARINO-PHILIPPE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512027
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise sur la base de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à déterminer les causes des dysfonctionnements (déséquilibre hydraulique, contamination à la légionelle) apparus après la rénovation des réseaux de plomberie d'un complexe sportif communal. L'expertise a pour objet d'éclaircir les responsabilités respectives de la maîtrise d'œuvre (société TEB) et de l'entreprise de travaux (Sarl Hauterives Chauffage) dans ces désordres.
Avocat : SELARL DBS AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602080
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l'OFII mettant fin à l'hébergement d'un demandeur d'asile afghan. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'OFII n'avait pas suffisamment motivé sa décision en ne détaillant pas précisément les faits reprochés et leur gravité, et qu'il n'avait pas respecté les procédures prévues par les articles L. 552-5, L. 552-14 et R. 552-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant a également été admis provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : TREBESSES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602679
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la requête de la représentante légale d'une collégienne demandant l'injonction au recteur de remplacer un professeur de mathématiques absent. Le juge a estimé que l'absence cumulée de 21 heures depuis février 2026, partiellement compensée par des remplacements, ne caractérisait pas l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour prononcer une telle mesure. La demande de dommages-intérêts a également été rejetée.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602681
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande d’injonction visant à ordonner le remplacement d’un professeur de mathématiques absent. Le juge estime que l’absence cumulée de 25 heures, partiellement compensée, ne démontre pas une urgence caractérisée par un préjudice grave et immédiat pour la scolarité de l’élève, au sens de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête, jugée stéréotypée et insuffisamment circonstanciée, ne justifie pas une mesure conservatoire ou provisoire.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2300797
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du maire de Louchats refusant un permis de construire. Le tribunal a jugé que le motif du refus, fondé sur le dépassement du seuil de 150 m² de surface de plancher nécessitant un architecte, était erroné dans son calcul. La décision s'appuie sur les articles L. 431-1, L. 431-3 et R* 431-2 du code de l'urbanisme.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302940
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un certificat d'urbanisme négatif. Le juge estime que la règle d'imposition d'un retrait de 20 mètres par rapport aux voies, prévue par le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune, est légale car justifiée et cohérente avec les objectifs du projet d'aménagement. La décision est fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives au PLU et au certificat d'urbanisme.
Avocat : SELARL LEX URBA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405861
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite d'abroger le classement d'une parcelle en zone naturelle (Ng) par le Plan Local d'Urbanisme intercommunal de Bordeaux Métropole. Le juge estime que les requérants ne démontrent pas que ce classement, approuvé en 2016, est devenu illégal en raison d'un changement de circonstances de droit ou de fait. La décision s'appuie sur les articles L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration et R. 153-19 du code de l'urbanisme.
Avocat : SCP KAPPELHOFF-LANCON - THIBAUD - VALDES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501545
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge a estimé que le préfet de la Gironde était compétent pour signer l'arrêté, avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle du requérant, et que le refus de titre, motivé notamment par la rupture du contrat de travail et l'absence d'attaches familiales stables, ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH, article L. 423-23 du CESEDA).
Avocat : BALDE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502446
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement apprécié la situation, en relevant notamment que l'emploi d'auxiliaire de vie n'était pas sur la liste des métiers en tension et que le requérant ne justifiait d'aucun motif humanitaire exceptionnel au sens des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, dont la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.
Avocat : THIAM AVOCATS