Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de St Barthélemy — N° TA109-2600014
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la demande de suspension en référé d'un refus de permis de construire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le refus poursuivant un objectif de sécurité publique, et que les moyens soulevés ne faisaient pas naître un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET DESTARAC SBH PARTNERS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603814
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'astreinte formulée par M. B... contre le préfet des Bouches-du-Rhône pour non-exécution d'une injonction de délivrer un certificat de résidence. Le juge a considéré que le récépissé délivré à l'intéressé, qui l'autorise à séjourner et à travailler jusqu'à une date déterminée, ne constituait pas l'exécution de l'injonction de délivrer le titre de séjour provisoire ordonné. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VINCENSINI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603889
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) par un bénéficiaire de la protection subsidiaire, M. A..., qui ne parvenait pas à déposer sa demande de carte de séjour via le téléservice ANEF. Le juge a rejeté la requête, estimant que le requérant n'avait pas démontré avoir préalablement sollicité et épuisé le dispositif d'accompagnement et la solution de substitution prévus par l'article R. 431-2 du CESEDA et ses arrêtés d'application, conditions nécessaires pour caractériser l'urgence et justifier une injonction à l'encontre du préfet.
Avocat : MICHEL-BECHET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604062
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour d'une ressortissante algérienne. Le juge a retenu l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment au regard de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la CEDH. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et a condamné l'État à verser une somme au titre des frais exposés dans le litige.
Avocat : M'HAMDI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604220
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'un titre de séjour. Le juge des référés a estimé que le requérant, un ressortissant ivoirien, n'avait pas démontré l'existence d'une urgence suffisante justifiant la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande d'injonction de délivrance d'une carte de séjour provisoire a également été écartée.
Avocat : MERIENNE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604302
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à un ressortissant comorien une attestation de prolongation d'instruction pour sa demande de renouvellement de titre de séjour, sous astreinte. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, et que l'administration n'avait pas justifié le refus de délivrer ce document prévu par les articles R. 431-2 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le requérant a également été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : CLERC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604621
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre un titre de séjour à une ressortissante algérienne. Le juge a constaté un délai anormalement long dans la délivrance matérielle du titre, pourtant accordé, ce qui empêchait la requérante de solliciter son renouvellement et justifiait l'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605181
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a prononcé une astreinte contre le préfet des Bouches-du-Rhône pour inexécution d'une précédente injonction. Le sujet principal est l'obligation pour l'administration de délivrer une attestation de prolongation d'instruction dans le cadre d'une demande de titre de séjour. La juridiction, s'appuyant sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a assorti l'injonction initiale d'une astreinte de 100 euros par jour de retard.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605292
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé pour le renouvellement de sa carte de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande, présentée le 5 septembre 2025, a fait naître une décision implicite de rejet le 5 janvier 2026. La requête est donc jugée irrecevable, le juge des référés ne pouvant faire obstacle à cette décision implicite de rejet, conformément aux articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et aux articles R. 431-3, R. 431-12 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605320
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de lui délivrer un document provisoire de séjour ou de réexaminer rapidement sa demande de renouvellement. Le juge a considéré qu'un silence de l'administration pendant quatre mois sur une demande de titre de séjour faisait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Dès lors, ordonner les mesures sollicitées aurait fait obstacle à cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605438
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant sénégalais demandant l'injonction au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré qu'un silence de quatre mois de l'administration sur une telle demande, déposée le 16 janvier 2025, avait fait naître une décision implicite de rejet le 16 mai 2025. Par conséquent, l'ordonnance a été rendue sur le fondement des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'une mesure d'injonction puisse faire obstacle à cette décision implicite.
Avocat : GILLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605471
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Rejet de la requête pour absence d'urgence avérée. **Textes appliqués** : Article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant le rejet sans audience lorsque la demande ne présente pas de caractère urgent. Le juge estime que la requérante, qui a saisi la justice bien avant l'expiration de son titre, ne démontre pas une situation d'urgence immédiate justifiant une mesure conservatoire.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604532
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution d'un refus implicite de renouvellement de carte de résident opposé à un ressortissant sénégalaise. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard des conditions de renouvellement de plein droit prévues à l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a ordonné au préfet de délivrer une carte de résident à titre provisoire dans un délai de quinze jours, sous astreinte.
Avocat : MERIENNE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605277
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant nigérian visant à enjoindre au préfet de le convoquer pour délivrer un titre de séjour ou un document provisoire autorisant le travail. Le juge estime que le silence de l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet, à laquelle il ne peut faire obstacle en référé. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-3, R. 431-12 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605286
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant comorien demandant l'injonction au préfet d'examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé de travail. Le juge a considéré que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande, déposée le 1er octobre 2025, avait fait naître une décision implicite de rejet le 1er février 2026. La demande ne relevant pas des dérogations légales, le juge des référés ne pouvait, en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, faire obstacle à cette décision implicite.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605371
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car la requérante, épouse d'un ressortissant français, séjournait légalement sous couvert d'un visa de long séjour et n'était pas immédiatement exposée à une mesure d'éloignement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative et les articles L. 312-2 et R. 431-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VICTOR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605424
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante marocaine visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son renouvellement de carte de résident. Le juge a considéré que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande, déposée en septembre 2025, avait fait naître une décision implicite de rejet en janvier 2026. Par conséquent, il n'était pas possible d'ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui interdit au juge des référés de faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
Avocat : TROJMAN-COHEN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605463
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance la requête de M. Ben Hjal, qui demandait une injonction au préfet pour la délivrance d'un récépissé. La juridiction estime que la demande est manifestement irrecevable, car le juge administratif ne peut, en principe, adresser d'injonction à l'administration ni se substituer à elle. Cette solution s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de recevabilité des recours.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605512
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, rejette la demande d’injonction d’hébergement d’urgence formulée par un couple étranger en situation irrégulière. La juridiction estime que les requérants, faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français et d’un rejet définitif de demande d’asile, n’ont pas vocation à bénéficier du droit à l’hébergement d’urgence, sauf circonstances exceptionnelles non caractérisées en l’espèce. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 345-2-2 du code de l’action sociale et des familles, combinés aux dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : GUARNIERI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605515
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant, qui invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale, ne démontre pas de changement de circonstances depuis l'arrêté d'éloignement et le rejet de son recours au fond. La juridiction applique les articles L. 521-2 et L. 776-1 du code de justice administrative, relevant que la procédure spéciale du code de l'entrée et du séjour des étrangers exclut le recours au référé-liberté en l'absence de tels changements.
Avocat : CLERC