Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600627
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui retirait son recours en excès de pouvoir contre la décision ministérielle de retrait de son permis de conduire. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600957
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'injonction au préfet de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, visant à contrer la clôture de son dossier pour incomplétude, ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, ce qui est exclu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. De plus, ordonner la délivrance du titre excède l'office du juge des référés, qui ne peut prononcer que des mesures provisoires.
Avocat : BENCHETRIT
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601033
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'injonction au préfet du Gard de lui délivrer un document provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, faisant suite à la clôture de son dossier pour incomplétude, ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La demande a donc été jugée irrecevable au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui interdit au juge des référés d'entraver l'exécution d'une décision de l'administration.
Avocat : EZZAÏTAB
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602211
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande d’injonction visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé ou à statuer rapidement sur une demande de carte de séjour. Le juge estime que la demande se heurte à une contestation sérieuse, une décision implicite de rejet étant née en application des articles R.* 432-1 et R.* 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le requérant est invité à se tourner, le cas échéant, vers une procédure de suspension de cette décision implicite sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505767
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir formé contre le refus de renouvellement d'un logement universitaire. Cette solution est retenue car l'administration (le CROUS) a, postérieurement à la requête, accordé un logement à l'étudiant, ce qui a retiré tout objet au litige. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer cette décision de non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506709
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le retrait d'une prime MaPrimeRénov'. Le juge estime que les conclusions doivent être regardées comme dirigées contre la décision implicite de rejet née du recours administratif préalable. Il écarte les moyens, considérant que le grief d'insuffisance de motivation est inopérant en l'absence de demande de communication des motifs, et que le moyen relatif à la charge de la preuve n'est pas suffisamment précisé. La décision s'appuie sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : AOUIZERATE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506731
**Sujet principal** : Recours contre le retrait d'une prime MaPrimeRénov' par l'Anah. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulouse (ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le moyen tiré du défaut de motivation est inopérant (les requérants n'ayant pas demandé la communication des motifs de la décision implicite de rejet), et que le moyen sur la charge de la preuve est irrecevable car insuffisamment précisé. **Textes appliqués** : Code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2, L. 232-4 et L. 412-7) et Code de justice administrative (article R. 222-1).
Avocat : AOUIZERATE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601410
Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la requête de M. A... aux fins d'annulation de sa mutation et de réintégration. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car le document produit par le requérant, une note interne, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours. L'ordonnance est fondée sur les dispositions de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602632
**Sujet principal** : Recours contre une déclaration d'inaptitude totale et définitive d'un fonctionnaire territorial et demande de réintégration. **Juridiction** : Tribunal administratif de Toulouse (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable. Le courrier informant l'agent de son inaptitude et lui proposant une période de préparation au reclassement est qualifié d'acte préparatoire, insusceptible de recours contentieux direct. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (irrecevabilité manifeste), articles du code général de la fonction publique et des décrets de 1985 et 1986 relatifs à l'inaptitude et au reclassement des fonctionnaires.
Avocat : LAFFOURCADE-MOKKADEM
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602657
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de notes du directeur interrégional des services pénitentiaires relatives aux avis sur les permissions de sortir des étrangers sous OQTF. La juridiction a jugé la requête irrecevable car les requérants n'avaient pas joint la copie de leur recours au fond, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a appliqué la procédure de rejet prévue par l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CAMBON
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602680
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la requête d'un parent demandant l'injonction au recteur de remplacer un professeur de mathématiques absent et l'allocation d'une somme d'argent. Le juge a estimé que l'absence totale de 28 heures sur l'année scolaire, partiellement compensée par des remplacements, ne caractérisait pas l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour prononcer une telle mesure. La demande a donc été jugée mal fondée au regard des conditions légales du référé.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2305758
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'agent public visant à annuler la décision de son EHPAD refusant la prise en charge de ses arrêts maladie au titre d'une maladie professionnelle. Le tribunal a jugé que la requérante n'avait pas produit le certificat médical initial conforme aux exigences du décret n° 88-386 du 19 avril 1988, rendant sa demande irrecevable. Il a également considéré que la maladie invoquée n'était pas inscrite au tableau des maladies professionnelles du code de la sécurité sociale.
Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501400
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté préfectoral du 8 novembre 2024 refusant un titre de séjour à un ressortissant guinéen et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet de la Gironde avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas l'insertion sociale et professionnelle du requérant, qui justifiait la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale" au titre de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la situation dans un délai de deux mois et a accordé une somme de 1 500 euros au requérant au titre des frais exposés.
Avocat : HUGON
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501622
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme Diawara visant à annuler l'arrêté préfectoral du 17 octobre 2024. Le tribunal a jugé que le retrait de son attestation de demande d'asile et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) étaient légaux, notamment après le rejet définitif de sa demande par la CNDA. Les moyens soulevés, concernant la compétence de l'auteur de l'acte, le droit d'être entendu, l'examen de sa situation personnelle et le respect des conventions internationales, ont été écartés.
Avocat : ESTEVENY
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503868
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé les décisions implicites de rejet de demande de titre de séjour opposées à un ressortissant tunisien. Le juge a estimé que le refus du préfet de la Gironde portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et de la stabilité de ses attaches familiales en France. Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer à l'intéressé un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Avocat : CESSO
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504367
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de sa carte de résident. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent, que la motivation était suffisante et que la procédure, notamment la consultation préalable du procureur de la République conformément à l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, était régulière. Elle a également jugé que le préfet pouvait légalement statuer sur des demandes successives de titres de séjour et que le refus, fondé sur une menace pour l'ordre public, était justifié.
Avocat : LASSORT
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505299
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent, que la décision était suffisamment motivée et que le refus était légal, l'intéressée n'ayant pas justifié de la réalité et du sérieux de ses études supérieures comme l'exige l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, y compris ceux invoquant les articles L. 423-23 et L. 435-1 du même code, ont également été écartés.
Avocat : MEAUDE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602042
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé-suspension, rejette la demande d'un aide-soignant visant à suspendre sa révocation prononcée par le CHU de Bordeaux. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision disciplinaire n'est soulevé, notamment quant aux irrégularités de procédure ou au caractère disproportionné de la sanction. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative et des textes régissant la fonction publique hospitalière.
Avocat : MEILLON
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602052
**Sujet principal** : Recours contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile albanaise. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (formation d'urgence "Eloignement 72 heures"). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de refus de l'OFII. Il juge que l'OFII a méconnu son obligation d'examiner la vulnérabilité de la requérante, notamment au regard de sa situation médicale, avant de prononcer ce refus. **Textes appliqués** : L'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), qui subordonne un tel refus à la prise en compte de la vulnérabilité du demandeur, et l'article L. 522-1 du même code relatif à l'évaluation de cette vulnérabilité.
Avocat : LANNE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602058
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'une carte de séjour "travailleur saisonnier". Le juge a considéré que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment quant à la compétence de l'auteur, la motivation ou le respect des articles L. 421-34 et L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. En revanche, l'aide juridictionnelle provisoire a été accordée au requérant.
Avocat : MARTIN