Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600799
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant, dont le séjour est irrégulier, ne démontre pas que la mesure porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, protégée par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, et la demande d'aide juridictionnelle est également rejetée.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600800
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la requérante, qui invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale ainsi qu'à l'intérêt supérieur de son enfant, n'apportait pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600801
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la demande d'aide juridictionnelle. Le juge estime que la requérante, une ressortissante comorienne, ne démontre pas que la mesure porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision est fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302693
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en plein contentieux concernant l'imposition sur le revenu et les contributions sociales de M. A... B... pour les années 2018 à 2020. Le tribunal a constaté qu'un dégrèvement partiel de l'impôt sur le revenu avait déjà été accordé par l'administration, rendant cette partie du litige sans objet. Il a ensuite rejeté les autres demandes du requérant, notamment concernant la motivation de la proposition de rectification et le dégrèvement des contributions sociales pour 2018, en s'appuyant sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales. La demande d'allocation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Avocat : BANCHETRI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305988
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de décharge d'impôts et de contributions sociales présentée par M. et Mme A... pour les années 2018, 2019 et 2021. La juridiction a jugé que la proposition de rectification pour 2018 était intervenue dans le délai légal de reprise (article 60 de la loi de finances pour 2017) et que les associés d'une SCI sont imposables sur leur quote-part de bénéfices, même non perçus, conformément aux articles 8 et 12 du code général des impôts. Les moyens tirés de la prétendue incompétence du signataire de la décision de rejet et de l'absence de perception effective des revenus ont été écartés.
Avocat : ROCHETTE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306021
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir la décharge de rappels de TVA pour la période 2019-2021. La juridiction a jugé que la requérante, dont l'activité de "centre de bien-être" était soumise à taxation d'office en l'absence de déclaration, n'avait pas rapporté la preuve du caractère exagéré de l'imposition, comme l'exigent les articles L. 193 et R. 193-1 du Livre des Procédures Fiscales. Le tribunal a également considéré que les conditions pour bénéficier de la franchise en base de TVA (article 293 B du Code Général des Impôts) n'étaient pas établies en l'espèce.
Avocat : LEVY-DRUON
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302704
La SARL Burger Queen conteste devant le Tribunal Administratif de Nice des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés, TVA, amendes) suite à un contrôle. Le tribunal rejette sa requête, considérant notamment que la procédure de rectification contradictoire a été régulièrement suivie et que la demande de recours hiérarchique, formulée tardivement après la clôture de la procédure, n'était plus recevable. La décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales, en particulier l'article L.10 et la charte du contribuable vérifié.
Avocat : GUEUNIER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2303779
**Sujet principal** : Contestation par une SARL de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés suite à une vérification fiscale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société IMODIM. Il estime que l'administration fiscale a correctement imposé la SARL, et non la société civile de personnes (SCP) dont elle était membre, pour les bénéfices de location meublée réalisés. **Textes appliqués** : Le tribunal fonde sa décision sur les articles du Code général des impôts (CGI) définissant le régime d'imposition des sociétés, notamment les articles 8, 206, 218 bis et 35 relatifs à l'imposition des bénéfices industriels et commerciaux, dont ceux de la location meublée.
Avocat : GARCIN-PEIFFERT
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304419
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SELARL Huertas, mandataire successoral, qui contestait des rehaussements d'impôt sur le revenu de 2018 notifiés à la suite d'une vérification de comptabilité de la SNC Dripass. Le tribunal a jugé que la procédure de vérification, régie par les articles L.47, L.53 et L.57 du Livre des Procédures Fiscales, était régulière et ne constituait pas un détournement de procédure pour rectifier l'imposition personnelle de l'associé décédé. Les moyens soulevés, notamment sur le principe du contradictoire et le délai de reprise, ont été écartés comme infondés.
Avocat : SELAS STIFANI - FENOUD- BECHTOLD
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305105
**Sujet principal** : Contestation par une société suisse de redressements fiscaux (impôt sur les sociétés, contribution sur les revenus locatifs, retenue à la source) suite à la requalification en acte anormal de gestion de la mise à disposition gratuite d’un bien à son associé unique. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Phoenix Union Co. Il confirme son assujettissement à l’impôt sur les sociétés en France, en considérant qu’une société anonyme de droit étranger est assimilable à une société anonyme de droit français et est donc imposable sur sa forme sociale, indépendamment de son objet ou de son activité. La mise à disposition gratuite du bien constitue bien un acte anormal de gestion justifiant la réintégration de loyers fictifs. **Textes appliqués** : Article 206 du code général des impôts (assujettissement des sociétés anonymes à l’impôt sur les sociétés) et principes généraux du droit fiscal relatifs aux actes anormaux de gestion.
Avocat : SCP D'AVOCATS GÉRARD ROMAIN - VINCENT ZIMMER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400714
Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur un recours en plein contentieux formé par une SCI contestant le calcul de la plus-value immobilière imposable suite à la cession d'un bien en 2021. Le tribunal a constaté qu'un dégrèvement partiel avait déjà été accordé par l'administration fiscale après l'introduction de la requête, rendant une partie des conclusions sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions, en application des articles 150 V et 150 VB du code général des impôts et de l'article L.193 du livre des procédures fiscales.
Avocat : POTHET
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507003
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir une provision sur une créance d'allocation temporaire d'invalidité. Le juge a jugé la requête irrecevable car la requérante n'avait pas préalablement adressé de demande de paiement à l'administration, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Cette condition de recevabilité est applicable aux demandes de provision fondées sur l'article R. 541-1 du même code.
Avocat : SCP PATRICK DEUDON
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600229
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C... qui contestait la régularité de plusieurs mises en demeure de payer des impôts locaux et sur le revenu, ainsi que les majorations afférentes. Le tribunal a jugé que les irrégularités de forme alléguées sur les actes de recouvrement (comme l'absence de mention d'un délai avant poursuites) ne relevaient pas de sa compétence en contentieux de pleine juridiction, qui se limite à l'examen de la dette elle-même. Il a également estimé que le moyen tiré de la prescription quadriennale de l'action en recouvrement (article L. 274 du Livre des Procédures Fiscales) n'était pas fondé. Les autres arguments relatifs à l'assiette de l'impôt ont été déclarés irrecevables dans ce cadre procédural.
Avocat : GERVAL
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600718
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé avec autorisation de travail à un ressortissant albanais, constatant l'urgence due à la carence de l'administration. Le juge a appliqué l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour justifier sa compétence et les articles R. 431-12 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers pour fonder le droit au récépissé. Il a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant, mais a rejeté la demande d'astreinte et d'indemnité.
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506439
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement dans le cadre du droit au logement opposable (DALO). **Juridiction** : Tribunal administratif de Nice (statuant en référé par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la requête de Mme B... Il constate l'absence d'offre de logement adapté de la part du préfet et lui enjoint de procéder à son relogement, en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. **Textes appliqués** : Articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative. Le tribunal rappelle que ces textes imposent à l'État une obligation de résultat et au juge l'obligation d'enjoindre le relogement lorsque les conditions légales sont réunies.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507639
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'une personne reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance en référé). **Solution retenue** : Le tribunal va enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de la requérante, car l'État, garant du droit au logement opposable (DALO), est soumis à une obligation de résultat. Le constat est fait qu'aucune offre adaptée ne lui a été faite dans le délai de six mois suivant la décision de la commission. **Textes appliqués** : Articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, qui encadrent la procédure et l'obligation d'injonction du juge.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507790
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'une personne reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant en urgence par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal va enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de la requérante, car il constate qu'aucune offre de logement adaptée ne lui a été faite dans le délai légal de six mois suivant la décision de la commission de médiation. **Textes appliqués** : Articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable (DALO).
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600315
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'une personne reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence (DALO). **Juridiction** : Tribunal administratif de Nice (statuant par ordonnance en référé). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la requête. Il constate l'absence d'offre de logement adapté dans le délai légal et **enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement** de la requérante, en assortissant cette injonction d'une astreinte financière. **Textes appliqués** : Les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, qui imposent à l'État une obligation de résultat et au juge une injonction automatique en cas de carence constatée.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600392
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par une requérante pour faire constater l'absence d'offre de logement adapté après une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire. Le juge a constaté qu'aucune proposition conforme n'avait été faite dans le délai de six mois prévu par l'article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. En application des articles L. 441-2-3-1 du même code et R. 778-1 du code de justice administrative, qui imposent une obligation de résultat à l'État, le tribunal a en conséquence enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de l'intéressée.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600396
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par une requérante reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Le juge constate qu'aucune offre de logement adapté (type T2) ne lui a été faite par le préfet dans le délai légal de six mois. En application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent une obligation de résultat à l'État, le tribunal enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de la requérante.