965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
269 967
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler sa radiation des cadres de la région Guadeloupe pour abandon de poste. La juridiction a jugé que la procédure de radiation, fondée sur une absence non justifiée malgré une mise en demeure, était régulière et que le retrait ultérieur de l'acte de réintégration par l'administration était légal. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables pour défaut de demande préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à l'abandon de poste.
Avocat : EROSIE
**Sujet principal** : Demande en référé d'un réfugié pour enjoindre au préfet de Mayotte de lui délivrer un titre de séjour et un titre de voyage. **Juridiction** : Tribunal administratif de Mayotte (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, est compétent pour ordonner au préfet de fixer un rendez-vous à l'étranger dans un délai bref, notamment lorsque des dysfonctionnements administratifs l'empêchent d'accomplir les formalités en ligne et portent atteinte à ses droits dans un contexte d'urgence. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") et articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délivrance de la carte de résident pour réfugié dans un délai de trois mois).
Avocat : EKEU
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme C... visant à annuler le rejet de sa demande de naturalisation. Le tribunal constate que la requérante n'a pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire auprès du ministre chargé des naturalisations, tel que prévu par l'article 45 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. La requête est donc jugée manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Recours contre le classement sans suite d'une demande d'acquisition de la nationalité française pour dossier incomplet. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Mayotte (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable. Le juge estime que le classement sans suite, intervenu après défaut de production d'un extrait de casier judiciaire étranger demandé, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative (irrecevabilité manifeste) et article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 (classement sans suite pour dossier incomplet).
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus de permis de construire pour un projet agricole. La juridiction a jugé que l'avis conforme défavorable du préfet, fondé sur les articles L. 111-3 et L. 111-4 du code de l'urbanisme, était légal et que le projet n'était pas nécessaire à l'exploitation agricole au sens de la loi. Elle a également écarté les moyens soulevés contre la régularité de la procédure d'avis.
Avocat : HEQUET
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'arrêtés municipaux s'opposant à une déclaration préalable pour l'installation de panneaux photovoltaïques. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le maire était fondé à refuser l'autorisation au motif que le bâtiment concerné faisait l'objet d'une construction illégale non régularisée. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives à l'irrecevabilité des demandes d'autorisation en cas d'infraction non résorbée.
Avocat : TOUITOU
**Sujet principal** : Recours d'une agente contractuelle de l'État contre le non-renouvellement de son CDD et le rejet de sa demande indemnitaire pour rupture abusive, harcèlement moral et discrimination. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (4ème Chambre). **Solution retenue** : 1. Les conclusions visant à annuler la décision rejetant la demande indemnitaire préalable sont déclarées irrecevables, car cet acte de rejet a seulement pour effet de lier le contentieux (application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative). 2. Concernant la décision de non-renouvellement du contrat, le tribunal rejette les moyens soulevés par la requérante. Il estime notamment que le délai de prévenance de huit jours (article 45 du décret du 17 janvier 1986) a été respecté, le bilan de fin de contrat ayant été réalisé le 17 mai pour un terme le 31 mai. **Textes appliqués** : Article R. 421-1 du code de justice administrative ; article 45 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux agents contractuels de l'État.
Avocat : JDK-AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en premier ressort, a annulé deux décisions de la commission de recours amiable d'une caisse d'allocations familiales confirmant la mise à charge d'indus de prime d'activité. Le juge a estimé que ces créances, effacées par une décision antérieure de la commission de surendettement des particuliers, n'étaient plus exigibles. La solution s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des indus et sur celles du code de la consommation concernant les procédures de rétablissement personnel.
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi d'une opposition à une contrainte émise pour récupérer un indu d'aide personnelle au logement. La juridiction constate que la caisse d'allocations familiales a retiré la contrainte et remboursé la somme avant le jugement. Elle prononce donc un non-lieu à statuer, les conclusions de la requête ayant perdu leur objet.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... formant opposition à une contrainte pour recouvrement d'un indu de prime d'activité. Le juge a jugé la requête irrecevable car elle a été adressée après l'expiration du délai légal de quinze jours prévu à l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale. La décision s'appuie également sur les principes généraux du code de justice administrative relatifs aux délais de recours.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par la commune de Bouc-Bel-Air. Le tribunal a jugé que le requérant, un tiers, ne pouvait contester la décision au motif que l'administration n'aurait pas vérifié la qualité du pétitionnaire, sauf en cas de fraude avérée ou d'absence manifeste de droit. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme concernant la recevabilité des demandes de permis.
Avocat : BELLAIS
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C... D... visant à annuler un arrêté préfectoral de février 2025 refusant son admission au séjour et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que la motivation de la décision, qui s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers, était suffisante. La juridiction a ainsi estimé que les moyens soulevés, y compris la méconnaissance alléguée de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés.
Avocat : BAKAYOKO
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral du 8 juillet 2025 refusant la délivrance d'un certificat de résidence et imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à un ressortissant algérien. La juridiction a estimé que le préfet des Bouches-du-Rhône avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, en ne tenant pas suffisamment compte des liens personnels et familiaux du requérant en France (mariage avec une ressortissante française, projet de famille et insertion professionnelle stable). Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois.
Avocat : HOSSANN
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que le rejet définitif de sa demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA justifie légalement la mesure d'éloignement prise par le préfet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
Avocat : BAKAYOKO
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus implicite de visa de réunification familiale pour son enfant. Le juge a estimé que la commission de recours, par sa décision implicite, avait valablement repris le motif consulaire selon lequel les documents produits ne permettaient pas d'établir de manière probante le décès du père de l'enfant, condition requise par les articles L. 434-3 et L. 434-4 du CESEDA. La juridiction a ainsi jugé que le refus était légal et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie familiale.
Avocat : COHADON
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation d'une décision implicite de rejet de visas au titre de la réunification familiale pour des enfants mineurs. Le tribunal a jugé que la commission de recours, en émettant une décision implicite de rejet, avait légalement repris à son compte les motifs de l'autorité consulaire initiale, conformément à l'article D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les griefs tirés d'un vice de procédure, d'un défaut de motivation et d'une méconnaissance du droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés.
Avocat : LE FLOCH
**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance d'un visa de long séjour au titre de la réunification familiale pour la fille d'une bénéficiaire de la protection subsidiaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que la décision implicite de rejet de la commission de recours, qui reprend le motif initial de l'autorité consulaire, est légale. Le refus est justifié car la demanderice était majeure (plus de 18 ans) lors de sa demande de visa, ce qui ne permet pas de bénéficier du droit à la réunification familiale au titre de la protection subsidiaire. **Textes appliqués** : Articles D. 312-3 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : REGENT
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'une professeure des écoles demandant réparation et un reclassement rétroactif pour défaut de prise en compte de ses services antérieurs lors de sa titularisation en 2007. La juridiction a jugé que sa demande d'indemnisation était prescrite, le délai de quatre ans prévu par la loi du 31 décembre 1968 ayant commencé à courir en 2007, date à laquelle elle a eu connaissance de son classement. Les conclusions aux fins d'injonction ont également été déclarées irrecevables.
Avocat : CHARLES
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de propriétaires visant à annuler le retrait et le refus de leur permis de construire. Le juge a estimé que le maire, agissant dans le délai de quatre mois prévu par l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration, n'était pas en situation de compétence liée pour retirer l'autorisation initiale, car il devait apprécier la légalité de celle-ci. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme, notamment l'article R. 111-2 relatif aux risques, pour justifier le refus du projet en zone inondable.
Avocat : SELARL CARADEUX CONSULTANT
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite d'abroger le classement d'une parcelle en zone agricole viticole (Av) dans un PLU. Le tribunal constate que la décision attaquée a été retirée suite à une modification du PLU par la commune, rendant la demande d'annulation et d'injonction sans objet. Il n'y a donc pas lieu de statuer sur le fond, mais la commune est condamnée à verser 1 500 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS CADRAJURIS