Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506721
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré pour un projet de vingt-quatre logements à Caluire-et-Cuire. Le requérant, un voisin, contestait notamment la régularité de la demande, l'insuffisance du dossier et la méconnaissance des règles d'urbanisme (PLU-H). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et a confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral du 21 janvier 2025, en application des dispositions du code de l'urbanisme.
Avocat : SELARL LEGA CITE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507187
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête en excès de pouvoir de M. A..., un étudiant congolais, visant l'annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour et des mesures d'éloignement associées. La juridiction estime que la décision préfectorale était suffisamment motivée, procédait d'un examen particulier de la situation et ne méconnaissait ni l'article 9 de la convention franco-congolaise ni l'article 8 de la CEDH. La demande d'injonction et de provision pour frais d'avocat est également rejetée.
Avocat : BELIGON
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507275
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de la société Soleil du Varlet, qui demandait l'annulation du refus de permis de construire pour un parc photovoltaïque. Le tribunal estime que l'arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que l'instruction du dossier a été régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de l'environnement.
Avocat : CABINET BOIVIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508751
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler les décisions d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour. La juridiction a jugé que les décisions étaient régulières, notamment en écartant le moyen d'incompétence du signataire et en estimant que l'administration avait procédé à l'examen particulier de la situation requise par les articles L. 511-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a toutefois admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : CADOUX
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508755
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une décision fixant le pays de renvoi et une interdiction de retour, prises à l'encontre d'un ressortissant afghan. La juridiction a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Elle a relevé d'office un moyen de non-lieu à statuer, considérant que la remise d'une attestation de prolongation d'instruction avait nécessairement abrogé la décision d'OQTF contestée, rendant la demande d'annulation sans objet.
Avocat : GODDET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508758
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante russe, visant à annuler les décisions de la préfète du Rhône refusant son titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que les conditions légales pour l'obtention d'un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale (article L. 423-23 du CESEDA) ou du travail (articles L. 435-1 et suivants du CESEDA) n'étaient pas remplies, et que l'atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'était pas disproportionnée. Les autres moyens, y compris ceux relatifs à l'intérêt supérieur de l'enfant, ont également été écartés.
Avocat : PETIT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508788
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une décision de pays de renvoi et une interdiction de retour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. C... et ne prononce pas l'annulation des décisions attaquées. Il écarte notamment les moyens tirés de l'incompétence du signataire et du défaut de motivation de l'OQTF. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, R. 521-1, L. 431-2 et D. 431-7) pour examiner la légalité des mesures d'éloignement.
Avocat : THEILLIERE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509371
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir du préfet de l'Ardèche visant à annuler un permis d'aménager un lotissement. Le juge a estimé que le maire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'opposant pas un sursis à statuer, malgré l'élaboration en cours d'un PLUi. La décision s'appuie sur l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, considérant que le projet, bien qu'en zone agricole, ne compromettait pas de manière suffisamment certaine l'exécution du futur plan.
Avocat : SCP LANGLAIS GENEVOIS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509971
**Sujet principal** : Demande d'expertise judiciaire concernant des non-conformités (plomb et nickel) dans les réseaux d'eau potable d'une crèche lyonnaise. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, est saisi pour statuer sur la demande de désignation d'un expert. La décision porte sur la recevabilité de la demande et l'intérêt à agir des parties, notamment de l'établissement public Eau du Grand Lyon – La Régie. **Textes appliqués** : L'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'ordonner toute mesure d'instruction utile.
Avocat : SELARL RACINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601875
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à la requérante pour déposer sa demande de titre de séjour dans un délai d'un mois. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant le délai anormal depuis la première démarche de la requérante en septembre 2023. En revanche, il a rejeté la demande d'enjoindre la délivrance immédiate d'un récépissé et a alloué à la requérante 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601928
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à une requérante dont le titre de séjour était expiré. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée et que l'administration était tenue à cette délivrance en vertu de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La préfète a donc été condamnée à fournir ce document dans un délai de quinze jours.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602978
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de titre de séjour. Le juge estime que les moyens soulevés par la requérante, concernant l'appréciation de ses ressources et le respect de sa vie privée, ne créent pas un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La demande est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : MOMAJIAN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603013
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'occupants sans titre d'une aire d'accueil des gens du voyage. Saisi par la communauté de communes Beaujolais Pierres Dorées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge a estimé que l'occupation irrégulière, perturbant le fonctionnement du service public, présentait le caractère d'urgence justifiant une mesure conservatoire. Il a donc enjoint aux occupants de libérer immédiatement les lieux, sans prononcer d'astreinte, mais en autorisant le recours à la force publique en cas de nécessité.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603062
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la société Valecobois Rhône Alpes visant à annuler la procédure d'attribution d'un marché public de déchets bois (lot n°3) par la métropole de Lyon. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a estimé que les manquements allégués aux obligations de publicité et de mise en concurrence n'étaient pas établis. La requête a été jugée irrecevable, notamment au motif que l'offre de la société requérante était elle-même irrégulière pour non-respect d'une clause technique du cahier des charges.
Avocat : CSF JURCO
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603137
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'une demande de référé-suspension contre un refus implicite de titre de séjour. Le juge a rejeté la demande, estimant que le requérant n'avait pas démontré l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, malgré ses allégations concernant une promesse d'embauche et une demande de séjour en tant que parent d'enfant français. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HASSID
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603407
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de suspension en référé du refus de renouvellement d'une carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une urgence suffisante justifiant la suspension, et qu'aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision du CNAPS. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et sur l'appréciation du comportement du requérant au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
Avocat : EKINCI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603541
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de suspension en référé d'une mise en demeure d'expulsion. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, sans attache locale ni situation de vulnérabilité particulière, ne justifiait pas d'un préjudice grave et immédiat. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : FIRMIN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305652
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société Médialand, qui contestait le refus de l'aide du fonds de solidarité COVID-19 pour les mois de février, mai et juin 2021. Le tribunal a jugé que la société ne remplissait pas les conditions d'éligibilité prévues par l'ordonnance du 25 mars 2020 et le décret du 30 mars 2020, notamment en ce qui concerne la perte de chiffre d'affaires requise. La demande d'injonction de versement et la demande d'allocation de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2306104
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision de révocation d'une monitrice-éducatrice pour vice de procédure. La juridiction a relevé que le refus de reporter la séance du conseil de discipline, alors que l'agent était en congé maladie et son avocate insuffisamment informée, avait méconnu ses droits de la défense. Le tribunal a fondé sa décision sur les articles 2 et 5 du décret n°89-822 relatif à la procédure disciplinaire dans la fonction publique hospitalière.
Avocat : BAZIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406433
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'une demande de carte de résident déposée par un ressortissant tunisien, père d'un enfant français. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, considérant qu'elle était entachée d'illégalité en raison d'un défaut de motivation, conformément aux articles L.211-2 et L.232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au réexamen de la demande dans un délai de deux mois.
Avocat : ROSSLER