Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502689
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté préfectoral du 18 avril 2025 rejetant la demande de titre de séjour de Mme B... et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet des Alpes-Maritimes avait méconnu les dispositions de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne procédant pas à une appréciation concrète des liens personnels et familiaux de la requérante au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois.
Avocat : TRAVERSINI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502762
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant polonais. Le juge a retenu que le préfet des Alpes-Maritimes n'avait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant, qui justifiait pourtant d'un emploi stable, en violation des exigences du code de l'entrée et du séjour des étrangers. L'Etat a été condamné à verser 1 000 € au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : VOGIN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504923
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête en excès de pouvoir de M. E... visant l'annulation d'un arrêté préfectoral de mise à exécution d'une mesure d'expulsion et d'assignation à résidence. La juridiction écarte les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, considérant que l'arrêté attaqué est régulier. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET D'AVOCATS JULIEN DARRAS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505869
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. La juridiction écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, d'une erreur de droit, de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation, faute pour la requérante d'apporter des précisions suffisantes. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KARZAZI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506048
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A... C..., ressortissante tunisienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 30 juillet 2025 refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence de la signataire, d'un défaut de motivation et d'une méconnaissance des dispositions applicables. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L.423-1, L.423-23) et le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : GUIGUI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506135
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté préfectoral rejetant la demande de titre de séjour de la requérante et lui imposant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a retenu que la décision était insuffisamment motivée au regard des exigences de l'article L.211-2 du code des relations entre le public et l'administration, et a ordonné à l'administration de réexaminer la situation de l'intéressée. Le tribunal a également alloué une somme d'argent à la requérante sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GOSSA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506705
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté préfectoral du 31 octobre 2025 refusant un titre de séjour à M. B... et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que le préfet des Alpes-Maritimes avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en ne soumettant pas la demande à la commission du titre de séjour, alors que l'étranger justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Les autres moyens n'ont pas été examinés, et la juridiction a rejeté les demandes d'injonction et de condamnation pécuniaire.
Avocat : TRAVERSINI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304176
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête d'une société civile professionnelle contestant sa dette fiscale. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions, les qualifiant de recours en interprétation d'un simple bordereau de situation fiscale, qui ne présentait pas de difficulté d'interprétation particulière liée à un litige né et actuel. La juridiction a appliqué les principes du code de justice administrative relatifs aux recours en interprétation, sans avoir à examiner le fond de la demande de prescription de la dette.
Avocat : LAMBERT
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305210
La décision concerne le rejet d'une demande de dégrèvement d'office de l'impôt sur les sociétés pour cause de double imposition. Le Tribunal Administratif de Nice a jugé le recours irrecevable. La juridiction a retenu que le refus d'accorder un dégrèvement sur le fondement de l'article R.211-1 du livre des procédures fiscales, qui confère un pouvoir purement gracieux à l'administration, est insusceptible de recours.
Avocat : CULIOLI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305278
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de décharge des prélèvements sociaux pour les années 2012, 2013 et 2014, après un non-lieu partiel pour 2018-2020 suite à un dégrèvement administratif. Le tribunal a jugé que la requérante, de nationalité française ayant transféré son domicile à Monaco, était réputée résidente fiscale en France au sens de l'article 4 B du CGI et de l'article 7 de la convention franco-monégasque de 1963, l'assujettissant aux contributions sociales sur ses revenus du patrimoine. Les textes appliqués incluent le code général des impôts, le code de la sécurité sociale et la convention fiscale bilatérale.
Avocat : SELARL ASKESIS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305368
La société Mizix demandait le remboursement d'un crédit de TVA de 1 450 € pour 2021 devant le Tribunal Administratif de Nice. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que la société n'avait pas produit les justificatifs, notamment les factures, nécessaires pour prouver le bien-fondé de sa demande. La décision s'appuie sur les articles L.177 du livre des procédures fiscales et 271 du code général des impôts, qui imposent la charge de la preuve et la possession des documents justificatifs pour exercer le droit à déduction.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600734
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par une société demandant l'injonction au préfet de délivrer ou de statuer sur le renouvellement de son agrément de domiciliation d'entreprises. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur la demande dans un délai d'un mois, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également alloué à la société une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SELARL MAITRE BARBARO ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601735
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'un refus de regroupement familial pour une enfant restée au Maroc. Le juge a reconnu l'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en raison de la longue séparation familiale, mais n'a pas retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La requête a été examinée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LE GARS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602137
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. E... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assorti d'une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a considéré que le comportement de l'intéressé, caractérisé par de multiples condamnations pénales, constituait une menace pour l'ordre public justifiant la mesure, sans méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
Avocat : LEMAIRE
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600321
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour, sur le fondement de l'urgence (référé administratif). **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la requérante n'apporte pas la preuve de tentatives répétées et infructueuses sur la plateforme ANEF, ni ne justifie de circonstances particulières caractérisant une situation d'urgence. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui régit le référé "mesures utiles" et exige la démonstration d'une situation d'urgence.
Tribunal Administratif de St Martin — N° TA108-2600029
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté de licenciement d'un chirurgien hospitalier. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le licenciement est une conséquence obligatoire de la radiation de l'intéressé par l'Ordre des médecins, une décision qui n'est pas contestée dans le cadre de ce recours. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité.
Avocat : BAROK AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603327
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la préfète des Alpes-de-Haute-Provence d'une demande de suspension en référé d'un arrêté municipal. Le litige porte sur la légalité du retrait, par le maire, d'un précédent arrêté ayant abrogé une autorisation d'urbanisme pour une piste de scooter des neiges. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, considérant que la légalité de l'arrêté initial d'abrogation était sérieusement contestable, notamment au regard des règles de procédure (article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration) et des délais applicables en matière d'urbanisme.
Avocat : CM AVOCATS MARSEILLE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603359
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a accordé une provision au requérant pour le préjudice lié à l'absence de relogement par l'État, suite à une décision de la commission de médiation. Le juge a estimé que l'obligation de reloger n'était pas sérieusement contestable, mais a réduit la provision demandée de 15 000 € à 600 €, en l'absence de garantie, sur la base d'une évaluation forfaitaire. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603363
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'une demande de liquidation d'une astreinte et d'une nouvelle injonction astreinte pour assurer l'exécution d'une précédente ordonnance. Le juge a constaté l'exécution tardive par le préfet de l'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour à M. A..., et a donc liquidé l'astreinte initiale de 40 euros par jour pour la période de retard. Il a également prononcé une nouvelle astreinte de 150 euros par jour pour garantir la délivrance définitive de la carte de séjour, en application des articles L. 521-4 et L. 911-7 du code de justice administrative.
Avocat : RUDLOFF
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603663
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de rejet opposée par le préfet des Bouches-du-Rhône au renouvellement du certificat de résidence d'un commerçant algérien. Le juge a retenu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et le requérant a été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.
Avocat : GILBERT