Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602402
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative), a ordonné à la préfète de l'Essonne de convoquer la requérante pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par une attente anormalement longue depuis juin 2022, générant un préjudice pour ses études, et que la mesure sollicitée était utile. La décision s'appuie sur les obligations de l'administration en matière de droit au séjour des étrangers.
Avocat : HAFAYEDH
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602409
Le Tribunal administratif de Versailles a statué sur une demande en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) concernant la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction à une étrangère. La juridiction a pris acte du désistement de la requérante sur sa demande d'injonction, l'administration ayant finalement délivré le document. Elle a ensuite rejeté sa demande de condamnation de l'État aux frais irrépétibles (article L. 761-1 du CJA), estimant qu'elle n'était pas justifiée en l'espèce.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602868
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Essonne de convoquer la requérante pour un rendez-vous en préfecture afin d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'expiration de son dernier récépissé et le blocage de son compte ANEF, l'empêchant de régulariser sa situation et menaçant son emploi. La décision s'appuie sur les obligations de l'administration en matière de délai raisonnable pour instruire les demandes de séjour.
Avocat : MOREL
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602895
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet des Yvelines de lui délivrer un récépissé ou un rendez-vous pour sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, en situation irrégulière et ne pouvant prétendre à un titre de plein droit, ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, notamment en l'absence de circonstances particulières dans son cas. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602911
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles (juge des référés). Solution retenue : Non-lieu à statuer sur la demande d'injonction (devenue sans objet) et rejet des autres conclusions, notamment la demande de condamnation aux dépens. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) et article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (attestation de prolongation d'instruction). La demande a perdu son objet car l'administration a délivré l'attestation pendant l'instance.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603228
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi d'une demande de référé-suspension par la société TDF concernant le refus implicite du maire de Bouafle de délivrer un certificat de non-opposition tacite à une déclaration préalable pour l'installation d'une station de téléphonie mobile. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'intérêt public du déploiement du réseau mobile et les engagements contractuels de l'opérateur, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du refus au regard de l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de la décision municipale et enjoint au maire de délivrer le certificat à titre provisoire.
Avocat : BON-JULIEN
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603278
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en prononçant une astreinte pour assurer son exécution. Le juge a constaté l'inexécution par le préfet des Yvelines d'une injonction de réexaminer la situation d'un étranger et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, il a assorti cette injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard après un nouveau délai de quinze jours.
Avocat : CARDOSO
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603307
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension en référé de l'arrêté préfectoral autorisant des chasses nocturnes expérimentales de sangliers. Le juge a estimé que l'association requérante n'avait pas démontré l'urgence caractérisée nécessaire à une suspension, ni soulevé de doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 427-6 et L. 424-4 du code de l'environnement. La demande de provision sur frais a également été rejetée.
Avocat : GEO AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505103
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, visant à annuler l'arrêté lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas applicable à sa situation, les ressortissants tunisiens sollicitant un titre au titre d'une activité salariée étant régis par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Le tribunal a également estimé que le refus de titre et l'obligation de quitter le territoire ne constituaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DANTCIKIAN
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2300736
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la SASU Grassin d'un recours en plein contentieux contestant des rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés, ainsi que le rejet de la déductibilité de certaines provisions. La juridiction a rejeté les principales demandes de la société, considérant notamment que les charges liées à une indemnité de rupture conventionnelle refacturées par une société tierce n'étaient pas déductibles au titre de l'impôt sur les sociétés, car elles ne présentaient pas un caractère propre à l'entreprise requérante. Le tribunal a appliqué les dispositions du code général des impôts, en particulier l'article 39-1, et a rejeté la demande de condamnation de l'État aux dépens.
Avocat : SELARL D'AVOCATS TEN FRANCE
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301179
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande en responsabilité de la SARL Ambulances A... contre la CPAM de la Vienne, suite à la résiliation de sa convention. La juridiction a estimé que la relaxe pénale définitive de la société ne suffisait pas à caractériser une faute de la part de la CPAM dans l'exercice de son pouvoir de sanction conventionnelle. La décision s'appuie sur les dispositions de la convention nationale des transporteurs sanitaires privés et du code de la sécurité sociale.
Avocat : SELARL D'AVOCATS TEN FRANCE
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301785
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus par Pôle emploi (devenu France Travail) d'une aide à la mobilité pour sa formation. Le juge a exercé son office de pleine juridiction pour examiner les droits du requérant au regard des dispositions de la délibération n°2022-56 de Pôle emploi, applicable en l'espèce. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment sur les délais de réponse et une erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés et que le refus de l'aide n'était pas entaché d'illégalité.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302358
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de M. A... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et une saisie administrative liées à une affaire de stupéfiants. Le tribunal estime que l'administration fiscale a légalement appliqué l'article 1649 quater 0-B bis du code général des impôts pour réévaluer ses revenus imposables en 2019 sur la base de la valeur vénale du cannabis saisi et des produits présumés de l'infraction. Les conclusions concernant la mainlevée de la saisie sont jugées irrecevables, car la contestation de la forme des poursuites ne relève pas du juge administratif et le recours contre la décision de rejet était tardif.
Avocat : LAVALETTE AVOCATS CONSEILS
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302470
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. et Mme A... visant à réduire leurs cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 à 2023. La juridiction a jugé irrecevable la demande pour 2021, faute de réclamation préalable dans les délais prescrits par les articles R.* 190-1 et R.* 196-2 du Livre des Procédures Fiscales. Elle a également estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer pour 2023, un dégrèvement total ayant déjà été accordé par l'administration. Enfin, concernant l'année 2022, le tribunal a examiné le fond de la demande mais a conclu que les requérants ne remplissaient pas les conditions pour bénéficier du plafonnement prévu à l'article 1417 du Code Général des Impôts.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302521
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de la société Parimarni, qui contestait des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA) pour les exercices 2017 et 2018. Le tribunal a jugé que les dépenses de travaux engagées par la société pour des biens immobiliers n'appartenant pas à son actif constituaient un acte anormal de gestion, justifiant leur réintégration dans le résultat imposable et le rejet de la déduction de la TVA correspondante. La décision s'appuie sur les articles 39-1 du code général des impôts (CGI) pour l'impôt sur les sociétés et sur les principes généraux du droit de déduction de la TVA.
Avocat : CABINET TARAN
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302551
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu. Le litige portait sur la reprise par l'administration fiscale d'un crédit d'impôt pour la transition énergétique, au motif que la contribuable n'avait pas justifié l'éligibilité de sa dépense. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles 200 quater et 1736 du code général des impôts, le bénéfice du crédit d'impôt est subordonné à la production, sur demande de l'administration, d'une facture détaillée répondant à des critères stricts, condition que Mme A... n'a pas remplie.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400813
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement et à obtenir la délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet de la Vienne avait légalement refusé le renouvellement du titre de séjour, car M. A..., sollicitant un titre de travailleur temporaire, n'avait pas joint d'autorisation de travail à sa demande, condition exigée par l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres décisions attaquées (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, etc.) ont été considérées comme légales, notamment au regard de l'absence de titre de séjour régulier.
Avocat : BONNET
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401717
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. D... B... visant à annuler son assignation à résidence de 180 jours. Le tribunal a jugé que le préfet de la Vienne avait légalement pris cette mesure, car l'intéressé, faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) exécutoire et étant dans l'impossibilité de partir, relevait des dispositions de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a estimé que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, et que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la vie familiale (article 8 de la CEDH) et aux garanties de représentation, n'étaient pas fondés.
Avocat : ROBIN
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2402414
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de M. D... visant à annuler le refus de délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge estime que l'administration a légalement apprécié sa situation personnelle au regard des conditions posées par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que le préfet n'était pas tenu de suivre l'avis favorable de la commission départementale. La demande d'injonction de délivrer un titre et la demande de condamnation pécuniaire sont également rejetées.
Avocat : COTTET
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2403033
**Sujet principal** : Recours contre le classement sans suite d'une demande de titre de séjour pour motif de dossier incomplet. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête comme irrecevable, considérant que le refus d'enregistrement fondé sur l'incomplétude du dossier ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. **Textes appliqués** : Articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que son annexe 10, relatifs aux pièces justificatives requises pour une demande de titre de séjour.