Jurisprudence administrative

965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

965 937

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605042

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté d'exclusion définitive d'un lycéen. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'élève est désormais scolarisé dans un autre établissement, ce qui ne caractérise pas une atteinte grave et immédiate à son droit à l'éducation. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : LANTELME

31 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605123

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour autorisant le travail à un ressortissant étranger. Le juge a considéré que le refus de délivrance, malgré une demande complète et non abusive, portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de travailler. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la délivrance de plein droit du récépissé.

Avocat : GNALEDOME

31 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605259

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension et l'annulation du transfert scolaire de ses enfants. Le juge a jugé la demande irrecevable car elle ne respectait pas la procédure de l'article R. 522-1 du code de justice administrative, qui exige que la demande de suspension soit présentée dans une requête distincte de celle visant l'annulation. La décision a donc été rejetée sans examen du fond, sur le seul vice de procédure.

31 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605354

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'une ressortissante tunisienne visant à enjoindre au préfet de statuer sur son renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, rendant l'injonction impossible. La décision s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

31 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605390

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un étudiant étranger visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de titre de séjour. Le juge a estimé que le délai de près de deux mois entre l'expiration du titre et la saisine du tribunal était contradictoire avec l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de la procédure d'urgence, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

31 mars 2026
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503989

Le Tribunal Administratif de Caen, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus d'agrément pour devenir policier adjoint, se déclare incompétent. Il estime que le litige, relatif à une décision individuelle de recrutement dans la police nationale, relève de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel siège l'autorité ayant pris la décision, en l'occurrence le Tribunal Administratif de Rennes. La juridiction s'appuie sur les articles R. 312-1 et R. 312-12 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de la sécurité intérieure relatives aux enquêtes administratives pour les emplois de sécurité.

Avocat : ASSOCIATION MARAND-GOMBAR MALGORN

31 mars 2026
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503990

Le Tribunal administratif de Caen se déclare incompétent pour statuer sur le recours en annulation d'un refus d'agrément pour devenir gardien de la paix. Le tribunal estime que la juridiction compétente est le Tribunal administratif de Rennes, car le siège de l'autorité ayant pris la décision (la préfète déléguée pour la défense et la sécurité de la zone Ouest) s'y trouve. La solution est fondée sur les articles R. 312-1 et R. 1211-4 du code de la défense, ainsi que sur l'article R. 351-3 du code de justice administrative qui prévoit la transmission du dossier.

Avocat : ASSOCIATION MARAND-GOMBAR MALGORN

31 mars 2026
TA21Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601429

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de travaux d'abattage d'arbres et d'injonction formulée par des requérants. Le juge a estimé que les requérants n'avaient pas établi l'urgence ni démontré une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de protection de l'environnement, notamment au regard des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative. La demande de condamnation de la commune aux frais a également été rejetée sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : LEGIPLANET AVOCATS

31 mars 2026
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601340

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision rejetant la désignation d'un AESH à temps plein. Le juge estime que le requérant, qui invoque l'impact sur la scolarité de son enfant, ne démontre pas le caractère suffisamment grave et immédiat de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Avocat : CARLINI ET ASSOCIÉS

31 mars 2026
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602494

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral de refus de renouvellement de titre de séjour et d'expulsion. La juridiction retient une irrecevabilité manifeste car le requérant n'a pas joint à sa demande de suspension la copie de sa requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application des articles R. 522-2 et L. 522-3 du même code, le juge des référés a pu rejeter la requête sans instruction préalable ni invitation à régulariser.

Avocat : CAMBON

31 mars 2026
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503089

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance du requérant concernant le rejet de sa demande de prime « MaPrimeRénov’ » par l'Agence nationale de l'habitat (Anah). Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'ayant pas répondu dans le délai imparti, a été réputé s'être désisté. La juridiction a appliqué les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement pur et simple.

31 mars 2026
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602343

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision d'EDF OA refusant un contrat de complément de rémunération pour une augmentation de puissance d'une centrale photovoltaïque. Le juge estime que la société requérante n'a pas démontré l'existence d'une situation d'urgence, ni au regard d'un intérêt public suffisamment grave et immédiat, ni au titre d'un préjudice économique sérieux. La décision est rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET D'AVOCATS VOLTA AG

31 mars 2026
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602543

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral du 9 février 2026 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une urgence suffisamment grave et immédiate au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, malgré les allégations de préjudice professionnel et personnel. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés contre la légalité de l'arrêté.

31 mars 2026
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601864

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus d'autorisation de travail pour un salarié étranger, fondée sur des manquements graves à la sécurité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car le salarié dispose d'un titre autorisant le travail jusqu'à une date ultérieure, et que la société requérante ne démontre pas de difficultés immédiates et graves dans son organisation. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée) et se réfère au code du travail (notamment les articles relatifs à l'autorisation de travail et à la sécurité).

Avocat : SELARL BOILEAU AVOCATS-CONSEILS

31 mars 2026
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601922

Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de Mme C... visant à annuler son assignation à résidence. Il juge que l'arrêté a été signé par une autorité compétente et que le préfet a procédé à un examen suffisant de sa situation. Les moyens tirés de la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention relative aux droits de l'enfant sont écartés, l'assignation à résidence n'ayant pas pour objet un éloignement.

Avocat : CLAIRAY

31 mars 2026• Eloignement urgent
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204389

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral du 17 juin 2022 ordonnant la saisie définitive des armes du requérant. Le juge a estimé que le préfet de l'Isère avait commis une erreur d'appréciation en se fondant principalement sur des procédures pénales classées sans suite pour justifier du danger grave requis par les articles L. 312-7 et L. 312-9 du code de la sécurité intérieure. La juridiction a en conséquence ordonné la restitution des armes initialement saisies.

Avocat : LADOUX

31 mars 2026• 8ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205010

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté municipal refusant un permis de construire pour un immeuble de logements et un commerce à Evian-les-Bains. Le juge a estimé que le maire avait commis une erreur de droit en appliquant l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, car le site d'implantation du projet, situé dans une zone urbaine dense sans protection patrimoniale spécifique, ne présentait pas une qualité paysagère ou architecturale justifiant un refus au titre de la protection du caractère des lieux. La décision implicite de rejet du recours gracieux est également annulée.

Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT

31 mars 2026• 2ème Chambre
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2404506

Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête d'un militaire contestant le calcul d'un rappel d'indemnité pour charges militaires. Le juge estime que les moyens invoqués, fondés sur l'injustice perçue de la décision et non sur sa légalité, sont inopérants ou insuffisamment précis. L'ordonnance est rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant un rejet pour moyens manifestement infondés.

31 mars 2026
TA35Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2404587

Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête d'un contribuable visant à être déchargé de la cotisation minimale de cotisation foncière des entreprises pour 2023. Le juge estime que le moyen invoqué, fondé sur le chiffre d'affaires réel de l'année de référence (2021), est inopérant car il ne conteste pas le motif légal de l'administration, qui procède à une annualisation de ce chiffre d'affaires. La décision est prise par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejetant une requête ne comportant qu'un moyen inopérant.

31 mars 2026
TA35Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2406458

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu. Le juge a constaté que la requête, dépourvue de tout moyen juridique, était manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes irrecevables non régularisées.

31 mars 2026