Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505961
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête de Mme B... qui demandait le remboursement de son versement forfaitaire libératoire de l'impôt sur le revenu pour 2023. Le tribunal estime que ses moyens sont inopérants, car l'administration fiscale n'a pas d'obligation d'information préalable sur les conséquences de l'option et que la contestation de la proportionnalité de l'impôt est irrecevable en l'espèce. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et 151-0 du code général des impôts.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602173
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... contestant les résultats des élections municipales du 15 mars 2026 à Pleslin-Trigavou. La juridiction estime que les moyens soulevés, relatifs à l'organisation des bureaux de vote, à la radiation des listes électorales et à un litige personnel avec le maire, sont soit inopérants, soit insuffisamment précisés. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 773-1 du code de justice administrative, permettant un rejet par ordonnance pour de tels motifs.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602208
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette une requête anonyme sollicitant des sanctions (suspension de subventions, excuses publiques) contre une liste et un club de football pour des faits liés aux élections municipales. La juridiction constate que la requête est irrecevable, car elle ne respecte pas l'obligation d'indiquer le nom et le domicile du requérant (article R. 411-1 du code de justice administrative). Elle estime en outre que le juge administratif n'est pas compétent pour prononcer les mesures demandées, justifiant ainsi un rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602433
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... pour incompétence. Le juge administratif estime que la contestation d'une mesure de tutelle, ordonnée par le juge des contentieux de la protection, relève exclusivement de la juridiction judiciaire. La décision s'appuie sur les articles L. 213-4-1 et L. 213-4-2 du code de l'organisation judiciaire, et applique la procédure de rejet sans instruction prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406576
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de délivrance d'un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral contesté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les dispositions légales invoquées, notamment l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'article 8 de la CEDH et l'intérêt supérieur de l'enfant. Le juge a considéré que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour sollicité.
Avocat : MALIK
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511461
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par une agente publique. Le juge a estimé que la mesure, sollicitée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour évaluer des préjudices liés à un accident et une maladie professionnelle, était prématurée. Cette décision est motivée par le fait que l'agent est toujours en arrêt de travail pour inaptitude temporaire, rendant impossible une évaluation définitive des préjudices, ce qui lui ôte le caractère d'utilité requis par la loi.
Avocat : RENOUARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513720
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer une ressortissante algérienne pour l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de quinze jours. Le juge a retenu l'urgence au regard du risque de suspension de son contrat de travail et de sa situation de mère isolée de deux enfants mineurs, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également condamné l'État à lui verser 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code pour ses frais.
Avocat : DEME
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600205
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal estime que la décision, prise après le rejet d'une demande d'asile, est régulière, notamment car elle est suffisamment motivée et ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il accorde cependant l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : CORTÉS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600625
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'injonction à la préfète de l'Isère de statuer sur son renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation. Le juge a estimé que l'injonction de statuer, qui aurait un caractère définitif, ne relevait pas de sa compétence en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, réservée aux mesures conservatoires ou provisoires. Il a également constaté que la requérante disposait déjà d'une attestation de prolongation d'instruction valide, rendant sa demande sans objet.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600629
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante tunisienne visant à enjoindre à la préfète de la Haute-Savoie de convoquer la requérante pour la prise d'empreintes dans le cadre de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le silence de l'administration au-delà du délai de quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est exclu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La juridiction indique que la requérante doit, pour contester ce rejet implicite, utiliser la voie du référé-suspension prévue à l'article L. 521-1 du même code, accompagnée d'un recours en annulation.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403800
Le Tribunal administratif de Grenoble donne acte du désistement d'instance de la requérante concernant le contentieux de son taux d'invalidité post-accident du travail. Il statue néanmoins sur la demande d'indemnité au titre des frais irrépétibles. La juridiction condamne la Caisse nationale des retraites des agents des collectivités locales à verser à la requérante la somme de 1 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS WEBER
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206076
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté municipal n'ayant pas fait opposition à l'installation d'un relais de téléphonie mobile. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal examine la recevabilité de l'intervention volontaire de Bouygues Télécom, qu'il estime justifiée par un intérêt suffisant lié au déploiement de son réseau et à un mandat contractuel avec le promoteur. **Textes appliqués** : L'article R. 632-1 du code de justice administrative (conditions de l'intervention volontaire).
Avocat : HAMRI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206631
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SCCV Villas Mimosas visant à annuler le refus de permis de construire pour sept maisons. Le juge a estimé que le motif tiré de la méconnaissance de l'article UC6 du plan local d'urbanisme (PLU), concernant l'impact paysager du projet, était légal et suffisant à lui seul à justifier le refus. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article L. 600-4-1.
Avocat : PERSIGNY CONSEIL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207668
Sujet principal : Recours en annulation contre la décision du maire de ne pas s'opposer à l'implantation d'un relais de radiotéléphonie. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (formation de 1ère Chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de M. A... et annule l'arrêté du maire uniquement pour vice de procédure (incomplétude du dossier de déclaration préalable concernant la mention d'une parcelle cadastrale). Les autres moyens soulevés par le requérant (incompétence, autres vices de procédure, méconnaissance du code de l'urbanisme et du PLU) sont écartés. Textes appliqués : Code des postes et des communications électroniques (articles L. 34-9-1 et R. 20-29), Code de l'urbanisme (notamment articles R. 423-10, R. 423-53, R. 111-26, R. 111-27, R. 431-36 et dispositions du PLU local), et Code de justice administrative (articles L. 761-1 et R. 632-1).
Avocat : HAMRI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603295
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, car il a été introduit le 25 mars 2026 alors que le délai de recours contentieux spécial de sept jours, prévu par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait expiré depuis la notification de la décision le 11 décembre 2025. La demande d'aide juridictionnelle ne pouvant proroger ce délai impératif, le rejet a été prononcé en application de l'article R. 922-17 du même code.
Avocat : LABARTHE AZEBAZE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603417
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté de non-opposition à une déclaration préalable de travaux. La société requérante, voisine du projet, n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision municipale, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête, la jugeant mal fondée.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605312
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'une demande de référé-suspension et d'injonction contre le refus de visas "talent" pour une famille. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur le fond, car l'administration avait délivré les visas après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. Il a néanmoins condamné l'État à verser 550 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : DE LESPINAY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605422
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur la demande de suspension et d'injonction. En effet, la demande de visa ayant été accordée par l'administration après l'introduction du recours, celle-ci est devenue sans objet. Le juge condamne néanmoins l'État à verser 550 euros à la requérante au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DESGREE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606045
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet de la Loire-Atlantique pour qu'il propose une solution d'hébergement stable à un père et son enfant vulnérable. Le juge constate que la demande est devenue sans objet, car le préfet a, postérieurement à la requête, mis en place une prise en charge hôtelière pour les requérants. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Le requérant est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et une somme est allouée à son conseil.
Avocat : RENAUD
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2503612
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire. Le juge a estimé que le recours était manifestement irrecevable car les requérants n'avaient pas notifié leur recours au titulaire du permis et à la commune dans le délai de quinze jours prévu par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. En application de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, le tribunal a également condamné les requérants à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais non compris dans les dépens.
Avocat : SCP VEDESI