Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516365
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance le recours en excès de pouvoir contre le refus d'une allocation d'aide sociale à l'enfance. Le tribunal estime que la requête, qui contestait l'appréciation des ressources, ne comporte pas les précisions et pièces justificatives nécessaires pour en apprécier le bien-fondé, malgré une mise en demeure de régularisation. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes insuffisamment motivées après l'expiration du délai de recours.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604161
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de sanctions disciplinaires (interdiction d'inscription post-bac et nullité d'épreuves) prononcées contre un candidat au baccalauréat pour suspicion de fraude. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : FUSTER
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600667
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. La requérante, dont le permis de visite en établissement pénitentiaire avait été suspendu, ne demandait pas l'annulation de cette décision mais uniquement la rectification des mentions la concernant dans l'acte. Le tribunal a jugé que de telles conclusions, assimilables à une injonction présentée à titre principal en l'absence de demande d'annulation, ne relevaient pas de sa compétence, conformément aux articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306769
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). La juridiction a jugé, en application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, que la situation de précarité financière invoquée par la requérante n'était pas établie au regard de ses revenus et charges démontrés. Bien que sa bonne foi ne soit pas contestée, l'absence de preuve d'une situation de précarité justifiant la remise de la créance a conduit au rejet de sa demande.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602591
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de l'association Avre Luce Noye qui sollicitait la communication de documents relatifs à une procédure de commande publique par la commune de Béziers. Le juge a estimé que l'association, faute de produire ses statuts et délibérations, ne justifiait pas de son intérêt à agir et ne démontrait pas le caractère d'urgence requis. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge ayant fait application de ce dernier pour rejeter la requête.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203793
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé le refus préfectoral d'autoriser un requérant à acquérir et détenir des armes de catégorie B pour le tir sportif. Le juge a estimé que le préfet de l'Isère avait commis une erreur d'appréciation en fondant sa décision uniquement sur des mentions au fichier des antécédents judiciaires, sans en détailler la consistance matérielle, notamment pour des faits présumés de harcèlement. La décision est annulée pour inexacte application des articles L. 312-4 et R. 312-21 du code de la sécurité intérieure.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207065
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'annulation du classement de deux parcelles en zone agricole dans le Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUi) de Chautagne. Les requérants contestaient ce classement au motif d'une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a estimé que l'autorité compétente n'avait pas commis d'erreur dans l'appréciation du potentiel agricole des terrains, conformément aux articles L. 151-11, L. 151-12 et R. 151-22 du code de l'urbanisme. La fin de non-recevoir opposée par la communauté d'agglomération Grand Lac, fondée sur le caractère tardif du recours, a également été écartée, la preuve de la publicité régulière de la délibération n'étant pas rapportée.
Avocat : ADAMO-ROSSI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602841
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète de l'Isère de délivrer un titre de séjour provisoire à Mme B... Le juge a constaté l'inexécution de cette injonction et a ordonné la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction assortie du droit au travail, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, permettant de modifier une mesure antérieure face à un élément nouveau, en l'occurrence l'inexécution de l'injonction initiale.
Avocat : HUARD
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600343
Le Tribunal Administratif de Nancy statue sur une requête en excès de pouvoir visant le refus de délivrance d'une carte de résident. La juridiction constate un désistement d'office du requérant, faute d'avoir confirmé le maintien de sa demande après mise en demeure. Elle donne acte de ce désistement par ordonnance, en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : JEANNOT
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600958
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, a été saisi de deux requêtes en excès de pouvoir visant respectivement un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et un arrêté de maintien en rétention. Considérant que l'intéressé, initialement en rétention à Metz, a été libéré et assigné à résidence dans le Cher, le tribunal s'est déclaré incompétent. Il a transmis les dossiers au Tribunal administratif d'Orléans, en application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal du lieu d'assignation à résidence.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600930
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le maintien de la suspension de fonctions d'un officier de l'armée de terre. La juridiction a décliné sa compétence au profit du Conseil d'État, statuant que ce litige relève de la discipline des agents nommés par décret du Président de la République. Cette solution s'appuie sur l'article R. 311-1 3° du code de justice administrative et l'article 13 de la Constitution.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600943
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en annulation d'un ressortissant tunisien visant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la légalité de l'OQTF, fondée sur l'absence de titre de séjour et l'exercice d'une activité non autorisée, n'était pas affectée par les conditions du contrôle d'identité préalable. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : EL MOUKHTARI
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400313
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la société Domaine du Rey, qui contestait le refus de permis d'aménager pour l'extension d'un camping. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision implicite de rejet du préfet, considérant que cet acte n'était pas susceptible de recours contentieux. La juridiction a également estimé que le maire était fondé à refuser le permis au regard des dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du site patrimonial remarquable.
Avocat : CABINET FERRANT
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602539
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait le refus du conseil départemental de l'ordre des médecins du Nord de transmettre sa plainte à la chambre disciplinaire. Le tribunal estime que la requête est irrecevable, car aucune règle n'impose une procédure contradictoire préalable à ce stade et les autres moyens ne sont pas suffisamment précisés. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables ou aux moyens manifestement infondés.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507726
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus était légal, notamment en écartant les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a considéré que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) en découlait légalement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : AIRIAU
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603348
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant la remise d'un ressortissant albanais aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire mais a jugé infondés les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen particulier de sa situation et les erreurs alléguées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DEME
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603723
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d’une décision de placement en disponibilité d’office pour maladie d’une agent public. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car la requérante ne démontre pas que cette mesure lui cause une atteinte grave et immédiate, notamment en termes de perte substantielle de rémunération. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL ACTIVE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603845
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction faite à la préfète du Rhône de statuer sous dix jours sur une demande de regroupement familial. Le juge a considéré que le délai légal de six mois pour statuer, prévu à l’article R. 434-26 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’était pas expiré. Par conséquent, la condition d’absence de contestation sérieuse requise par l’article L. 521-3 du code de justice administrative n’était pas remplie, justifiant le rejet de la requête.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603867
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer un duplicata de carte de résident. Le juge a estimé que les conditions légales d'urgence et d'utilité exigées par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étaient pas remplies, notamment en raison de l'absence de justification des troubles allégués et du délai de plus de trois ans écoulé depuis l'attestation de décision favorable. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607124
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé du licenciement d'un pharmacien inspecteur de santé publique stagiaire pour insuffisance professionnelle. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une urgence suffisante justifiant la suspension et n'établissait pas de doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment quant au respect de ses droits à la défense et de la procédure de titularisation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : CABINET ARVIS & BOURGEOIS AVOCATS (SELARL)