Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603041

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a liquidé une astreinte prononcée contre l'État pour retard dans l'exécution d'une injonction. Le juge a condamné l'État à verser 2 100 euros à un étranger, M. Prince B., car la préfecture des Hauts-de-Seine a tardé à délivrer une attestation de prolongation d'instruction lui permettant de travailler. La juridiction a rejeté les justifications de l'administration (augmentation d'activité et dysfonctionnements) et a appliqué les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative relatifs à la liquidation des astreintes.

25 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603104

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, ressortissant algérien entré avec un visa "famille de français", n'apporte pas la preuve d'une urgence suffisamment grave et immédiate, malgré l'expiration prochaine de son visa et un contrat de travail signé. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : ROSIN

25 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603938

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé d'un demandeur sollicitant l'injonction au préfet de lui attribuer un logement adapté, suite à une décision de priorité. Le juge a jugé la demande irrecevable, car la loi (article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation) institue un recours spécial exclusif pour faire exécuter une telle décision, excluant ainsi la voie du référé général (article L. 521-3 du code de justice administrative). La demande de condamnation aux dépens du préfet a également été rejetée.

25 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604057

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé d'une ressortissante algérienne demandant l'injonction au préfet de lui délivrer un récépissé de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, selon laquelle la mesure ne doit pas faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, n'est donc pas remplie.

Avocat : MOLLER

25 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604095

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire. Le juge a pris acte du désistement du requérant concernant sa demande d'injonction sous astreinte visant le préfet, et n'a donc pas eu à statuer sur ce point. Enfin, il a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.

Avocat : CHINOUF

25 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604164

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné au préfet du Val-d'Oise d'examiner et d'instruire la demande de naturalisation du requérant dans un délai d'un mois, sous astreinte. Le juge a retenu l'urgence en raison d'une inertie administrative déraisonnable de plus d'un an, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également condamné l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : LASSOUED

25 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604191

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant une injonction au préfet. Le juge a estimé que la demande de communication d'une obligation de quitter le territoire était inutile, cette décision n'étant pas établie, et que le risque d'interpellation allégué lors d'une convocation en préfecture n'était ni avéré ni susceptible d'être prévenu par une mesure d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : BERREBI-WIZMAN

25 mars 2026
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02046

Avocat : SCP THOUVENIN, COUDRAY, GREVY

25 mars 2026• 2ème chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA05067

Avocat : SELARL AEQUAE

25 mars 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600424

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Lumio pour une miellerie. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le préfet, fondés sur le code de l'urbanisme, le plan local d'urbanisme et le plan de prévention des risques incendie, créaient un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.

25 mars 2026
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301819

La décision du Tribunal Administratif de Pau concerne le recours d'une SCI contre des mises en demeure de payer des taxes foncières et le rejet de ses réclamations. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître des contestations relatives à la régularité formelle des actes de poursuite (mises en demeure), relevant des juridictions judiciaires. Cette solution s'appuie sur la répartition des compétences entre l'ordre administratif et judiciaire en matière de procédures de recouvrement fiscal.

Avocat : SCP ADJUDICIA

25 mars 2026• JUGE UNIQUE 1
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400292

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de décharge partielle de taxe foncière sur les propriétés bâties pour des locaux commerciaux vacants. La requérante invoquait l'article 1389 du code général des impôts, qui prévoit un dégrèvement en cas de vacance involontaire d'une partie d'immeuble susceptible d'exploitation séparée. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve suffisante que la vacance prolongée des locaux commerciaux était indépendante de sa volonté, condition essentielle pour bénéficier du dégrèvement.

Avocat : LÉCUSSAN

25 mars 2026• JUGE UNIQUE 1
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400466

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté une demande d'expertise graphologique visant à déterminer l'auteur d'une mention manuscrite sur une déclaration fiscale de 1970. Le juge des référés a estimé que cette mesure n'était pas utile, car l'administration fiscale avait déjà reconnu l'erreur sur la surface habitable et procédé aux dégrèvements d'impôts. La décision s'appuie sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative, qui subordonne l'ordonnance d'une expertise à son utilité pour la résolution du litige.

Avocat : DUSSUD

25 mars 2026
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401487

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. C... qui demandait réparation pour une fouille à nu subie en détention. Le juge a estimé que la mesure, justifiée par des soupçons d'introduction d'objets prohibés, respectait les conditions légales et ne constituait pas un traitement inhumain ou dégradant. La décision s'appuie sur les articles L. 225-1 et L. 225-2 du code pénitentiaire et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

25 mars 2026• JUGE UNIQUE 1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604783

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à faire exécuter une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer une autorisation provisoire de séjour à la requérante. La juridiction a constaté un non-lieu à statuer sur la demande principale, la requérante ayant obtenu le titre de séjour sollicité et s'étant désistée. Elle a en revanche mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au bénéfice de l'avocate de la requérante admise à l'aide juridictionnelle.

Avocat : SILVESTRE

25 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600354

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé-liberté d'un ressortissant tunisien demandant l'injonction à la préfète de l'Essonne de le convoquer pour déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, notamment au regard de l'absence de menace immédiate pour sa situation et de l'existence d'une obligation de quitter le territoire français. La décision s'appuie sur les principes applicables au droit des étrangers et la jurisprudence relative aux délais raisonnables pour l'enregistrement des demandes de séjour.

Avocat : BILLONG BILLONG

25 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600382

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté une requête en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) formée collectivement par trois ressortissants brésiliens. Le juge a jugé la requête irrecevable car elle nécessitait un examen distinct de la situation individuelle de chaque demandeur, ce qui est incompatible avec une procédure collective en la matière. La demande visait à enjoindre au préfet des Yvelines de délivrer des autorisations provisoires de séjour et de travail pendant l'instruction de leurs demandes de titre de séjour.

Avocat : ARTHUR BENCHETRIT AVOCAT

25 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605473

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Le tribunal a jugé que les décisions (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour) étaient régulières, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation et de l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : DUBOIS-TOUBE

25 mars 2026• Pôle Urgences (J.U)
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600383

Sujet principal : Demande d'injonction pour mise en œuvre complète d'un accompagnement AESH (18h hebdomadaires) préconisé par la CDAPH. Juridiction : Tribunal Administratif de La Réunion (formation de référé). Solution retenue : Non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet suite à l'engagement formel de l'administration (rectorat) de mettre en œuvre les 18 heures d'accompagnement à compter du 23 mars 2026. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles"), ainsi que les conventions internationales relatives aux droits de l'enfant et des personnes handicapées.

25 mars 2026
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600966

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a constaté l'inexécution par le préfet d'une précédente injonction d'enregistrer la demande de titre de séjour de la requérante et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a réitéré cette injonction en la précisant et l'a assortie d'une astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 911-4 du code de justice administrative, relatifs aux mesures d'urgence et à l'exécution des jugements.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

25 mars 2026