Jurisprudence administrative

187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 265

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515600

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B... visant à obtenir la décharge d'impositions au titre de 2016. Le juge constate que la réclamation préalable auprès de l'administration fiscale, obligatoire avant tout recours contentieux, a été formée après l'expiration des délais légaux. La requête est donc jugée manifestement irrecevable, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et des articles R. 196-1 et R. 196-3 du livre des procédures fiscales.

27 février 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601446

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante russe, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière, nécessaire à l’application de cette procédure d’exception, n’était pas remplie, la requérante invoquant seulement la nécessité de pouvoir voyager pour un déplacement professionnel. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.

27 février 2026
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600206

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme B..., professeure des écoles, concernant un titre de perception de 3 929,82 euros émis pour un indu de majoration de traitement pendant son congé de longue maladie (CLM). La requérante invoquait l'urgence financière et contestait la légalité du décret n° 2024-641 du 27 juin 2024, qui réduit cette majoration en cas de CLM, estimant que seul le texte fondateur de 1950 devait s'appliquer. Le juge a considéré que le moyen tiré de l'illégalité du décret n'était pas propre à créer un doute sérieux, et que la condition d'urgence n'était pas établie, la situation financière de l'intéressée ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les textes réglementaires en vigueur.

27 février 2026
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501666

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de M. B... A.... Ce dernier réclamait 76 109,62 euros au titre de rappels de salaires et de dommages et intérêts, suite à sa mise à la retraite d'office en août 2024. Le juge a estimé que la créance n'était pas sérieusement contestable, notamment car l'intéressé avait été admis à la retraite à sa demande et avait cumulé sans justification une pension et un salaire entre 2018 et 2024. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par le département.

Avocat : RAMSAMY

27 février 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402513

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados d’une contravention de grande voirie contre M. B..., propriétaire du navire « Tea for Two », pour stationnement sans autorisation sur le quai de Normandie du port de Caen-Ouistreham. Le tribunal a rejeté les moyens de défense, considérant que M. B... était bien le propriétaire et responsable de l’infraction, et que le stationnement sans titre constituait une violation des articles R. 5333-10 du code des transports et 8.4 et 8.5 du règlement particulier de police portuaire. Il a condamné M. B... à une amende de 1 500 euros sur le fondement des articles R. 5337-1 du code des transports et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques.

Avocat : CAVELIER

27 février 2026• 2ème chambre JU
TA14Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600673

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., détenu, qui contestait son maintien au « quartier zéro » sans décision notifiée. Le requérant invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales (dignité, santé, vie privée, droit au recours). Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute d’éléments établissant la réalité d’un placement spécifique et la gravité des troubles allégués. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.

27 février 2026
TA25Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600495

Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 4 février 2026 ordonnant la fermeture administrative de la discothèque « LE DIAM’S » pour 30 jours. Le juge a constaté que la requête n’était pas accompagnée d’une copie de la requête au fond en annulation, ni qu’une telle requête n’avait été enregistrée, rendant la demande manifestement irrecevable. En application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge a rejeté la requête sans instruction contradictoire ni audience, faute de respect des conditions de recevabilité.

27 février 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2300893

Le Tribunal Administratif de Montpellier était saisi par la société Viamedis d’une contestation portant sur le bien-fondé de quarante-cinq titres de recettes émis par le centre hospitalier de Perpignan, recouvrés par une saisie administrative à tiers détenteur. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, jugeant que le contentement du recouvrement de ces créances non fiscales relève de la compétence du juge de l’exécution, et non du juge administratif, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales.

Avocat : LEXSTEP AVOCATS AARPI

27 février 2026• 6ème Chambre
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512396

Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... dirigée contre la commune d'Annay pour harcèlement moral et manquement aux obligations de santé au travail. La juridiction a constaté une irrecevabilité manifeste car le requérant, représenté par un avocat, n'a pas régularisé sa requête après une mise en demeure, ayant initialement transmis ses pièces jointes en un seul fichier unique non conforme. Cette décision s'appuie sur les articles R. 414-5 et R. 222-1 du code de justice administrative relatifs aux modalités de transmission électronique des pièces et au rejet des requêtes manifestement irrecevables.

Avocat : AARPI CABINET LYSIANE ET GERALD VAIRON

27 février 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512684

Sujet principal : Recours contre la carence du préfet dans l'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour et demande d'indemnisation. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille (formation de jugement). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable. Textes appliqués : Articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 431-2 du code de justice administrative. La demande d'injonction au préfet est irrecevable car le juge ne peut se substituer à l'administration. La demande indemnitaire est irrecevable car la requérante, mise en demeure, n'a pas constitué avocat comme l'exige la procédure pour une telle conclusion.

27 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500688

Le Tribunal administratif de Strasbourg rejette la requête de Mme A... contestant sa radiation d’un mois de la liste des demandeurs d’emploi par France Travail pour absence non justifiée à un rendez-vous. La requérante invoquait l’absence de convocation postale, mais le tribunal constate qu’elle avait accepté la dématérialisation et consulté son espace personnel, établissant ainsi qu’elle pouvait y accéder. La décision est fondée sur les articles R. 5412-1 et R. 5412-5 du code du travail. Le moyen étant infondé, la requête est rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner la fin de non-recevoir.

27 février 2026• Juge unique (1)
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1417979

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a radié une requête en plein contentieux de la société Établissement Willame, qui demandait le remboursement d'une contribution au service public de l'électricité. La juridiction a constaté que cette requête constituait un doublon d'une autre affaire déjà enregistrée. Elle a fondé sa décision sur l'article R. 413-5 du code de justice administrative pour procéder à cette radiation des registres du greffe.

Avocat : CABINET FIDAL (SELAS)

27 février 2026
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1423912

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a radié une requête en double enregistrement. La société Eolane Saint Agrève demandait la restitution d'une contribution électrique, mais sa requête était un doublon d'une autre affaire déjà enregistrée. La juridiction a appliqué l'article R. 413-5 du code de justice administrative pour procéder à cette radiation des registres du greffe.

Avocat : CABINET FIDAL (SELAS)

27 février 2026
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500127

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la SAS Editions Sorman dans son recours visant au remboursement de TVA. La juridiction constate que la société, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions par une notification électronique, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL PIOTRAUT GINE AVOCATS

27 février 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211617

La société K-Architectures conteste devant le Tribunal Administratif de Melun la décision de la commune de Valenton de réduire le montant de la prime de concours qui lui était due. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a jugé irrecevables les conclusions tendant à l'annulation des décisions litigieuses, considérant qu'elles constituaient des mesures d'exécution du contrat dont le juge ne peut prononcer l'annulation. La solution retenue est donc le rejet de la requête sur ce moyen d'irrecevabilité relevé d'office, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond du litige.

Avocat : SELAS OLSZAK & LEVY

27 février 2026• 10ème chambre
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601194

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de M. C... visant à enjoindre au ministre de l'Intérieur de lui délivrer un laisser-passer consulaire. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, car l'obstacle principal (une fiche SIS) avait été retiré, permettant au requérant de solliciter un visa de manière ordinaire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent le référé-liberté et permettent le rejet pour défaut d'urgence.

27 février 2026
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2212249

Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A... B..., de ses deux requêtes visant respectivement l'annulation d'une délibération municipale et la réparation de préjudices liés à des travaux. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, les procédures sont éteintes sans examen du fond.

Avocat : ZERNA

27 février 2026
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400895

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant concernant son recours contre un retrait de points et une invalidation de permis de conduire. Le tribunal constate que l'avocat du requérant, bien que sollicité, n'a pas confirmé le maintien des conclusions dans le délai imparti, entraînant un désistement réputé. Cette décision s'appuie sur les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative relatifs à la confirmation du maintien des conclusions et aux notifications électroniques.

Avocat : KAHOUL

27 février 2026
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400901

Sujet principal : Demande d'annulation d'un retrait de points et d'une invalidation de permis de conduire, ainsi qu'une demande d'indemnité. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (ordonnance). Solution retenue : Non-lieu à statuer sur les conclusions d'annulation (les décisions attaquées ayant été retirées), et rejet de la demande d'indemnité. Textes appliqués : Article R. 222-1 (3°) du code de justice administrative (constatation de l'absence de lieu à statuer) et article L. 761-1 du même code (demande d'indemnité rejetée).

Avocat : KAHOUL

27 février 2026
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401071

Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de particuliers demandant l'indemnisation d'un établissement public pour des travaux d'assainissement. Le tribunal s'est déclaré incompétent, considérant que le litige, né d'une attestation de conformité erronée délivrée dans le cadre du contrôle des raccordements, relève des rapports de droit privé entre un usager et un service public industriel et commercial (SPIC). La compétence appartient donc à la juridiction judiciaire, sur le fondement des articles L. 2224-8 et L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : DRAI ASSOCIES

27 février 2026