Jurisprudence administrative

187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 265

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400376

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la SAS Berry Global Holdings France de sa requête. La société demandait initialement la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de pénalités pour la période 2018-2020. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater un tel désistement, mettant ainsi fin à l'instance.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS FIDAL

27 février 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2204326

**Sujet principal** : Recours contre des majorations de taxe sur les logements vacants pour les années 2015 à 2021. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal déclare irrecevables les conclusions concernant les années 2015 à 2020, présentées hors délai. Sur le fond, il rejette la demande de décharge pour l'année 2021, estimant que le contribuable n'apporte pas la preuve que les locaux n'étaient pas en état d'être loués. **Textes appliqués** : Code de justice administrative (articles R. 421-1 et R. 421-5 sur les délais de recours) et Code général des impôts (régime de la taxe sur les logements vacants).

27 février 2026• 10ème chambre
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601188

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... demandant notamment le paiement de salaires impayés. Le juge a estimé que le litige, portant sur l'exécution d'un contrat d'apprentissage régi par le code du travail, relevait manifestement de la compétence des juridictions judiciaires et non de la juridiction administrative. La décision de rejet est fondée sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de rejeter une demande lorsque la juridiction administrative n'est manifestement pas compétente.

27 février 2026
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210453

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme B... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire. Le juge estime que le moyen avancé, contestant la validité de la décision au regard du solde de points, repose sur des faits manifestement insusceptibles de la soutenir. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant un rejet par ordonnance dans ce cas.

Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS

27 février 2026
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412314

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B... visant l'annulation de l'invalidation de son permis de conduire et du retrait de points. La juridiction relève que l'administration a, postérieurement à l'introduction du recours, retiré les décisions contestées et rétabli le solde de points du demandeur, privant ainsi la requête de son objet. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 3° du code de justice administrative.

27 février 2026
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2503759

Le Tribunal Administratif de Melun constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B... visant la décharge de sa taxe d'habitation 2024. Cette décision fait suite au dégrèvement total prononcé par l'administration fiscale en cours d'instance, rendant la demande sans objet. La juridiction fonde son ordonnance sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer dans une telle situation.

27 février 2026
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511652

Le Tribunal administratif de Melun donne acte du désistement pur et simple des requérants (Mme et M. A... et la société MAIF) de leur demande en indemnisation contre la société Véolia Eau Île-de-France. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet d'enregistrer un tel désistement par ordonnance. L'affaire est ainsi close sans examen du fond du litige.

Avocat : FEDARC

27 février 2026
TA86Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503709

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à contester un remboursement demandé par la CAF. Le juge a constaté que la requête était irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administratif. Malgré une mise en demeure de régulariser, cette omission n'ayant pas été corrigée, le rejet a été prononcé sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.

27 février 2026
TA87Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2600404

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, rejette la demande d'injonction de suspendre les travaux d'une usine de pellets de bois. Le juge estime que les associations requérantes ne démontrent pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, telle que le droit à un environnement équilibré, au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La condition d'urgence n'est pas non plus caractérisée, notamment au vu des éléments produits sur l'état d'avancement des travaux.

Avocat : FAUCONNIER

27 février 2026
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2304200

**Sujet principal** : Recours de la société Ayvens contre des rappels de TVA et de retenues à la source, ainsi que contre des pénalités, suite à une vérification fiscale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal, après avoir examiné la recevabilité d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par la société, statue sur le fond du litige fiscal. La décision finale n'est pas explicitement transcrite dans l'extrait fourni, mais le tribunal procède à l'examen des moyens de la requérante et des arguments de l'administration. **Textes appliqués** : Le tribunal se réfère principalement au code général des impôts, au livre des procédures fiscales, au code de justice administrative, ainsi qu'à la Constitution et à l'ordonnance organique n°58-1067 pour le cadre procédural de la QPC.

27 février 2026• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2207080

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de décharge d'un rappel de taxe sur les salaires formulée par la Caisse régionale du Crédit agricole mutuel du Morbihan. Le litige portait sur l'assujettissement à cette taxe de la rémunération versée au directeur général de la caisse pour les années 2016 et 2017. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles 231 du code général des impôts et L. 311-3 du code de la sécurité sociale, la caisse régionale était bien assujettie à la taxe sur les salaires et que la rémunération de son directeur général, en tant que mandataire social, devait être intégrée dans son assiette.

27 février 2026• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301092

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société Cegedim visant à obtenir la restitution d'un complément de crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) d'un montant de 913 706 euros au titre de 2018. Le tribunal a jugé que les rémunérations des salariés sous convention de forfait en jours ne pouvaient être intégralement incluses dans l'assiette du CICE, car le plafond d'éligibilité prévu par l'article 244 quater C du code général des impôts doit être proratisé pour ces salariés, en fonction de la durée de travail prévue à leur contrat. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du code du travail relatives au CICE et aux conventions de forfait.

Avocat : DELSOL AVOCATS

27 février 2026• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311854

**Sujet principal** : Contrôle fiscal d'une société SIIC (Unibail Rodamco Westfield) concernant la répartition de ses charges et produits entre son secteur imposable et son secteur exonéré d'impôt sur les sociétés, ainsi que l'affectation des résultats d'une société en nom collectif (SNC Lefoullon). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société et valide les redressements de l'administration fiscale. Il estime que la société n'a pas justifié que les clefs de répartition qu'elle a utilisées reflétaient fidèlement la réalité économique de ses activités, et que la quote-part de résultat de la SNC Lefoullon doit être affectée au secteur imposable. **Textes appliqués** : L'article 208 C du code général des impôts (régime d'exonération des SIIC), l'article 39 du CGI (déduction des charges), et les commentaires administratifs du BOFiP (BOI-IS-CHAMP-30-20-30) concernant les règles de ventilation.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

27 février 2026• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2315303

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté les requêtes de plusieurs sociétés (Laboratoire Chauvin, Bausch & Lomb France) contestant des redressements fiscaux (retenues à la source et impôt sur les sociétés) pour les exercices 2014 et 2015. La juridiction a jugé que la prise en charge de frais de restructuration par une filiale au bénéfice de sa société mère constituait un acte anormal de gestion et un transfert indirect de bénéfices au sens de l'article 57 du code général des impôts. Elle a également déclaré irrecevables les demandes de versement d'intérêts moratoires (article L. 208 du Livre des Procédures Fiscales) en l'absence de litige actuel sur ce point.

Avocat : ERNST & YOUNG SOCIETE D'AVOCATS

27 février 2026• 1ère chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500237

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados d’une contravention de grande voirie pour des travaux de terrassement non autorisés sur le domaine public maritime (zone dunaire). La juridiction a constaté que Mme C... avait réalisé ces travaux sans titre, en violation des articles L. 2122-1, L. 2132-3 et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques. Elle a condamné la contrevenante à une amende de 500 euros et lui a enjoint de replanter des végétaux dunaires sur la zone endommagée, sous peine d’exécution d’office à ses frais.

27 février 2026• 2ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500382

Le Tribunal administratif de Caen, saisi en plein contentieux par le président du conseil départemental du Calvados, a condamné M. A... pour contravention de grande voirie pour avoir stationné sans titre son navire « Roule ta bosse » sur le terre-plein du bassin Carnot du port de Honfleur. Au titre de l’action publique, il a prononcé une amende de 5e classe, d’un montant maximum de 1 500 euros, en application des articles L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques, L. 5335-4 du code des transports et L. 2132-26 du même code. Au titre de l’action domaniale, il a enjoint à M. A... de déplacer son navire sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement.

27 février 2026• 2ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500753

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation de la 2ème chambre, a examiné un recours de plein contentieux du préfet du Calvados contre M. D... pour une contravention de grande voirie. Les faits concernent des travaux de terrassement non autorisés sur le domaine public maritime, dans une zone dunaire à Varaville, en violation des articles L. 2122-1, L. 2132-3 et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques. Le tribunal a constaté la matérialité des faits, reconnus par M. D..., et a prononcé une amende, tout en tenant compte de la demande de dispense partielle du préfet et des travaux de remise en état spontanés du contrevenant. La solution retenue consiste à infliger une amende modulée dans la limite du plafond légal de 1 500 euros, et à ordonner, si nécessaire, la réalisation de plantations complémentaires de végétaux dunaires aux frais de M. D....

Avocat : DESMONTS

27 février 2026• 2ème chambre JU
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300797

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. B... tendant au remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 94 500 euros au titre de 2021. Le tribunal a jugé que la SCI Bartolées, société civile ayant acquis un bien pour le réhabiliter en hôtel, exerçait une activité civile de gestion locative, non éligible au crédit d’impôt prévu à l’article 244 quater E du code général des impôts, qui exige une activité industrielle, commerciale, artisanale, libérale ou agricole. La solution retenue confirme le bien-fondé du refus de l’administration fiscale.

27 février 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300889

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS Ruone, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 2 494 euros au titre de l’exercice 2022. La société invoquait l’éligibilité de travaux d’installation de gouttières et couvertines sur un établissement d’hébergement touristique, en application de l’article 244 quater E du code général des impôts. Le tribunal a jugé que ces investissements ne constituaient pas un « investissement initial » au sens du règlement (UE) 651/2014, car ils ne correspondaient ni à la création, ni à l’extension, ni à la diversification, ni à un changement fondamental de l’établissement. Par conséquent, la requête a été rejetée.

27 février 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200881

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de l’EARL Domaine Viticole San Biaggio, qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 26 286 euros. La société soutenait que les règles de cumul et de plafonnement des aides issues du règlement (UE) 651/2014 du 17 juin 2014 ne lui étaient pas applicables, mais le tribunal a jugé que ces règles devaient être respectées. En conséquence, l’administration fiscale avait correctement limité le crédit d’impôt en déduisant les subventions publiques perçues, conformément à l’article 244 quater E du code général des impôts. La demande de remboursement a donc été rejetée.

Avocat : COSTE

27 février 2026• 2ème chambre