Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523327
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. et Mme C... visant à annuler le refus de l'OFII de leur accorder des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a estimé que la décision contestée était suffisamment motivée et qu'une évaluation individualisée de leur situation, notamment de leur vulnérabilité, avait bien été réalisée. Le tribunal a appliqué les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MOLLER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523460
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui octroyer des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que le refus était légal, car la requérante, entrée irrégulièrement en France, n'avait pas présenté sa demande d'asile dans le délai de 90 jours sans motif légitime, conformément aux articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'OFII avait correctement procédé à l'examen de sa situation personnelle avant de prendre sa décision.
Avocat : JEAN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523637
Sujet principal : Recours contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. Juridiction : Tribunal Administratif de Montreuil (11ème Chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête en annulation, estimant que la décision de refus est suffisamment motivée et que la procédure d'évaluation de la vulnérabilité a été respectée. Il prononce l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle. Textes appliqués : Articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Avocat : BIROLINI
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2601028
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a rejeté les recours en annulation formés contre trois arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire, refus de délai volontaire, interdiction de retour et assignations à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant tunisien. Le juge a estimé que le préfet de la Seine-Saint-Denis était compétent et que la mesure d'éloignement, fondée sur une menace à l'ordre public malgré l'irresponsabilité pénale de l'intéressé, était légalement justifiée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance de la situation personnelle et médicale du requérant ont également été écartés.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE D'ASILE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602692
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé-suspension, a suspendu les décisions de clôture des demandes de titre de séjour de la requérante. Le juge a retenu l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des décisions, constatant que l'administration avait procédé à des clôtures erronées sur la plateforme ANEF, bloquant techniquement le dossier. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602922
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné l'expulsion de Mme B... et des occupants de son chef d'un logement de fonction situé dans un lycée, pour occupation sans droit ni titre du domaine public de la région Île-de-France. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par les risques pour la sécurité et le bon fonctionnement du service public, et que la mesure était utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques.
Avocat : SEBAN ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603179
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en procédure d'urgence, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement fondé sa décision sur l'absence de titre de séjour valide et sur une menace à l'ordre public, ce dernier point étant étayé par la réitération de délits routiers. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : HOCHART
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603749
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de renouvellement d'une habilitation d'accès aux zones de sûreté aéroportuaire. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée et qu'aucun doute sérieux n'entache la légalité de la décision préfectorale, fondée sur des condamnations pénales de la requérante. La décision s'appuie sur les dispositions du code des transports relatives à la sécurité aéroportuaire et sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : WEISS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603966
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, son interdiction de circulation et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait légalement pris ces mesures, estimant que le comportement de l'intéressé, ressortissant roumain, constituait une menace actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : MOREL
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605151
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par M. D... contre l'arrêté préfectoral fixant son pays d'éloignement. La juridiction a écarté tous les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire, à l'insuffisance de motivation et à la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE. La décision s'appuie sur le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur les conventions internationales invoquées.
Avocat : DUBOIS-TOUBE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605426
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a jugé irrecevable cette demande, relevant que la contestation d'une OQTF relève exclusivement de la procédure spéciale prévue par les articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non de la procédure de référé-suspension de droit commun. Le requérant a toutefois été admis provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence de la situation.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2413334
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le rejet implicite de sa demande de restitution de points sur son permis de conduire. Le tribunal a jugé irrecevable, pour tardiveté, le recours concernant plusieurs infractions, estimant que la notification de la décision de perte de validité du permis avait été régulièrement effectuée par lettre recommandée, comme l'exige l'article R. 223-3 du code de la route. Pour les autres infractions évoquées, la requête a été rejetée au fond, l'administration ayant démontré soit l'absence de retrait de points, soit l'inexistence des infractions sur le relevé du requérant.
Avocat : DEHAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2416307
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... qui contestait des décisions de retrait de points sur son permis de conduire et l'invalidation subséquente de celui-ci. Le juge a déclaré irrecevable la contestation relative à l'infraction du 7 octobre 2023, le point ayant été restitué avant l'introduction du recours. Pour les autres infractions, le tribunal a jugé que la question de l'imputabilité des contraventions relève exclusivement du juge judiciaire pénal, rendant le moyen inopérant devant la juridiction administrative.
Avocat : SEMOPA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2418275
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une décision d'invalidation d'un permis de conduire et des retraits de points associés. Le tribunal constate que la décision principale d'invalidation et plusieurs retraits de points contestés sont devenus sans objet, soit parce qu'ils ont été retirés, soit parce que les points ont été recrédités, rendant irrecevable ou non lieu à statuer sur une partie des conclusions. Il examine le surplus des moyens, notamment le défaut de notification des retraits de points, en application des articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route.
Avocat : CABINET KIRMEN & LEFEBVRE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2418278
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral suspendant un permis de conduire pour un excès de vitesse de 51 km/h au-dessus de la limite autorisée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (10ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la suspension du permis de conduire de cinq mois. Il écarte tous les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, méconnaissance des conditions légales de suspension, et vice de procédure). **Textes appliqués** : Les articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route (fondement légal de la suspension), ainsi que les articles L. 211-2 et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration (motivation et procédure).
Avocat : JOSSEAUME
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501571
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision préfectorale refusant la récupération de points après un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Le juge a retenu que l'administration n'avait pas prouvé la notification régulière de la décision antérieure invalidant le permis, rendant ainsi le stage du requérant recevable. La solution s'appuie sur les articles L. 223-6 du code de la route, en jugeant que le retrait de points n'est opposable qu'à compter de sa notification valable.
Avocat : LESAGE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2503101
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire pour solde nul de points. Le juge a estimé que la notification de la décision d'invalidation (lettre "48 SI") était régulière, car elle avait été adressée à son domicile et comportait les mentions obligatoires, y compris les voies et délais de recours. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative et R. 223-3 du code de la route, concernant les conditions de notification et les délais de recours.
Avocat : CABINET D'AVOCATS IOSCA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2505308
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un recours en excès de pouvoir contre l'invalidation d'un permis de conduire. Le requérant contestait la décision ministérielle et plusieurs retraits de points, invoquant un défaut d'information et l'absence de réalité des infractions. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer partiel, rejetant le surplus des conclusions, après avoir constaté que certaines décisions étaient devenues sans objet et que d'autres griefs étaient irrecevables, notamment au regard des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route relatifs à l'information du contrevenant.
Avocat : CABINET D'AVOCATS DUFOUR & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506070
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire. Le juge a estimé que les contestations sur la réalité des infractions ou l'identité du conducteur relèvent du juge judiciaire et sont inopérantes en contentieux administratif. Il a également jugé que les obligations d'information prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avaient été respectées, notamment par la signature électronique ou la réception de l'avis de contravention.
Avocat : FAFOWORA DE LOMBARDON
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2509197
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un recours en excès de pouvoir contre l'invalidation d'un permis de conduire et des retraits de points associés. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la majorité des conclusions, constatant que les décisions contestées étaient devenues sans objet suite à des régularisations administratives ou n'avaient jamais existé. Seule l'infraction du 19 avril 2019 reste à examiner sur le fond, concernant le respect des obligations d'information prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Avocat : CABINET D'AVOCATS IOSCA