Jurisprudence administrative
581 866 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 866
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2303628
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de propriétaires contestant la délibération municipale approuvant la révision du PLU de Lexy, notamment le classement de leur parcelle en zone "Nj". Le tribunal a jugé que l'absence de signature du secrétaire de séance sur le procès-verbal n'affectait pas la légalité de la délibération et que le classement en zone naturelle, fondé sur les articles L. 151-8, L. 151-9 et R. 151-24 du code de l'urbanisme, ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation. La demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Avocat : HERRMANN
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2400024
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté le recours en excès de pouvoir de la préfète des Vosges visant à annuler une subvention communale. Le tribunal a jugé que la délibération du conseil municipal de Saulxures-sur-Moselotte, octroyant 150 000 € à une régie municipale, était conforme au droit. Il a notamment considéré que cette aide, présentée comme un prêt remboursable, pouvait être justifiée au titre de l'article L. 2251-3 du code général des collectivités territoriales pour soutenir un service nécessaire, sans contrevenir à l'interdiction de principe des subventions d'équilibre posée par les articles L. 2224-1 et L. 2224-2 du même code.
Avocat : AARPI GARTNER & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2400164
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi d'une demande d'indemnisation pour promesse de recrutement non tenue par la commune de Vandœuvre-lès-Nancy. La juridiction a retenu la responsabilité pour faute de la commune, considérant que les échanges avec le requérant constituaient un engagement ferme et précis de l'embaucher. Le tribunal a donc condamné la commune à indemniser M. B... pour le préjudice découlant de cette promesse non honorée.
Avocat : CL AVOCATS
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2400368
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur deux requêtes d'une étrangère contestant le refus implicite puis la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour portant des mentions litigieuses. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la première requête, la décision attaquée ayant été retirée par l'administration, et a rejeté la seconde requête comme irrecevable pour défaut d'intérêt à agir. Les textes appliqués sont les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les dispositions du code de justice administrative relatives à l'intérêt à agir et au non-lieu à statuer.
Avocat : JEANNOT
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2400431
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête d'une fonctionnaire territoriale visant à faire reconnaître sa maladie comme imputable au service. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables en l'absence de décision préalable de l'administration sur une demande d'indemnisation. Sur le fond, le tribunal a examiné la demande d'annulation de l'arrêté de refus au regard des dispositions de l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique et des textes relatifs aux maladies professionnelles.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2301868
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de M. G... visant à annuler l'arrêté préfectoral retirant son autorisation de destruction de grands cormorans. La juridiction estime que le retrait, motivé par l'absence de preuve établie des dégâts et de l'inefficacité des alternatives, est légal et que le signataire était compétent. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement relatives aux espèces protégées.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2301940
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. G... visant à annuler l'arrêté préfectoral retirant son autorisation de destruction de grands cormorans. Le tribunal a jugé que le retrait, fondé sur l'absence de preuve de dégâts significatifs ou de l'inefficacité des mesures alternatives, était légal. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement relatives aux espèces protégées (articles L. 411-1, L. 411-2 et R. 411-1 à R. 411-14) et sur la directive européenne 79/409/CEE concernant la conservation des oiseaux sauvages.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2301997
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête d'un agent de maîtrise principal contestant le refus de son congé pour invalidité temporaire imputable au service et son placement en congé maladie ordinaire puis en disponibilité d'office. Le tribunal a jugé que les arrêtés du maire d'Anould des 5 mai, 14 juin, 3 juillet et 1er août 2023 n'étaient pas entachés d'illégalité, notamment au regard des dispositions du décret n°87-602 du 30 juillet 1987 relatif aux congés des fonctionnaires territoriaux. Il a également rejeté la demande d'injonction de placement en congé de longue maladie et de régularisation de traitement.
Avocat : CABINET KLEBER AVOCATS
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2302041
**Sujet principal** : Recours en responsabilité et demande d'injonction contre une commune pour troubles anormaux de voisinage causés par un city-stade. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (formation de chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'indemnisation et d'injonction. Il estime que le maire a pris des mesures de police (arrêtés réglementant les horaires, travaux d'aménagement) suffisantes pour assurer la tranquillité publique, conformément à ses pouvoirs, et qu'aucune faute n'est établie. **Textes appliqués** : Article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales (pouvoirs de police du maire) et article L. 761-1 du code de justice administrative (frais de procédure).
Avocat : SCP JOUBERT DEMAREST MERLINGE
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401895
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... C... visant à annuler l'arrêté de mise en demeure du maire de Morfontaine du 18 avril 2024. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris sur le fondement de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme, était légal, la mise en demeure de régulariser ou de démolir des constructions réalisées sans autorisation étant justifiée par un procès-verbal d'infraction. Il a également estimé que les moyens soulevés par le requérant, notamment sur l'erreur d'appréciation ou le caractère disproportionné, n'étaient pas fondés.
Avocat : CL AVOCATS
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501792
Le Tribunal administratif de Nancy rejette la demande d'annulation du refus implicite du maire de Gérardmer de retirer un permis de construire et son permis modificatif. Le juge estime que l'arrêt de la cour administrative d'appel, qui a annulé le jugement ayant ordonné la délivrance du permis, n'impose pas automatiquement le retrait de l'autorisation par l'autorité administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment celles relatives à la procédure de retrait des permis.
Avocat : SELARL LEONEM
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501878
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour « vie privée et familiale ». La requérante a finalement purgé et simple de ses conclusions avant le jugement. En conséquence, le tribunal a simplement donné acte de ce désistement, mettant fin à l'instance sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : GEHIN
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501950
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par une association environnementale pour annuler un permis de construire une centrale solaire, au motif que l'étude d'impact était insuffisante, notamment concernant la présence d'une espèce protégée (le Grand-Duc A...), et que l'information du public était défectueuse. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral accordant le permis était entaché d'illégalité, principalement en raison d'une erreur manifeste d'appréciation sur le calendrier des travaux incompatible avec la période de nidification de l'espèce protégée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement (notamment l'article L. 411-2) et du code de l'urbanisme (articles L. 425-15 et R. 424-6) relatives à la protection des espèces et aux conditions d'octroi des permis.
Avocat : CABINET HK LEGAL
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502258
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de deux ressortissants arméniens visant l'annulation d'arrêtés préfectoraux leur refusant un titre de séjour et leur enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le signataire des décisions contestées était compétent, ayant reçu une délégation régulière, et a estimé que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article L. 435-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LEBON-MAMOUDY
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502261
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de deux ressortissants arméniens visant l'annulation d'arrêtés préfectoraux leur refusant un titre de séjour et leur enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le signataire des décisions contestées était compétent, ayant reçu une délégation régulière, et a examiné les moyens relatifs au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ainsi qu'aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et d'injonction de délivrer un titre de séjour.
Avocat : LEBON-MAMOUDY
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502263
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté préfectoral imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une interdiction de retour et fixant un pays de destination, délivré à une ressortissante turque dont la demande d'asile a été définitivement rejetée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (Chambre 1). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire (une délégation de signature était régulière), l'insuffisance de motivation, et les violations alléguées des articles 8 et 3 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme ainsi que du code de l'entrée et du séjour des étrangers. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), Convention Européenne des Droits de l'Homme (CEDH), et code de justice administrative.
Avocat : SCP BOUVIER - JAQUET - ROYER - PEREIRA-BARBOSA
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502506
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus de renouvellement de son titre de séjour « visiteur » et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le refus était légalement fondé sur le non-respect des conditions de ressources prévues à l'article L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un motif suffisant à lui seul. Elle a également estimé que l'ingérence dans le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) était proportionnée, compte tenu notamment de la production de documents falsifiés par la requérante.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502843
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante camerounaise, qui demandait l'annulation du refus implicite de sa demande de titre de séjour. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), faute de démontrer des liens familiaux stables ou une intégration suffisante en France. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE), considérant que la requérante n'avait pas établi l'existence de circonstances particulières l'empêchant de poursuivre sa vie dans son pays d'origine.
Avocat : SCP LEVI-CYFERMAN - CYFERMAN
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503040
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. D... C... visant à annuler le refus de renouvellement de son certificat de résidence et les décisions d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la vie commune n'était pas effective, fondant ainsi légalement le refus de titre. Par conséquent, les OQTF et les mesures associées (interdiction de retour, fixation du pays de destination) ont été considérées comme légales, le juge ayant notamment appliqué les articles L. 411-5 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : SAS ASTERIA AVOCAT
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503136
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. D... C... visant à annuler le refus de renouvellement de son certificat de résidence et les décisions d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prises à son encontre. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que la vie commune avec son épouse n'était pas effective, justifiant ainsi le refus de titre. Les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et régulières. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment son article L. 411-5.
Avocat : SAS ASTERIA AVOCAT