Jurisprudence administrative
581 866 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 866
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503185
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision d'exercice du droit de préemption urbain par la commune de Crévic sur une parcelle. Le juge a retenu que la mention manuscrite du 16 mai 2025 sur la déclaration d'intention d'aliéner, qui ne contenait pas le prix d'acquisition proposé, ne constituait pas une décision régulière au sens des articles L. 213-2 et R. 213-8 du code de l'urbanisme. Par conséquent, la procédure de préemption était entachée d'irrégularité.
Avocat : TADIC
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503312
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. C... et Mme D... visant à annuler les arrêtés préfectoraux du 29 septembre 2025 (obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour). La juridiction a estimé que les décisions attaquées étaient régulières et que les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'étaient pas fondés.
Avocat : ANDIC ANOUZ
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503313
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. C... et Mme D... visant à annuler les arrêtés préfectoraux du 29 septembre 2025 (obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour). La juridiction a estimé que les décisions attaquées, prises après le rejet définitif de leurs demandes d'asile, étaient régulières et suffisamment motivées, et qu'elles ne méconnaissaient pas les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme, notamment ses articles 3 et 8. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ANDIC ANOUZ
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503393
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé l'arrêté préfectoral du 14 août 2025 ordonnant à une ressortissante algérienne de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le juge a procédé à une substitution de base légale, estimant que la mesure aurait dû être fondée sur l'article L. 611-1, 2° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (séjour irrégulier après expiration d'un visa), et non sur le 1° de ce même article. La juridiction a également jugé que l'interdiction de retour était disproportionnée au regard de la situation personnelle de l'intéressée et de son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH).
Avocat : BACH-WASSERMANN
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503632
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de reconduite et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'étranger, ne justifiant pas d'une entrée régulière ni d'un titre de séjour, se trouvait en situation irrégulière au sens de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a également estimé que le requérant n'apportait pas la preuve que ses liens familiaux en France étaient de nature à lui ouvrir un droit au séjour en vertu de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, rendant ainsi légale la décision de refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour associée.
Avocat : JACQUIN
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503903
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que la décision, signée par une autorité délégataire compétente, ne méconnaissait pas les droits du requérant et n'était entachée d'aucune illégalité. Le tribunal a notamment examiné les moyens au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des conventions européennes.
Avocat : SCP EST AVOCATS
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503951
Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. B... E... et Mme A... E... visant à annuler des arrêtés préfectoraux de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de fixation d'un pays de renvoi et d'interdiction de retour. Le juge a estimé que le préfet de Meurthe-et-Moselle n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire, notamment au regard des conditions médicales invoquées (article L. 425-9 du CESEDA) et du respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Les décisions contestées sont donc légalement fondées.
Avocat : CHAIB
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503952
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. B... E... et Mme A... E... visant à annuler des arrêtés préfectoraux de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de fixation d'un pays de renvoi et d'interdiction de retour. Le tribunal a estimé que le préfet de Meurthe-et-Moselle n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire, notamment au regard des conditions médicales invoquées (article L. 425-9 du CESEDA) et du respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Les décisions contestées sont donc légalement fondées.
Avocat : CHAIB
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2504224
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le refus implicite de titre de séjour "vie privée et familiale" fondé sur son union avec un réfugié. La juridiction a jugé que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la requérante ne justifiait pas d'une vie familiale effective en France, au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA. Concernant le refus de délivrer un récépissé, le tribunal a considéré que ce moyen était devenu sans objet suite au refus définitif du titre de séjour.
Avocat : JEANNOT
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600919
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF), l'interdiction de retour et les mesures associées. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment sur l'incompétence, le vice de forme de la signature, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de sa vie familiale, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : MOUTON
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2301469
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur une demande d'indemnisation d'une fonctionnaire territoriale contre la commune de Roubaix pour défaut de versement de sa rémunération. Le tribunal a jugé que la commune avait commis une faute en ne versant pas l'intégralité du traitement de l'agent, placée en temps partiel thérapeutique puis en disponibilité d'office, en méconnaissance de l'article L. 712-1 du code général de la fonction publique. Il a condamné la commune à verser à la requérante une indemnité pour préjudice financier et moral, et a rejeté comme sans objet la demande de provision.
Avocat : SELARL RESSOURCES PUBLIQUES AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2206573
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en premier ressort, a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par le Saint-Amand Football Club contre une décision de la Fédération française de football (FFF). Le tribunal a jugé que la commission fédérale des règlements et contentieux de la FFF avait légalement pu revenir sur sa décision initiale pour confirmer l'accession de l'ENT.S. Lambres-lez-Douai en National 3. Il a également estimé que les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés d'un vice de procédure ou d'une erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés.
Avocat : LEX ARENA - AVOCAT
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2207681
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur trois requêtes d'une fonctionnaire territoriale contestant son placement en disponibilité d'office pour raison de santé et le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de ses arrêts maladie. Le tribunal a annulé la décision de placement en disponibilité du 7 juin 2022 pour vice de procédure, constatant l'absence de saisine préalable du conseil médical, en application de l'article 5 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987. Il a également annulé la décision refusant l'imputabilité au service de la rechute du 31 mars 2021, relevant une erreur d'appréciation. En revanche, il a déclaré sans objet la demande d'annulation concernant le placement à compter du 24 juin 2022, suite au désistement de la requérante.
Avocat : SELARL RESSOURCES PUBLIQUES AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2101555
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation de la SCI du Pont d’Ardres et de la SARL Ferrant PHE contre la commune d'Ardres, suite à l'annulation des arrêtés de préemption urbain de 2020. La juridiction a jugé que l'illégalité de ces actes, bien qu'établie par des décisions de justice antérieures, ne constituait pas en elle-même une faute de nature à engager la responsabilité de la commune. Elle a également estimé que les requérantes ne justifiaient pas d'un préjudice direct et certain résultant de cette illégalité, au regard des dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Avocat : SCP BIGNON LEBRAY & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2200792
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 15 novembre 2021 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet du Nord était compétent pour prendre ces décisions et que les conditions médicales requises pour le titre de séjour n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles R. 425-11 à R. 425-13.
Avocat : BERTHE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2201612
Le Tribunal Administratif de Lille a jugé un recours en excès de pouvoir contre le refus d'un permis d'aménager pour une division parcellaire à Condette, fondé sur un avis conforme défavorable de l'architecte des Bâtiments de France (ABF). Le tribunal a annulé l'arrêté municipal de refus, considérant que l'avis de l'ABF était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, notamment en qualifiant à tort la zone de non constructible alors qu'elle se situe dans une zone urbaine du PLU. La décision s'appuie sur les dispositions du code du patrimoine (articles L. 632-1 et suivants) relatives aux sites patrimoniaux remarquables.
Avocat : BERTINCOURT
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2202916
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé un arrêté municipal prononçant une sanction disciplinaire (exclusion temporaire avec sursis) contre un agent territorial. La juridiction a retenu que les faits reprochés (une toxi-infection alimentaire collective) n'étaient pas personnellement imputables à l'agent, notamment car il était en congé lors des événements, constituant ainsi une erreur de qualification juridique. Le tribunal a également condamné la commune à verser 1 500 euros à l'agent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BRIATTE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2400272
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et prononçant son obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les autres mesures d'éloignement (OQTF, délai de départ, interdiction de retour) ont été jugées légales car fondées sur ce refus régulier.
Avocat : DEWAELE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2403044
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du préfet du Pas-de-Calais refusant l'enregistrement d'un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Le juge a considéré que la notification de la décision d'invalidation du permis (48 SI), envoyée à une ancienne adresse, n'était pas régulière et ne pouvait donc fonder le refus. La solution s'appuie sur les articles L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route, rappelant l'absence d'obligation légale pour le titulaire du permis de déclarer un changement de domicile à l'administration.
Avocat : DEBRABANT
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2403420
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté de suspension de son permis de conduire. La juridiction a jugé que la suspension d'un an était légale, car elle était fondée sur le refus de l'intéressé de se soumettre aux vérifications de stupéfiants, conformément aux articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route. Les moyens soulevés, notamment le vice de procédure et l'absence de poursuites pénales, ont été écartés.