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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

361 074

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403436

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de la SAS Sport Partenariat, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2017 et 2018. La société soutenait que le taux d’intérêt de l’emprunt consenti par sa société mère luxembourgeoise était conforme au principe de pleine concurrence prévu à l’article 212 du code général des impôts, en s’appuyant sur des méthodes de comparaison et des notations de crédit. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les éléments fournis par la société ne démontraient pas que le taux pratiqué était équivalent à celui du marché dans des conditions analogues. La solution retenue confirme le bien-fondé des redressements fiscaux et des pénalités appliqués par l’administration.

Avocat : CABINET ARSENE TAXAND (SELAS)

14 janvier 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404314

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... qui demandait la réduction de son impôt sur le revenu pour 2022, à hauteur de 108 288 euros, en raison de saisies conservatoires opérées sur ses comptes. Le tribunal a jugé que ces saisies, ordonnées dans le cadre pénal, étaient sans lien avec les bénéfices déclarés de la société H Market, et que le contribuable n’apportait pas la preuve du caractère exagéré de ses revenus, conformément à l’article R. 194-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue s’appuie sur les articles 8 (6) et 39 (2) du code général des impôts, ainsi que sur le principe de l’imposition des seuls bénéfices sociaux effectivement réalisés.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET ACC (SELARL)

14 janvier 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404395

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de M. A... qui sollicitait la réduction de son impôt sur le revenu 2020 au titre de l'exonération pour activité à l'étranger prévue à l'article 81 A du code général des impôts. Le tribunal juge que le requérant, directeur des relations extérieures, n'établit pas avoir exercé une activité de prospection commerciale à l'étranger, ses missions de promotion et de lobbying ne relevant pas de cette qualification. En outre, même en incluant les jours de trajet et de récupération, il ne justifie que de 74 jours d'activité à l'étranger sur la période, soit un nombre insuffisant au regard du seuil de 120 jours exigé par la loi.

14 janvier 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531779

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par l'Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture (OPPIC) d'une demande d'expertise préventive avant les travaux de rénovation du centre Georges Pompidou. Sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, le juge a fait droit à cette demande afin de constater l'état des immeubles et équipements voisins susceptibles d'être affectés par le chantier. La mission de l'expert désigné inclut un premier constat et pourra être prolongée, à l'initiative de l'OPPIC, pour rechercher les causes et l'étendue des éventuels dommages survenant pendant l'exécution des travaux.

Avocat : CABINET PREMISSE AVOCATS (AARPI)

14 janvier 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2537713

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Layher d’un recours en référé précontractuel, fondé sur l’article L. 551-1 du code de justice administrative, visant à contester la procédure de passation du lot n° 2 d’un marché d’échafaudages pour la rénovation du Centre Georges Pompidou. La société invoquait notamment l’incompétence de l’acheteur, le défaut de motivation du rejet de son offre, le caractère anormalement bas de l’offre retenue, et des erreurs manifestes d’appréciation dans la notation technique. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, au motif que le contrat avait été signé avant l’introduction du recours, ce qui le prive de compétence pour statuer en application des dispositions précitées.

Avocat : CABINET JURIS

14 janvier 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210122

Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de la SASU MYB Conseil visant à obtenir la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de prélèvements forfaitaires libératoires pour 2019 et 2020. S'agissant de la TVA, le tribunal a rejeté la demande, estimant que l'administration avait apporté la preuve d'une minoration du chiffre d'affaires, la société requérante ne fournissant aucune pièce justificative pour contredire les éléments du service. Concernant le prélèvement forfaitaire libératoire, le tribunal a soulevé d'office un moyen tiré de l'article 117 quater du code général des impôts, rappelant que ce prélèvement ne peut être mis à la charge de la société distributrice mais uniquement des bénéficiaires des distributions, ce qui rend la procédure irrégulière envers la SASU MYB Conseil.

Avocat : SELARLU TG AVOCAT

14 janvier 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2212438

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de Mme A... tendant à la décharge de la taxe sur les logements vacants (TLV) mise à sa charge pour l'année 2022. La requérante soutenait que la vacance de sa maison était indépendante de sa volonté, en raison de l'état inhabitable du bien nécessitant des travaux importants et de l'impossibilité de le vendre sans l'accord de ses frères. Le tribunal a jugé que Mme A... n'apportait pas la preuve suffisante du caractère contraignant de cette vacance, faute de justifier de recherches de locataires ou du montant réellement prohibitif des travaux, et en l'absence de démonstration de l'obstacle juridique à la vente. La solution retenue s'appuie sur l'article 232 du code général des impôts et la jurisprudence du Conseil constitutionnel.

14 janvier 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2207683

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de la société SDM Holding, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour la période 2015-2017. La société, en tant que mère du groupe fiscal, demandait la décharge des impositions et de la majoration de 80 % pour manœuvres frauduleuses. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, jugeant que l’administration avait bien adressé le document d’information préalable prévu à l’article R. 256-1 du livre des procédures fiscales et que l’avis de mise en recouvrement du 29 septembre 2020 était régulier. Sur le fond, le tribunal a validé le rejet de la comptabilité de la filiale Distribution Mouchotte et la reconstitution de ses recettes, sans se prononcer sur les pénalités dans l’extrait fourni.

Avocat : PAULY

14 janvier 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2202535

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de la SARL Eco Habitat Energie, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et de retenue à la source pour les années 2016 et 2017. La société n'a pas justifié la réalité et le caractère normal des charges liées à des factures de prestataires et sous-traitants, présentant des anomalies (libellés imprécis, fournisseurs sans moyens, commissions variables). Le tribunal a appliqué l'article 39 du code général des impôts pour confirmer le rejet de la déduction des charges non justifiées et non engagées dans l'intérêt de l'entreprise.

14 janvier 2026• 3ème chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303943

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société « Bien dans sa maison » d’un recours en plein contentieux contre un titre exécutoire émis par le CCAS de Montournais pour des pénalités de retard liées à l’exécution d’un marché public d’aide à domicile. La société s’est désistée de sa requête en cours d’instance, désistement accepté par le CCAS. Le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions du CCAS au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire droit à sa demande. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.

Avocat : ATLANTIC JURIS

14 janvier 2026• 2ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2502200

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune de Beaupréau-en-Mauges de désigner un expert sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La commune avait confié l'aménagement de la rue des Mauges à un groupement de maîtrise d'œuvre et à une entreprise de travaux, et les ouvrages ont été réceptionnés en mars 2022. Constatant des désordres (bordures mouvantes et déchaussement des pavés du giratoire), la commune envisage d'engager la responsabilité décennale des constructeurs. Le juge a estimé la mesure d'expertise utile pour déterminer l'origine, les causes et l'étendue des préjudices, et a donc ordonné une expertise.

Avocat : SELARL LEXCAP ANGERS

14 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520574

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., placé sous curatelle renforcée, qui demandait des injonctions pour obtenir un titre de séjour rétroactif afin de percevoir l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a constaté que le préfet de la Loire-Atlantique avait délivré une carte de séjour temporaire au requérant à compter du 18 novembre 2025. En conséquence, la situation de M. A... ne présentait plus, à la date de l'ordonnance, le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : REGENT

14 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521388

Cette requête en référé, présentée devant le Tribunal Administratif de Nantes, concerne la demande de M. B... d'enjoindre à l'ambassade de France à Dacca de légaliser ses actes d'état civil (naissance et mariage) pour finaliser son dossier de naturalisation. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande. La solution retenue est que la naturalisation étant une faveur et non un droit, l'absence de traitement de sa demande par l'ambassade ne constitue pas une urgence suffisante au sens de la procédure de référé, car le requérant ne justifie pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. Aucun texte spécifique autre que le code de justice administrative n'est directement appliqué dans le raisonnement.

Avocat : LANTHEAUME

14 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2523357

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi par la commune de Chemillé-en-Anjou sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La commune demandait la désignation d’un expert pour examiner un immeuble situé au 20 rue du Moulin, présentant un danger pour la sécurité publique. Le juge a fait droit à cette demande en désignant un expert, dont la mission consiste à constater l’état du bâtiment et des parties communes, à évaluer les risques pour la sécurité des occupants et des tiers, et à proposer des mesures de nature à mettre fin au danger. Cette décision a été prise en application des articles L. 511-9 et R. 556-1 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que de l’article R. 531-1 du code de justice administrative.

14 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2301279

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en plein contentieux, était saisi par la société Viamedis, organisme de gestion du tiers-payant, contestant 77 titres de recettes émis par le centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer pour un montant total de 23 427,85 euros. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par le comptable public, jugeant que le litige relatif au paiement de frais d'hospitalisation opposant un établissement public de santé à un organisme tiers-payant relève de la compétence de la juridiction administrative. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre des principes régissant le contentieux des créances hospitalières.

Avocat : DERRIENNIC & ASSOCIES

14 janvier 2026• 6ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2304318

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B... et Mme C..., propriétaires d’un immeuble mitoyen d’un bien appartenant à l’OPH Lille Métropole Habitat, afin d’obtenir réparation des désordres (fissures) apparus sur leur maison suite à des travaux de rénovation réalisés sur la propriété voisine. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute de l’OPH, en tant que maître d’ouvrage, et des constructeurs (sociétés Bureau d’étude Gelez B et Uretek France) était engagée envers les requérants, qui ont la qualité de tiers par rapport aux travaux. Il a condamné solidairement ces trois parties à verser aux requérants une somme totale de 26 645,75 euros pour leur préjudice matériel (incluant les travaux de réparation et une étude de sol), 6 900 euros pour leur préjudice de jouissance, et 1 500 euros pour leur préjudice moral. La décision se fonde sur les principes de la responsabilité du fait des travaux publics et sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais de justice.

Avocat : AXIAL AVOCATS

14 janvier 2026• 6ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306902

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de Mme A... épouse B... visant à engager la responsabilité du CHRU de Lille pour un retard fautif de transfert en réanimation lors de sa prise en charge en 2009, ayant entraîné une perte de chance. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour la requérante d’avoir adressé une réclamation indemnitaire préalable au CHRU, condition nécessaire pour lier le contentieux. Cette irrecevabilité a été prononcée sans qu’il soit besoin de statuer sur la prescription ou le fond de l’affaire, en application des dispositions du code de justice administrative.

Avocat : SCP SHBK AVOCATS

14 janvier 2026• 6ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308568

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'une opposition à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais pour le recouvrement d'un indu de 100 euros d'aide exceptionnelle de solidarité. Les requérants contestaient la décision au motif que Mme D... n'était pas salariée mais gérante non rémunérée. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le changement de situation professionnelle de Mme D... avait entraîné la perte du droit à l'aide personnelle au logement, et par conséquent, à l'aide exceptionnelle de solidarité qui y était liée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n° 2020-519 du 5 mai 2020 et du code de la construction et de l'habitation.

14 janvier 2026• juge unique (6)
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2302073

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme B... C... d'une demande de décharge de la taxe d'habitation à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2022 pour un logement situé à Terville. La requérante soutenait ne pas avoir été occupante des lieux au 1er janvier 2022, date du fait générateur de l'impôt, en raison de travaux ayant retardé son emménagement au 31 janvier 2022. Le tribunal a fait droit à sa demande, considérant qu'elle apportait des éléments suffisants (devis, attestations de travaux et d'hébergement) pour démontrer que le logement n'était ni meublé ni habitable au 1er janvier 2022, et que l'administration n'avait pas utilement contesté ces preuves. La décision se fonde sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, qui conditionnent l'imposition à la disposition effective du logement au 1er janvier de l'année.

14 janvier 2026• 1ère chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509730

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi en référé par M. B... afin d'obtenir la communication de son dossier et la reprise du versement du revenu de solidarité active (RSA) par la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin. La CAF a soulevé son incompétence, arguant que le litige relève de la Collectivité européenne d'Alsace en vertu de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. M. B... s'est finalement désisté de sa requête. Par une ordonnance du 14 janvier 2026, le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple.

14 janvier 2026