Jurisprudence administrative

581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 883

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203653

Le Tribunal Administratif de Grenoble a jugé une requête en annulation de titres de perception de la taxe d'aménagement. L'association requérante, l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, invoquait une exonération au titre d'association cultuelle construisant un lieu de culte, fondée sur les articles L. 331-7 et R. 331-4 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, la déclarant irrecevable pour défaut de délai, le recours ayant été introduit après l'expiration du délai de deux mois suivant le rejet implicite de sa réclamation préalable.

Avocat : SELARL AVOCATS ROLL

24 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206328

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté municipal refusant un permis de construire à une SCI, au motif que le maire a commis une erreur d'appréciation en estimant que le projet ne s'insérait pas dans son environnement bâti. La juridiction a jugé que le projet, après modifications, respectait la volumétrie et l'harmonie des lieux, qui ne présentaient pas d'unité architecturale avérée. Elle a appliqué les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et rejeté les autres moyens soulevés par la requérante.

Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

24 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2208362

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté municipal du 31 octobre 2022 qui s'opposait à une déclaration préalable pour le détachement de deux lots à bâtir. La juridiction a retenu que le maire avait adopté sa décision sans avoir au préalable recueilli l'avis conforme du préfet, rendu obligatoire par les articles L. 174-1 et L. 422-5 du code de l'urbanisme en l'absence de PLU en vigueur. Elle a enjoint au maire de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.

Avocat : SELARL LEGA-CITE

24 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2108600

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Val d'Isère. Le tribunal a jugé recevable l'action du syndicat de copropriétaires voisin, estimant qu'il justifiait d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, compte tenu de sa proximité immédiate et des vues directes sur le projet. La décision sur le fond des moyens soulevés (notamment la conformité au PLU et au PPRN) n'est pas rapportée dans l'extrait fourni.

Avocat : ADALTYS AFFAIRES PUBLIQUES

24 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200164

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire initial et un permis modificatif délivrés à une SCI. Le tribunal a jugé que le requérant justifiait d'un intérêt à agir et que sa requête était recevable, mais a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à une prétendue fraude et au non-respect du règlement du PLU, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.

Avocat : PERDRIX

24 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306555

**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté municipal de sursis à statuer sur une demande de permis d'aménager pour un lotissement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté de sursis à statuer. Il juge que le maire a fondé sa décision sur des dispositions du futur plan local d'urbanisme (PLU) qui n'étaient pas opposables au moment de la demande de permis, notamment des règles sur la mixité sociale et une orientation d'aménagement et de programmation (OAP) qui n'étaient pas encore légalement adoptées. **Textes appliqués** : Articles L. 424-1 et L. 153-11 du code de l'urbanisme, qui encadrent les conditions légales pour prononcer un sursis à statuer lié à l'élaboration d'un PLU.

Avocat : SELARL ASTELIA AVOCATS

24 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400024

Le Tribunal administratif de Grenoble a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le tribunal a considéré que cette décision implicite avait été remplacée par un arrêté de rejet explicite ultérieur, lequel avait déjà été annulé par un jugement définitif du même tribunal. Par conséquent, la requête était devenue sans objet.

24 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400765

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'entreprise demandant l'annulation de l'arrêté municipal s'opposant à son projet de clôture et d'abri de jardin. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le projet, situé en zone naturelle (N) du plan local d'urbanisme, n'entrait pas dans les occupations du sol autorisées par les articles N1 et N2 du règlement. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme, notamment son article L. 424-3, et le règlement du plan local d'urbanisme de la commune.

Avocat : JOLIVET

24 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403863

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande d'annulation de l'arrêté municipal refusant un permis de construire modificatif. Le juge estime que le motif tiré de la méconnaissance du plan de division du permis d'aménager initial suffit, à lui seul, à justifier légalement le refus. Par conséquent, il n'a pas à examiner les autres moyens soulevés par le requérant.

Avocat : JOLIVET

24 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405269

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Le Mont Ararat, qui contestait le refus de permis d'aménager pour un lotissement. Le juge a jugé irrecevable la demande de déclaration d'illégalité d'une servitude du PLU et a estimé que le maire avait légalement fondé son refus, notamment sur la méconnaissance de la servitude d'inconstructibilité (article L. 151-41 5° du code de l'urbanisme) et sur l'atteinte au patrimoine et au site (article L. 151-19 du code de l'urbanisme).

Avocat : BERALDIN

24 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2407538

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé le refus de regroupement familial opposé à un ressortissant algérien. Le juge a estimé que l'administration avait commis une erreur de droit en appliquant le code de l'entrée et du séjour des étrangers, alors que la situation était régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision a été annulée pour excès de pouvoir, et l'administration est invitée à réexaminer la demande sous l'angle des stipulations de cet accord, notamment son article 4 relatif aux conditions de logement.

Avocat : SELARL ABOUDAHAB

24 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2407911

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par des voisins contre un permis de construire délivré par la commune d'Annecy. Le tribunal a jugé que les requérants, bien que voisins immédiats justifiant d'un intérêt à agir, n'ont pas démontré que le projet méconnaissait les règles d'intégration architecturale (article R. 111-27 du code de l'urbanisme) ou les dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) relatives aux saillies et aux marges de recul. La légalité de l'arrêté municipal est donc confirmée.

Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES

24 mars 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408098

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du préfet de la Haute-Savoie refusant la délivrance d'une carte de résident à un ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que le préfet avait méconnu les conditions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combinées avec l'article 11 de la convention franco-ivoirienne de 1992, en se fondant uniquement sur l'insuffisance des ressources pour 2020 et 2021 sans examiner la stabilité et la régularité des ressources sur l'ensemble de la période de résidence régulière. La juridiction a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois.

Avocat : DJINDEREDJIAN

24 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408824

Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de renouvellement d'un titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour "salarié" au regard des conditions de l'article L.421-1 du CESEDA. Il a également jugé que les stipulations de l'accord France-Maroc du 9 octobre 1987 et de l'accord d'association UE-Maroc ne faisaient pas obstacle à cette décision.

Avocat : SELARL ABOUDAHAB

24 mars 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502005

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Helio Finance Réunion et de Mme C... visant à annuler le retrait d'une prime de transition énergétique et à en obtenir le paiement. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir opposée par l'Agence nationale de l'habitat (Anah), estimant que la société n'était pas habilitée à agir au nom de Mme C... et n'avait pas prouvé sa subrogation dans ses droits. Il a en outre prononcé une amende contre les requérants au titre de l'article R. 741-12 du code de justice administrative pour requête abusive.

Avocat : PITCHER

24 mars 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502012

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet d'une prime de transition énergétique par l'Agence nationale de l'habitat. Le tribunal constate qu'une décision postérieure de l'agence, datée du 20 février 2026, a accordé la prime et s'est substituée à la décision initialement attaquée. En conséquence, il déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et rejette la demande de condamnation aux dépens formulée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PITCHER

24 mars 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502133

Le Tribunal administratif de Grenoble a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur une requête en annulation d'une décision implicite de retrait d'une prime de transition énergétique. En effet, l'Agence nationale de l'habitat avait, postérieurement à l'introduction du recours, accordé la prime à la requérante par une décision rectificative, ce qui a retiré l'acte initialement attaqué. Le tribunal a également rejeté la demande d'allocation de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PITCHER

24 mars 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502448

Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre une décision implicite de rejet de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) concernant une prime de transition énergétique. Le tribunal retient l'irrecevabilité du recours pour tardiveté, considérant que la décision attaquée était confirmative d'un rejet explicite antérieur, devenu défautif, et ne rouvrait pas les délais de recours. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.

Avocat : PITCHER

24 mars 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506090

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant sa reconduite en Italie pour exécuter une interdiction de circulation. Le tribunal a jugé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que le requérant n'apportait pas la preuve que son état de santé l'exposerait, en cas de retour en Italie, à un traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

24 mars 2026• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506471

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D... visant à annuler le refus de regroupement familial pour son épouse. Le juge a estimé que la condamnation antérieure du requérant pour violences conjugales caractérisait une méconnaissance des principes essentiels régissant la vie familiale en France, au sens de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de l'incompétence du signataire et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés.

Avocat : SELARL ALBAN COSTA

24 mars 2026• 2ème Chambre