Jurisprudence administrative

187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 265

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600696

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au recteur de l'académie de Mayotte de lui verser un revenu. Le requérant invoquait une atteinte grave à sa dignité et à sa vie familiale en raison d'un harcèlement institutionnel et de l'absence de revenus après la fin de ses droits à l'allocation de retour à l'emploi. Le juge a estimé la demande manifestement mal-fondée, faute de précisions suffisantes sur les faits de harcèlement allégués, et l'a rejetée sans audience en application de l'article L. 522-3 du même code.

24 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508713

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... qui contestait deux prélèvements de 32,40 euros effectués par l'administration pénitentiaire sur son compte nominatif pour des dégradations de matériel. Le tribunal a jugé que les prélèvements étaient légaux, car M. A... avait reconnu les faits et accepté la procédure en signant la notification. La décision s'appuie sur les articles D. 332-9, D. 332-18 et L. 332-3 du code pénitentiaire. En conséquence, la demande d'indemnisation de 50 000 euros et la demande de provision de 20 000 euros ont été rejetées.

Avocat : SALKAZANOV

24 février 2026• 10eme Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601051

Le Tribunal administratif de Marseille a ordonné une nouvelle expertise médicale concernant l’évolution de l’état de santé de Tao Deville, âgé de 16 ans, à la suite de préjudices subis lors de sa naissance au centre hospitalier intercommunal du Pays d’Aix. Cette demande, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile car la cour administrative d’appel avait fixé l’indemnisation jusqu’aux 16 ans de l’intéressé et prévu une nouvelle évaluation à compter de cette date. L’expertise, confiée à un professeur de médecine, devra notamment décrire l’état de santé actuel, évaluer les séquelles en lien avec les fautes médicales, et déterminer les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux.

Avocat : SCP BBLM & ASSOCIÉS

24 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601303

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de M. A... au centre hospitalier d’Arles, qui a conduit à son décès le 12 novembre 2023. La requérante, sa fille, demandait cette mesure sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé la demande utile, car le rapport existant de la commission de conciliation et d’indemnisation ne s’était pas prononcé sur les conditions de la prise en charge. L’expertise devra notamment déterminer si des manquements ont été commis et s’ils ont fait perdre une chance de survie au patient.

Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIES

24 février 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601304

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par Mme C..., ressortissante algérienne, afin d'obtenir la remise de son titre de séjour malgré une précédente injonction du 30 décembre 2025 restée inexécutée. Constatant que l'absence de remise du titre constitue un élément nouveau, le juge a procédé à la liquidation provisoire de l'astreinte initiale de 50 euros par jour pour la période du 15 janvier au 24 février 2026, condamnant l'État à verser 2 000 euros à la requérante. Il a également porté le montant de l'astreinte à 100 euros par jour jusqu'à l'exécution complète de l'ordonnance et mis à la charge de l'État la somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : ANT

24 février 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602711

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A..., ressortissant béninois, qui sollicitait une injonction de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge constate qu’une décision implicite de rejet est née le 6 novembre 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 422-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute de réponse dans les quatre-vingt-dix jours suivant le dépôt de la demande. La mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision implicite, ce qui rend la requête manifestement mal fondée. L’ordonnance rejette donc la requête sans audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

24 février 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602714

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... qui demandait la délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par le préfet des Bouches-du-Rhône pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les mesures sollicitées par la requérante feraient obstacle à l'exécution de cette décision administrative, rendant la demande manifestement mal fondée.

24 février 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602872

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui remettre un récépissé. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 11 avril 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé qu'il ne pouvait faire obstacle à cette décision implicite, même si un récépissé avait été délivré ultérieurement. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

24 février 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602904

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête indemnitaire de M. B... contre l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité manifeste, car la requête a été introduite le lendemain de la demande préalable, avant toute décision de l’administration. Le tribunal applique les articles R. 222-1 (4°), R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, qui imposent de former un recours contentieux uniquement après une décision administrative sur une demande préalable.

Avocat : SCP LIZEE PETIT TARLET

24 février 2026
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601460

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A..., qui demandait l'annulation en référé (article L. 521-2 du code de justice administrative) de l'arrêté du maire d'Agen du 7 janvier 2026 proposant l'adoption de sa chienne Nikita. Le juge a d'abord relevé que la demande d'annulation était irrecevable, car le juge des référés ne peut prononcer une telle annulation. En tout état de cause, la condition d'urgence n'était pas remplie, M. A... n'ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant une décision sous 48 heures, et des solutions de garde étant envisageables. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience.

24 février 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500326

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la société Viamedis en contestation de titres de recettes émis par le centre hospitalier de Perpignan pour un montant global de 24 604,16 euros. La société requérante a ensuite présenté un désistement pur et simple de sa requête, enregistré le 15 janvier 2026. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 24 février 2026, sans faire droit aux conclusions du centre hospitalier tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée sur un désistement.

Avocat : SELARL VPNG AVOCATS

24 février 2026• 6ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507368

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. C..., infirmier anesthésiste, afin d'évaluer l'ensemble des préjudices résultant de sa maladie professionnelle (syndrome anxiodépressif) reconnue imputable au service par le centre hospitalier de Carcassonne. La solution retenue fait droit à la requête, jugeant la mesure utile pour permettre aux parties de faire valoir leurs droits, sans préjuger du fond. L'expertise, confiée à un psychiatre, devra notamment décrire l'état pathologique, évaluer les préjudices temporaires et permanents, et distinguer la part imputable au service. La décision est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, et la demande de frais du centre hospitalier a été rejetée.

Avocat : SCP D'AVOCATS VEDESI

24 février 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508236

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé provision, a rejeté la demande de M. B..., technicien communal victime d’un accident de service. Le requérant sollicitait le versement de provisions pour perte de traitement, congés non pris et préjudices moraux, estimant que la commune de Perpignan avait manqué à ses obligations. Le juge a estimé que l’obligation de la commune était sérieusement contestable, car l’agent avait déjà bénéficié des régularisations dues après la reconnaissance de l’imputabilité de son accident. La décision est fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative, qui conditionne l’octroi d’une provision à l’absence de contestation sérieuse de l’obligation.

Avocat : CACCIAPAGLIA

24 février 2026
TA34Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304293

Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par le Syndicat des copropriétaires d’un immeuble situé à Montpellier, qui demandait la condamnation solidaire de la SAEM TAM et de Montpellier Méditerranée Métropole à lui verser plus de 300 000 euros en réparation des préjudices causés par les vibrations de la ligne 4 du tramway. Par un mémoire du 9 février 2026, le syndicat s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 24 février 2026, le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement.

Avocat : CABINET ACOCE AVOCATS

24 février 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407477

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé-provision par la SARL Brocéliande TP pour obtenir le paiement du solde d’un marché public de travaux d’aménagement de rues-jardins conclu avec la commune de Saint-Aignan. La société requérante soutenait qu’un décompte général tacite s’était imposé à la commune, faute de notification dans les délais, et réclamait une provision de 17 667,71 euros au titre de la révision des prix. La commune s’opposait à la demande, invoquant une erreur matérielle dans la formule de révision du prix prévue au contrat, ce qui rendrait son application impossible. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que l’obligation dont se prévalait la société n’était pas non sérieusement contestable, compte tenu de l’erreur affectant la clause de révision des prix.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GROLEAU

24 février 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301787

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., qui contestait le refus implicite du centre hospitalier Alpes Léman de lui verser la nouvelle bonification indiciaire (NBI) depuis 2015. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, le recours gracieux de l'agent ayant été envoyé après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois. À titre subsidiaire, le tribunal a également estimé que les conclusions tendant à l'annulation du refus pour la période antérieure à novembre 2021 étaient irrecevables, car la décision contestée était confirmative d'un précédent refus devenu définitif. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de justice administrative et les textes régissant la fonction publique hospitalière.

Avocat : RENOUARD

24 février 2026• 6ème Chambre
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600851

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l'Isère d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée le 10 janvier 2023 à l'encontre de l'État pour le logement de M. A..., rappelle que la radiation d'un demandeur de la liste des logements sociaux ne délie pas automatiquement l'administration de son obligation de résultat. Une telle radiation n'a d'effet que si elle résulte de l'exécution de la décision de la commission de médiation ou si elle révèle une renonciation ou un comportement obstructif du bénéficiaire. En l'espèce, la préfète n'apporte pas la preuve que la radiation de M. A... le 3 octobre 2023 procède de l'une de ces hypothèses. Par conséquent, le tribunal fait droit à la demande de liquidation de l'astreinte, en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 778-8 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : LADET

24 février 2026
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600863

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l’Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée par une ordonnance du 25 septembre 2024 enjoignant le logement de Mme A..., a jugé que la radiation de l’intéressée de la liste des demandeurs de logement social, intervenue le 27 juillet 2025, ne suffit pas à délier l’administration de son obligation. Il a rappelé que seule une renonciation explicite ou un comportement obstructif du bénéficiaire peut justifier l’inexécution de l’injonction. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 441-2-3-1, L. 441-2-1, R. 441-2-7 et R. 441-2-8 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article R. 778-8 du code de justice administrative.

Avocat : PUNZANO

24 février 2026
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600893

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 24 février 2026, a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée le 8 avril 2025 à l'encontre de l'État pour défaut d'hébergement de M. A..., reconnu prioritaire. La préfète de l'Isère avait saisi le tribunal en faisant valoir que M. A. avait quitté sans motif légitime son hébergement le 9 janvier 2026, après y avoir été admis le 5 novembre 2025. Constatant que l'État avait ainsi exécuté son obligation d'hébergement jusqu'au départ volontaire de l'intéressé, le tribunal a fixé le montant définitif de l'astreinte à 2 500 euros, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative. Cette somme doit être versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Avocat : VILLARD

24 février 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313982

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête indemnitaire de M. A..., ouvrier d'État, qui demandait réparation des préjudices subis suite au refus illégal de lui accorder un départ à la retraite anticipé pour travaux insalubres. Le tribunal a jugé que la décision de refus du ministre des armées n'était entachée d'aucune illégalité fautive, comme l'avait déjà établi un précédent jugement du 14 octobre 2025. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, faute d'établir une faute de l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004 et du décret n° 67-711 du 18 août 1967.

Avocat : SARL ANTIGONE

24 février 2026• 3ème Chambre