Jurisprudence administrative

187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 265

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600028

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l’article L.521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SCI Les Mures de Propriano. Celle-ci demandait à la commune de Propriano de déplacer des câbles et luminaires de Noël fixés sur son immeuble, responsables selon elle d’infiltrations et de dégradations. Le juge a estimé que la SCI n’apportait pas la preuve des infiltrations alléguées ni du lien de causalité entre les câbles et les dommages, et que l’urgence et l’utilité des mesures n’étaient pas établies. La SCI a été condamnée à verser 800 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

23 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601774

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de la société HPL, qui contestait le rejet de son offre par la chambre de métiers et de l'artisanat Provence-Alpes-Côte d'Azur dans le cadre d'une procédure de passation d'un marché public. En conséquence, la requête de la société HPL a été classée sans examen au fond. Par ailleurs, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la société HPL a été condamnée à verser 1 000 euros à la chambre de métiers et de l'artisanat au titre des frais exposés.

Avocat : ADALTYS AFFAIRES PUBLIQUES

23 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602306

Le Tribunal administratif de Marseille, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative par M. B... A..., ressortissant tunisien demandant la délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, constate que le préfet des Bouches-du-Rhône a délivré le récépissé sollicité en cours d’instance. La requête est donc devenue sans objet. En conséquence, le tribunal prononce un non-lieu à statuer.

23 février 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600640

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... B... tendant à suspendre l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de Mayotte. Le juge estime que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'atteinte à la vie privée et familiale ou de l'insuffisance de motivation, ne caractérisent pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, condition nécessaire pour l'application de cette procédure d'urgence. En conséquence, la demande est rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

23 février 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505023

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de l'EPIC Aquitanis OPH de Bordeaux Métropole. Il a ordonné une expertise afin de déterminer la nature, les causes et l'imputabilité des désordres affectant la construction de logements sociaux sur la commune de Saint-Sulpice-et-Cameyrac, ainsi que de chiffrer les coûts de réparation et les préjudices subis. La mesure a été déclarée commune et opposable à l'ensemble des constructeurs et à leurs assureurs, dont les sociétés MMA Iard et MMA Iard Assurances Mutuelles, sans préjudice des responsabilités encourues. Les demandes de mise hors de cause et les autres conclusions des parties ont été réservées.

Avocat : MARCILLY

23 février 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505013

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé par une fonctionnaire hospitalière afin d'obtenir une expertise médicale sur la consolidation de son état de santé et l'évaluation de ses préjudices, suite à une maladie professionnelle (burn-out) reconnue imputable au service. La requérante, qui a été déclarée inapte et conteste son reclassement, cherche à obtenir la réparation intégrale de ses préjudices non couverts par le statut. Le juge des référés a fait droit à la demande sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la mesure utile pour un éventuel litige indemnitaire. Il a désigné un expert pour décrire l'état de santé de la requérante et évaluer ses préjudices.

Avocat : FERRER

23 février 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406348

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de Mme C... tendant à l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 3 900,99 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité, mais la CAF opposait le caractère frauduleux de l'indu, devenu définitif. Le juge a rappelé qu'aux termes de l'article L. 842-3 du code de la sécurité sociale, aucune remise gracieuse ne peut être accordée lorsque l'indu résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration caractérisant une volonté de dissimulation. En l'espèce, les omissions déclaratives de Mme C. (primes, libéralités, ressources du fils) révélaient une telle volonté, ce qui excluait toute remise, indépendamment de sa bonne foi ou de sa précarité.

23 février 2026• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403687

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 8 808,21 euros pour la période de mars 2020 à mai 2022. Le juge a estimé que la valeur en capital des parts sociales détenues par le requérant dans une société, même non productives de revenus, devait être prise en compte comme ressource en application des articles L. 262-2, L. 132-1 et R. 132-1 du code de l’action sociale et des familles. La contestation de M. B... sur l'évaluation de cette valeur n'a pas été jugée fondée, et sa situation financière difficile n'est pas de nature à remettre en cause le bien-fondé de l'indu. La décision du département de la Dordogne est donc confirmée.

23 février 2026• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403639

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B... contestant le refus du président du conseil départemental de la Dordogne de lui servir le revenu de solidarité active (RSA) à compter du 1er août 2022. Le tribunal a annulé la décision du 26 février 2024 rejetant son recours administratif préalable obligatoire comme irrecevable, ainsi que la décision initiale du 18 avril 2023. Il a enjoint au département de réexaminer les droits de M. B... au RSA à compter du 1er août 2022 dans un délai de deux mois. Cette solution s’appuie sur les articles L. 262-2 et L. 262-4 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que sur les principes de motivation et de notification régulière des décisions administratives.

Avocat : CABINET MALEVILLE

23 février 2026• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403104

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant un indu de prime d'activité de 515,43 euros réclamé par la CAF de la Gironde. La contestation du bien-fondé de l'indu a été jugée irrecevable car tardive, la requête ayant été déposée au-delà du délai de deux mois suivant la notification de la décision de la commission de recours amiable. Sur le fond, le tribunal a relevé que M. A... avait déclaré son salaire net après impôt au lieu du salaire net imposable, en méconnaissance de l'article R. 843-1 du code de la sécurité sociale. La demande de remise gracieuse a également été rejetée, la bonne foi de l'allocataire n'étant pas suffisante pour justifier une remise totale en l'absence d'erreur de l'administration.

23 février 2026• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403063

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la contestation de Mme A... concernant un indu de prime d'activité de 1 168,44 euros réclamé par la CAF de la Gironde pour la période de juillet 2022 à mai 2023, en raison de la non-déclaration de pensions alimentaires perçues depuis octobre 2021. La requérante soutenait que l'indu résultait d'une erreur de la CAF et invoquait sa bonne foi. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les pensions alimentaires constituent des revenus de remplacement à déclarer en vertu des articles L. 842-3, L. 842-4 et R. 844-2 du code de la sécurité sociale, et que la CAF était fondée à récupérer l'indu.

Avocat : SELARL DGD

23 février 2026• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402969

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la caisse d’allocations familiales de la Gironde de lui accorder une remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement sociale de 1 291 euros. Le juge a estimé que, bien que le requérant soit de bonne foi, il n’a pas démontré une situation de précarité suffisante pour justifier un effacement de la dette à la date du jugement. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.

23 février 2026• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402147

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande indemnitaire de Mme B..., agent de la commune de Lège-Cap Ferret, qui invoquait un harcèlement moral. La requérante n'a pas apporté d'éléments suffisants pour faire présumer l'existence d'un tel harcèlement, la commune ayant démontré que les mesures contestées (changement d'affectation, évaluations, procédure disciplinaire) étaient justifiées par des considérations étrangères à tout harcèlement, notamment ses difficultés relationnelles. Le tribunal a également rappelé que la reconnaissance de l'imputabilité au service d'une maladie est sans lien avec la qualification de harcèlement moral. La solution est fondée sur l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique.

Avocat : SELARL HMS ATLANTIQUE AVOCATS

23 février 2026• 4ème chambre
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506146

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a déclaré incompétent l'ordre juridictionnel administratif pour connaître des litiges relatifs au recouvrement d'indu d'allocation aux adultes handicapés (AAH) et d'allocation de soutien familial (ASF). Le tribunal a rejeté la requête et a transmis le dossier au tribunal judiciaire de Pontoise, considérant que ces contentieux relèvent du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire.

23 février 2026
TA87Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502270

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... qui contestait le refus de remise gracieuse d'un trop-perçu de prime d'activité. Le juge a constaté que le requérant, bien qu'invité à régulariser sa demande, n'avait pas fourni les pièces justificatives suffisantes pour établir sa situation de précarité, condition nécessaire à l'examen de sa demande. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administratif, pour défaut de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

23 février 2026
TA87Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502112

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait une décision de la MSA lui accordant seulement une remise partielle de dette. La juridiction a constaté que la requérante, bien qu'en ayant été informée, n'avait pas régularisé sa demande en fournissant les arguments et pièces nécessaires pour permettre au juge du plein contentieux d'examiner son dossier. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, la requête étant jugée manifestement non assortie des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

23 février 2026
TA86Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503564

**Sujet principal** : Irrecevabilité d'une requête en annulation d'un refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion (mention stationnement), en raison du non-respect de l'obligation de transmission dématérialisée par l'avocat. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Poitiers (formation de jugement). **Solution retenue** : La requête est rejetée par ordonnance, car elle est manifestement irrecevable. L'avocat du requérant a introduit la requête par voie postale, et n'a pas régularisé cette irrégularité de forme dans le délai imparti après une mise en demeure, malgré une notification effectuée via l'application Télérecours. **Textes appliqués** : Les articles R. 222-1 (4°), R. 414-1 et R. 611-8-2 du Code de justice administrative, relatifs à l'obligation de transmission électronique des requêtes par les avocats et aux modalités de notification.

Avocat : CABINET D'AVOCATS ATHEMIS

23 février 2026
TA86Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2501832

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance des requérants. Ceux-ci, n'ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai imparti après y avoir été invités, sont réputés s'être désistés en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Le tribunal applique également l'article R. 222-1 du même code pour constater ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure.

23 février 2026
TA83Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504865

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant son recours contre la suspension de son permis de conduire. Ce désistement est réputé intervenu car le requérant n'a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de référé-suspension, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En conséquence, la procédure est éteinte.

Avocat : CABINET HASENFRATZ

23 février 2026
TA83Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503974

Le Tribunal administratif de Toulon donne acte du désistement de la société E2P Sud Isolation dans son recours contre l'attribution d'un marché public. Ce désistement est la conséquence de l'absence de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, comme l'exige l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, après le rejet de sa demande de suspension en référé. La procédure est donc close sans examen du fond de l'affaire.

Avocat : DANJOU & ASSOCIES

23 février 2026