Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601114
Sujet principal : Demande de décharge d'impôts locaux (CFE, TSE, taxe CCI) pour 2024. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille (ordonnance). Solution retenue : Non-lieu à statuer, constatant l'absence d'objet du recours suite au dégrèvement total accordé par l'administration fiscale après l'introduction de la requête. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (constatation de l'absence de lieu à statuer).
Avocat : TZA AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603025
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de suspension d'une amende administrative de 41 500 euros infligée à une société pour emploi de salariés en situation irrégulière. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la société n'ayant pas démontré que le paiement de l'amende porterait une atteinte grave et immédiate à sa situation financière ou à la continuité de son exploitation. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS RSDA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603401
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension de la suppression du RSA. Le juge estime que les manquements répétés du demandeur à ses obligations, malgré des convocations régulières, ne caractérisent pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale par le département. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 262-37 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603419
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision mettant fin au RSA. La requête est jugée irrecevable car la requérante n'a pas apporté la preuve du dépôt du recours administratif préalable obligatoire, condition exigée par l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Le juge applique la procédure de rejet sans instruction de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D. JOSEPH, P. TILLIE, M. CALIFANO, BAREGE AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603479
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'une interdiction de retour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lille (formation de référé). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable. Le juge estime que la requérante n'a pas utilisé la voie de recours appropriée. **Textes appliqués et motifs** : * La demande est jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la copie de la requête en annulation au fond, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. * Surtout, le juge rappelle que le contentieux des OQTF relève d'une procédure spéciale et collégiale prévue aux articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requérante aurait dû utiliser cette voie spécifique et non la procédure de référé-suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601922
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B... Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment quant à l'examen de la situation personnelle de l'intéressé et à l'appréciation de l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SULTAN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602398
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, se prononce sur une requête en annulation d'une décision de la CAF du Territoire de Belfort réclamant un trop-perçu. Il constate que la CAF ayant son siège à Belfort, le tribunal territorialement compétent est celui de Besançon. En application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Besançon.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2603000
Sujet principal : Incompétence du juge administratif pour connaître d'un litige relatif au rejet d'une demande de Prestation de Compensation du Handicap (PCH). Juridiction : Tribunal Administratif de Strasbourg (formation d'ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête de Mme A... comme portée devant une juridiction incompétente. Textes appliqués : Articles du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles attribuant la compétence pour le contentieux de l'allocation aux adultes handicapés au juge judiciaire, et article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet par ordonnance des requêtes manifestement incompétentes.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408979
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'un trop-perçu de RSA et la remise totale de cette dette. Le juge a estimé, en application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, que l'allocataire, dont l'indu provenait d'absences prolongées à l'étranger non déclarées, ne pouvait être regardé comme étant de bonne foi. La situation de précarité invoquée n'a pas été jugée suffisante pour justifier la remise de la créance.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411700
**Sujet principal** : Recours contre une décision de suspension du versement du Revenu de Solidarité Active (RSA) pour défaut de participation à l'élaboration du contrat d'engagement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation sociale). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'allocataire. Il estime que la métropole de Lyon était fondée à procéder à la suspension, l'allocataire n'ayant pas répondu aux convocations malgré leur bonne réception, et ses difficultés personnelles (handicap, maîtrise limitée du français) ne constituant pas un motif légitime au regard des circonstances. **Textes appliqués** : L'article L. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, qui encadre la suspension du RSA pour défaut d'établissement du contrat d'engagement, et les dispositions du code de justice administrative relatives à la procédure.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412243
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... C... visant à annuler la notification d'indus et les rejets de ses demandes de remise gracieuse. Le tribunal a jugé irrecevable le recours concernant les indus de Revenu de Solidarité Active (RSA) et d'Aide Personnalisée au Logement (APL) en raison de l'absence du recours administratif préalable obligatoire, exigé par les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation. Par conséquent, le juge n'a pas examiné le fond de l'affaire, à savoir la situation de précarité et la bonne foi invoquées par le requérant.
Avocat : SCP CARNOT AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2413205
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, rejette la requête de M. B... qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales du Rhône lui réclamant un indu de prime exceptionnelle de fin d'année. La juridiction estime que la décision attaquée est régulière en matière de signature et de motivation, conformément aux articles L. 212-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Elle juge également que le requérant ne remplissait pas la condition d'être allocataire du revenu de solidarité active en novembre ou décembre 2023, exigée par l'article 3 du décret du 14 décembre 2023 pour bénéficier de l'aide.
Avocat : SELARL DBKM AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500046
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir le bénéfice du RSA. La juridiction a jugé que la condition de résidence légale et ininterrompue de cinq ans, prévue à l'article L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles, n'était pas remplie en raison d'une interruption de près de dix-huit mois dans la possession d'un titre de séjour. Le refus de la caisse d'allocations familiales du Rhône a donc été légalement confirmé.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500080
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir l'annulation du refus du département de la Loire de remettre gracieusement le solde d'une dette de RSA (2 754,93 €). Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que le requérant n'avait pas apporté la preuve d'une situation de précarité justifiant cette remise, malgré la possibilité d'un remboursement échelonné. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui autorise une telle remise en cas de bonne foi ou de précarité du débiteur.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500205
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler une amende administrative de 125 euros infligée par la métropole de Lyon pour une omission délibérée ayant conduit au versement indu du RSA. La juridiction a estimé que la procédure était régulière, notamment concernant la délégation de signature, le respect du principe du contradictoire et l'avis de l'équipe pluridisciplinaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : SELARL DBKM AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500354
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... visant à contester le refus d'abroger un indu de RSA et le refus d'une remise gracieuse. Le tribunal a jugé irrecevable le recours contre la décision confirmative du 5 décembre 2024 et a estimé que le rejet de la demande de remise gracieuse du 23 décembre 2024 n'était pas entaché d'erreur de droit. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment en matière de recevabilité des recours.
Avocat : MARTINEZ
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501188
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. E... visant à annuler une amende administrative de 350 euros infligée par la métropole de Lyon pour un indu de RSA. La juridiction estime que la procédure a été régulière, écartant les moyens soulevés concernant la délégation de signature, le respect du contradictoire, l'avis de l'équipe pluridisciplinaire et la motivation de la sanction. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment son article L. 262-52.
Avocat : SELARL DBKM AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513192
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette l'opposition formée par un usager contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales pour recouvrer des indus d'aides sociales. Le tribunal estime que le recours parallèle de l'usager sur sa dette de RSA et son allégation de bonne foi sont sans incidence sur l'existence légale des indus litigieux. La requête est donc écartée comme inopérante.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604414
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui demandait une injonction contre France Travail pour obtenir des logs informatiques relatifs à sa radiation. Le tribunal a jugé cette demande manifestement irrecevable, car il n'a pas le pouvoir général d'adresser des injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par la loi, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, considérant le caractère abusif de la requête au vu de la multiplication des procédures, le tribunal a condamné le requérant à une amende de 100 euros sur le fondement de l'article R. 741-12 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2301314
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., inspectrice conseillère, qui demandait réparation pour les préjudices liés à son retour de mise à disposition. La juridiction a jugé que le ministre de la culture n'avait commis aucune faute en ne la réaffectant pas à son ancien poste, celui-ci n'étant plus vacant, et qu'il n'avait pas excédé un délai raisonnable pour lui proposer une nouvelle affectation. La décision s'appuie principalement sur les articles 41 de la loi du 11 janvier 1984 et 6 du décret du 16 septembre 1985, relatifs aux règles de réaffectation après une mise à disposition.
Avocat : ICARD