Jurisprudence administrative
206 301 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
206 301
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606566
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la séparation familiale invoquée n'était pas suffisamment grave, l'enfant français pouvant rejoindre la France. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606691
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de court séjour. Le juge estime que le requérant, qui invoquait l'urgence pour participer à un congrès scientifique, ne démontre pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention avant que l'administration n'ait statué sur son recours administratif préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MOUNGUETYI NJIFEN
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601774
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ayant retiré le permis de conduire du requérant pour usage de stupéfiants. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car elle n'est pas accompagnée d'une demande principale en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La décision est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2200837
Le Tribunal administratif de Lille constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête visant à annuler le refus d'enregistrement d'une demande d'asile. Cette décision fait suite à la convocation de la requérante par la préfecture pour procéder à cet enregistrement, rendant la demande initiale sans objet. La juridiction rejette également la demande de condamnation de l'État aux frais d'avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CLEMENT D'ARMONT
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2203907
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant dans un litige relatif à l'abrogation d'une autorisation d'occupation du domaine public. Le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête via l'application Télérecours, n'ayant pas répondu dans le délai imparti, est réputé s'être désisté en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2204520
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la requête de la SCCV Road Beach. Ce désistement est la conséquence de l'absence de réponse de la société à une invitation du tribunal à confirmer le maintien de ses conclusions, procédure régie par l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La demande initiale, qui visait l'annulation d'un refus implicite de délivrance d'un certificat de permis de construire tacite et l'injonction au maire de le délivrer, est donc éteinte.
Avocat : SCP VANDAMME JEAN-PIERRE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209339
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable pour défaut de délai. La requête visait à contester une décision implicite de rejet de son recours administratif préalable concernant le retrait partiel de sa prime « MaPrimeRénov’ ». Le tribunal a constaté que le recours contentieux, enregistré le 4 décembre 2022, était intervenu après l'expiration du délai de deux mois, lequel avait couru à compter du 5 septembre 2022. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative relatifs aux délais de recours.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303761
Le Tribunal administratif de Lille constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours de la requérante contre le rejet de son recours administratif concernant un indu d'aide personnalisée au logement. Cette décision d'ordonnance est prise car la Caisse d'allocations familiales du Nord a, postérieurement à l'introduction de la requête, accordé une remise totale de la dette, rendant le litige sans objet. Le tribunal fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2305298
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la requête de la SCI HCI. Ce désistement est prononcé car la société, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions par une lettre du 5 décembre 2025 via Télérecours, n'a pas répondu dans le délai d'un mois. La juridiction applique les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, qui prévoient qu'une partie est réputée s'être désistée en l'absence de confirmation de son intérêt à poursuivre l'instance.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601228
Sujet principal : Demande d'injonction pour l'examen d'une demande d'hébergement en Centre Provisoire d'Hébergement et pour éviter une rupture de prise en charge. Juridiction : Tribunal Administratif de Pau (formation de référé). Solution retenue : La requête est rejetée comme irrecevable et mal fondée. Le juge estime que la requérante n'a pas précisé le fondement juridique de sa saisine (articles L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du Code de justice administrative) et qu'elle ne démontre pas l'urgence requise, notamment pour une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale. Textes appliqués : Articles L. 521-1, L. 521-2, L. 521-3, L. 522-1, L. 522-3 et R. 522-2 du Code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601248
Le Tribunal Administratif de Pau statue sur une question de compétence territoriale dans un recours contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Considérant que l'étranger concerné est placé en rétention administrative à Cornebarrieu, le tribunal applique les articles R. 922-4 du CESEDA et R. 221-3 du CJA. Il en déduit que le tribunal compétent est celui de Toulouse et ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503740
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le classement sans suite d'une demande d'acquisition de la nationalité française. Le juge estime que ce classement, motivé par un dossier incomplet (absence notamment d'un acte de mariage antérieur), ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours. La requête est donc déclarée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et des dispositions du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : SCHWEITZER
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409798
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office des requérants. Ce désistement est prononcé car les requérants, invités à confirmer le maintien de leur recours contre le rejet de leur demande de reconnaissance prioritaire de relogement, n'ont pas répondu dans le délai imparti. La juridiction applique les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative relatifs à la procédure de désistement d'office pour défaut de confirmation des conclusions.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410809
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante dans un litige relatif au recouvrement d'indus d'aide personnalisée au logement. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise un magistrat désigné à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond du litige opposant la requérante à la caisse d'allocations familiales du Rhône.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500083
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A... B..., qui avait demandé l'annulation d'une décision de la caisse d'allocations familiales du Rhône lui réclamant un indu de prime exceptionnelle de fin d'année. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond du litige.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604671
Sujet principal : Demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture en vue du dépôt d'une demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête. Le juge estime que l'injonction demandée ferait obstacle à une décision administrative préexistante (refus de rendez-vous du 29 janvier 2025), ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : MEGAM
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522421
Le Tribunal Administratif de Paris rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant l'annulation partielle d'un arrêté autorisant l'exercice de la médecine en gériatrie. Le requérant, invoquant des fautes présumées d'un médecin lors de la prise en charge de son père, n'a pas démontré un intérêt à agir suffisant pour contester cet acte réglementaire. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605780
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un détenu visant à faire cesser diverses mesures de sécurité (parloirs hygiaphone, fouilles) au centre pénitentiaire des Baumettes. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'une urgence caractérisée permettant une intervention dans le cadre du référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative). La décision s'appuie sur l'absence de preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, telle que le droit de ne pas subir des traitements inhumains ou dégradants protégé par l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SALKAZANOV
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2605604
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui contestait le retrait de sa carte de résident. Le juge estime la demande manifestement irrecevable, car elle vise principalement une annulation qui excède sa compétence en référé et que l'acte attaqué n'a été produit qu'incomplet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : MESSAOUDI
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600590
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (arrêté d'expulsion). La juridiction estime que les moyens invoqués, notamment le défaut de motivation, la violation de l'article 6 de la CEDH et l'erreur d'appréciation de sa situation médicale au regard des articles 1er et 3 de la CEDH, sont manifestement infondés. La demande d'injonction de délivrer un titre de séjour et la condamnation de l'État aux frais sont rejetées par voie de conséquence.
Avocat : WEINLING GAZE