Le Tribunal Administratif de Paris rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant l'annulation partielle d'un arrêté autorisant l'exercice de la médecine en gériatrie. Le requérant, invoquant des fautes présumées d'un médecin lors de la prise en charge de son père, n'a pas démontré un intérêt à agir suffisant pour contester cet acte réglementaire. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n°503266 du 19 juin 2025, le président de la section du contentieux du Conseil d’Etat a transmis le dossier de la requête de M. B... D... en application de l’article R. 351-3 du code de justice administrative.
Par cette requête, enregistrée le 7 avril 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, M. D... demande l’annulation de l’arrêté du 13 février 2025 fixant la liste des personnes autorisées à exercer en France la profession de médecin dans la spécialité « gériatrie » en application des dispositions de l’article L. 4111-2 u code de la santé publique et du IV du l’article 83 de la loi n°2006-1640 du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007 modifiée en tant qu’il autorise M. C... A... à exercer en France la profession de médecin dans la spécialité « gériatrie ».
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ».
2. La requête tend à l’annulation de l’arrêté du 13 février 2025 fixant la liste des personnes autorisées à exercer en France la profession de médecin dans la spécialité « gériatrie » en application des dispositions de l’article L. 4111-2 u code de la santé publique et du IV du l’article 83 de la loi n°2006-1640 du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007 modifiée en tant qu’il autorise M. C... A... à exercer en France la profession de médecin dans la spécialité « gériatrie ».
3. Pour justifier de son intérêt à agir, M. D... se borne à faire valoir que le docteur A... a été amené à prendre en charge son père durant l’hospitalisation de ce dernier au centre hospitalier Guy Thomas à Riom où il est décédé et qu’à cette occasion, des fautes ont été commises sous la responsabilité du docteur A.... Ce faisant, alors qu’il n’apporte aucun élément de nature à établir les fautes invoquées ou la responsabilité du docteur A..., M. D... ne justifie pas d'un intérêt suffisant lui donnant qualité pour agir devant le tribunal administratif à l’encontre des dispositions mentionnées ci-dessus de l’arrêté litigieux. Dans ces conditions, la requête de M. D... est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit être rejetée en application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête susvisée est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... D....
Fait à Paris, le 7 avril 2026.
La présidente de formation de jugement,
K. Weidenfeld
La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision