96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 903
Décisions totales
383 581
Ordonnances
382 508
Avec résumé IA
Avocat : SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX
Avocat : SCP SEVAUX, MATHONNET
Avocat : HAAS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. et Mme B... qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2019 et 2020. Les requérants contestaient le refus partiel de déduction de sommes versées à titre de pensions alimentaires aux parents de Mme B..., résidant en Pologne. Le tribunal a jugé que les contribuables n'avaient pas apporté la preuve de l'état de besoin des bénéficiaires, condition requise par les articles 205 et 208 du code civil et l'article 156 du code général des impôts. La demande de remboursement des frais de justice a également été rejetée.
Avocat : CABINET SULTAN AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 48 000 euros présentée par Mme B..., secrétaire administrative de l’Éducation nationale, en réparation d’un déficit fonctionnel permanent consécutif à une maladie professionnelle. Le juge a estimé que l’obligation de l’État n’était pas sérieusement contestable au sens de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, faute pour la requérante de justifier de la consolidation de son état et de la radiation des cadres, conditions nécessaires à l’évaluation définitive de son préjudice. En conséquence, les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Avocat : RENOULT
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de la société Saint James et Albany, qui contestait les taxes foncières de 2022 et 2023 pour ses immeubles parisiens, en sollicitant des réductions de 52 000 et 60 000 euros. La société invoquait notamment l'absence de changement de consistance du bien justifiant une modification du local-type de référence, l'incohérence des tarifs appliqués (dont un coefficient de majoration de 50%), et l'irrégularité de la procédure faute de consultation de la commission communale des impôts directs. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ces moyens, considérant que l'administration avait correctement appliqué les articles 1388, 1498 du code général des impôts et les articles 324 Z et 324 AA de son annexe III. En conséquence, la requête a été rejetée.
Avocat : CABINET FIDAL DIRECTION PARIS
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi par Mme D... d’une demande d’expertise et de provision suite à un accident survenu le 3 mars 2023 sur une déchèterie, imputé à un défaut d’ouvrage public. Le tribunal a ordonné une expertise, confiée à un collège d’experts, afin de déterminer les causes de l’accident et d’évaluer les préjudices subis, en application des articles R. 532-1 et suivants du code de justice administrative. En revanche, il a rejeté la demande de provision de 50 000 euros, estimant que l’obligation de la communauté d’agglomération Seine-Normandie et du SYGOM n’était pas, en l’état de l’instruction, non sérieusement contestable au sens de l’article R. 541-1 du même code. Les frais d’expertise ont été avancés par la communauté d’agglomération, et les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été réservées.
Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., qui demandait la condamnation de la commune de Bry-sur-Marne pour les préjudices subis lors d'une chute à vélo le 25 mars 2021, causée selon lui par une fissure de la chaussée. Le juge a estimé que cette fissure, de deux à trois centimètres de large sur deux mètres de long, ne constituait pas un obstacle anormal excédant ceux qu'un cycliste attentif peut rencontrer, notamment sur le bas-côté. Par conséquent, les conditions d'engagement de la responsabilité sans faute de la commune pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public n'étaient pas réunies. La demande indemnitaire et les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.
Avocat : PINTAT AVOCATS
Le Tribunal Administratif de MELUN a été saisi par la société ENEDIS, en tant que tiers à une opération de travaux publics, afin d’engager la responsabilité sans faute de la société Construction moderne Ile-de-France pour avoir endommagé un câble électrique souterrain lors de travaux de terrassement. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le défendeur, estimant que la requête était suffisamment motivée sur le fondement de la responsabilité sans faute. Il a retenu que le lien de causalité entre les travaux publics et le dommage accidentel subi par ENEDIS était établi, engageant ainsi la responsabilité de l’entrepreneur. La solution s’appuie sur les principes jurisprudentiels de la responsabilité sans faute des constructeurs envers les tiers, sans application de textes spécifiques mentionnés.
Avocat : CABINET CASSEL
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de l'association Nature Environnement 17 contestant l'arrêté du 2 juin 2022 du préfet de la Charente-Maritime, qui fixe le règlement d'eau des ouvrages du bassin du Curé gérés par le syndicat mixte des rivières et marais d'Aunis. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requête, notamment ceux tirés de l'absence d'évaluation des incidences Natura 2000 (article L. 414-4 du code de l'environnement) et de l'incompatibilité avec le SDAGE Loire-Bretagne et le SAGE Sèvre Niortaise Marais poitevin. Il a estimé que l'arrêté n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation et qu'il respectait les objectifs de gestion équilibrée de la ressource en eau. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d'annulation et les conclusions accessoires de l'association.
Avocat : CHAMBORD AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a partiellement fait droit à la requête de la SAS PUM. Celle-ci contestait des suppléments de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour 2018 et 2019, l'administration ayant refusé la déduction de certaines sommes. Le tribunal a jugé que si les loyers des véhicules loués pour plus de six mois ne sont pas déductibles, les rémunérations des chauffeurs constituent des prestations distinctes et sont donc déductibles de la valeur ajoutée. En conséquence, la société obtient une réduction des impositions contestées à hauteur des sommes correspondant à ces prestations de conduite. La décision s'appuie sur l'article 1586 sexies du code général des impôts.
Avocat : MAISON ECK SCP AVOCAT
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C... contestant le montant de la prime "Ma Prime Rénov'" accordée par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). Le tribunal a jugé que le montant de 1 680 euros était légal, car il résultait de l'application des règles d'écrêtement prévues par le décret du 14 janvier 2020 et l'arrêté du même jour, visant à éviter un cumul excessif d'aides publiques. Les conclusions indemnitaires de M. C... ont été déclarées irrecevables, faute d'avoir été précédées d'une demande préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par la société Nuance Bat d’une contestation d’une mise en demeure de payer émise par la direction départementale des finances publiques de l’Essonne pour le recouvrement d’une contribution spéciale due à l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). La société soutenait que l’absence d’accusé de réception de son recours gracieux empêchait la naissance d’une décision implicite de rejet et maintenait le sursis de paiement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la contestation portait sur le bien-fondé de la créance et relevait de la compétence du juge de l’exécution en application des articles L. 281 et L. 283 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est donc l’incompétence du tribunal administratif pour connaître de ce litige.
Avocat : CREACH
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de la SARL NSM contestant les sanctions pécuniaires infligées par l'OFII pour emploi de travailleurs étrangers sans titre. Le tribunal a annulé la contribution forfaitaire de 4 248 euros, représentative des frais de réacheminement, en application de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 qui a abrogé les articles L. 822-2 et L. 822-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, constituant une loi plus douce applicable au litige. En revanche, la contribution spéciale de 40 100 euros, fondée sur l'article L. 8253-1 du code du travail, a été maintenue.
Avocat : OUHDI
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par les parents de la jeune A... F... B... H.... L'expertise vise à déterminer si des erreurs ou négligences ont été commises par le centre hospitalier d'Agen lors de la prise en charge de l'enfant, du 3 au 17 octobre 2024, pour une appendicite ayant conduit à un abcès post-opératoire. Le tribunal a jugé la mesure utile et a désigné un expert avec pour mission d'examiner la conformité des soins aux données acquises de la science et d'évaluer les préjudices subis.
Avocat : SELARL CABINET MARTIAL RLGC
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de M. et Mme B.... Les requérants, propriétaires d’un immeuble à Rauzan, allèguent des nuisances olfactives et des désordres liés à une canalisation traversant leur terrain, qu’ils imputent à un ouvrage public relevant de la commune ou du syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement. Le juge a estimé que le lien de causalité entre les préjudices allégués et l’ouvrage public ne pouvait être totalement écarté, rendant la mesure d’expertise utile pour éclairer le futur litige en responsabilité administrative. La mission de l’expert consiste notamment à décrire les canalisations, déterminer leur origine, chiffrer les travaux nécessaires et évaluer les préjudices.
Avocat : BAULIMON
**Tribunal Administratif de Bordeaux** – Ordonnance de référé du 30 juin 2025. Saisi par les parents d’un mineur sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge des référés a ordonné une expertise médicale pour déterminer si des manquements ont été commis par le pôle de santé du Villeneuvois et le centre hospitalier d’Agen-Nérac lors de la prise en charge de l’enfant en octobre 2022. La mesure, non contestée sur son principe par les établissements de santé, a été jugée utile pour éclairer le tribunal sur les préjudices allégués. Les demandes des hôpitaux relatives à la charge des frais d’expertise ont été rejetées, cette question relevant du juge du fond.
Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d'une demande de provision de 100 000 euros à valoir sur l'indemnisation de ses préjudices par l'ONIAM, suite à un accident médical survenu lors d'une intervention chirurgicale au CHU de Bordeaux. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que l'obligation de l'ONIAM était sérieusement contestable. En effet, le rapport d'expertise ne permettait pas d'apprécier le caractère d'anormalité du dommage au regard de l'état de santé du patient et de son évolution prévisible, ni d'exclure la responsabilité du chirurgien. La décision est fondée sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 1142-1 du code de la santé publique.
Avocat : SELARL SAGARDOYTHO-MARCO
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B..., ressortissant bulgare, contestant les arrêtés du préfet de la Gironde du 11 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, lui interdisant la circulation pour trois ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a ensuite examiné la légalité de l'obligation de quitter le territoire français au regard de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur le droit des étrangers et l'éloignement des citoyens de l'Union européenne.
Avocat : TREBESSES
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A..., qui demandait l'enlèvement d'une ligne électrique et la réparation de désordres sur sa propriété. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par la régie municipale électrique, estimant que le requérant ne justifiait pas de sa qualité de propriétaire de la parcelle concernée, ce qui le privait d'intérêt à agir. En conséquence, les conclusions indemnitaires et les demandes d'injonction ont été jugées irrecevables, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. Aucun texte spécifique n'est appliqué au fond, la décision se fondant sur les règles de recevabilité du code de justice administrative.
Avocat : SCP DE TORRES - MOLINA - BOSC-BERTOU