Jurisprudence administrative
965 941 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 941
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605099
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) formé par un ressortissant étranger pour obtenir la délivrance d'un titre de séjour déjà accordé. La juridiction a constaté un non-lieu à statuer sur la demande principale, la préfecture ayant convoqué le requérant pour la remise du titre après l'introduction de la requête. Elle a toutefois mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais exposés pour le recours (article L. 761-1 du CJA).
Avocat : CABINET BOULAY (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606383
**Sujet principal** : Demande d'injonctions en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) pour obtenir un rendez-vous et un récépissé en vue du renouvellement d'un titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement pur et simple de la requérante, constatant qu'elle a été convoquée par la préfecture après l'introduction de sa requête. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur le fond. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607470
Le Tribunal Administratif de Paris statue sur une demande de référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales après l'obtention du titre, le juge donne acte de ce désistement. Il condamne néanmoins l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés pour le litige, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LELOUP
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523506
Le Tribunal administratif de Paris constate l'absence d'objet du recours pour excès de pouvoir dirigé contre le refus implicite de délivrer un titre de séjour, le préfet de police ayant accordé une carte de résident après l'introduction de la requête. La juridiction ordonne néanmoins à l'État de verser 800 euros au requérant au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Elle se fonde sur l'article R. 222-1 du même code pour constater qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le fond.
Avocat : CABINET GARRIGUE & GANDON AVOCATS (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532582
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, se déclare incompétent pour connaître d'un recours en excès de pouvoir contre une amende administrative infligée pour infraction au code du travail. Il applique l'article R. 312-16 du code de justice administrative, qui attribue la compétence au tribunal administratif dans le ressort duquel l'infraction a été constatée. En l'espèce, l'infraction ayant eu lieu dans les Hauts-de-Seine, le dossier est transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise.
Avocat : CABINET ACTANCE (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533784
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant suite à son défaut de confirmer le maintien de sa requête. Le requérant, M. B..., avait saisi le juge pour contester le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour et demander des injonctions au préfet de police. La juridiction applique les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, constatant que le requérant, dûment invité, est réputé s'être désisté. En conséquence, l'instance est close sans examen du fond.
Avocat : FALAH
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2537748
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'échanger un permis de conduire mauritanien, se déclare incompétent territorialement. Il applique l'article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue la compétence au tribunal du lieu de résidence du requérant. En conséquence, il transmet le dossier au tribunal administratif de Melun, compétent car le requérant résidait dans le Val-de-Marne.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604004
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant, résidant en Tunisie, n'avait pas respecté l'obligation d'élection de domicile en France ou dans un espace européen prévue à l'article R. 431-8 du code de justice administrative, malgré une mise en demeure de régulariser. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 4° du même code pour prononcer ce rejet pour irrecevabilité.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608020
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... pour incompétence territoriale. Le litige concernant le renouvellement de son certificat de résidence relève du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, car la requérante résidait à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) à la date de la décision attaquée. Le juge a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour déterminer la juridiction compétente.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609182
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine concernant la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. La juridiction se déclare incompétente territorialement, estimant que le litige relève du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative relatifs à la compétence du lieu de résidence pour les décisions de police des étrangers. En conséquence, la requête est rejetée par ordonnance en vertu de l'article R. 522-8-1 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609254
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de renouvellement de carte de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Rejet de la requête pour incompétence territoriale du tribunal. Le litige relève du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, car la requérante réside dans les Hauts-de-Seine. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3, R. 522-8-1, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative (compétence territoriale).
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600128
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui sollicitait l'annulation du refus de prise en charge de ses soins par le centre hospitalier du Rouvray. La juridiction constate l'absence d'obstacle à cet acte de procédure. La décision est fondée sur les dispositions du 1° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600462
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir d'un étudiant demandant l'annulation du refus de sa réinscription en master 2. Le juge estime que le moyen invoqué, fondé sur des difficultés personnelles ayant empêché la réalisation d'un stage, n'est pas assorti des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes présentant de tels défauts, et rappelle qu'aucun texte ne confère un droit à la réinscription.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601701
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il a estimé incompétent pour juger le fond de l'affaire. Se fondant sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Nantes, le litige relevant de la compétence territoriale du tribunal du lieu de résidence de la requérante (Le Mans, Sarthe).
Avocat : SCP PIGEAU CONTE MURILLO VIGIN GAZEAU
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601900
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de Mme A... visant à enjoindre au département du Val-de-Marne de communiquer l'identité de son assureur ou de son délégataire de service public. Le juge estime que la demande, formée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait obstacle à l'exécution d'une décision administrative préalable de refus, et qu'aucun péril grave ne justifie de passer outre. La demande de condamnation aux frais sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code est également rejetée, le département n'étant pas la partie perdante.
Avocat : MORIN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2500572
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir de M. B... visant à annuler le refus de rectifier son relevé d'information intégral (R2I) et à réattribuer des points à son permis de conduire. Le tribunal estime que le moyen du requérant, fondé sur l'article L. 223-6 du code de route pour obtenir la restitution automatique des points après un délai sans infraction, n'est pas étayé. Il constate en effet, sur la base du R2I, qu'une nouvelle infraction a été commise le 4 mars 2023, avant l'expiration du délai légal, ce qui bloque la reconstitution du capital de points.
Avocat : SELARL SAMSON & WEIL
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2503937
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant son recours contre une décision de retrait de points et l'invalidation de son permis de conduire. Le juge constate que le désistement, intervenu par mémoire, ne rencontre aucun obstacle juridique. La procédure est close sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : VINCENT
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600780
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête du syndicat Les territoriaux 63 CFTC comme étant manifestement irrecevable. Le syndicat contestait des arrêtés municipaux attribuant une nouvelle bonification indiciaire (NBI) à certains agents et demandait des injonctions de versement. La juridiction a jugé, en application de l'article L. 113-2 du code général de la fonction publique, que le syndicat n'avait pas qualité pour agir, car les décisions individuelles attaquées ne portaient pas atteinte aux intérêts collectifs des agents qu'il représente.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600869
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision de suspension de l'agrément d'une assistante familiale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas établie, la requérante continuant à percevoir une rémunération, et qu'aucun doute sérieux n'existe sur la légalité de la décision attaquée, celle-ci étant fondée sur une information préoccupante justifiant une mesure conservatoire. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et articles L. 421-6 et L. 423-8 du code de l'action sociale et des familles (régime de l'agrément et de la suspension des assistants familiaux).
Avocat : CACCIAPAGLIA
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601080
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision pénitentiaire imposant un hygiaphone pour les parloirs d'un détenu. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une urgence justifiant la suspension, malgré l'allégation d'une atteinte à sa vie familiale. La demande d'extraction pour l'audience est également rejetée, le juge considérant que la présence personnelle n'est pas indispensable pour l'examen de la demande de suspension.
Avocat : DAVID