Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602396
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir la remise d'un récépissé de demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge constate un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction, car l'administration a, après l'introduction de la requête, mis en fabrication le récépissé et invité la requérante à le retirer, privant ainsi le litige de son objet. Les conclusions accessoires (astreinte) sont rejetées. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles). La requérante est également admise à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle (article 20 de la loi du 10 juillet 1991), et une somme au titre des frais irrépétibles est allouée à son avocat (articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991).
Avocat : DEBRIL
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602572
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme B... A... qui contestait le refus de renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour. La juridiction a constaté que l'administration avait, postérieurement à l'introduction du recours, délivré un nouveau récépissé valable, abrogeant ainsi implicitement la décision initialement contestée. La demande de suspension et d'injonction est donc devenue sans objet.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602588
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à obtenir la délivrance d'un récépissé pendant l'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la demande principale, l'administration ayant, postérieurement à la requête, mis à disposition une attestation de prolongation d'instruction (API) sur la plateforme ANEF, privant ainsi le litige de son objet. Il a néanmoins mis à la charge de l'État une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : ALIOUANE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303520
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête du syndicat Sud Santé Sociaux des Pyrénées-Orientales, qui demandait l'annulation du rejet d'abrogation d'une note de service de 2016 organisant le remplacement d'agents absents. Le tribunal a jugé que la décision de rejet était suffisamment motivée et que la note de service, qui priorise le rappel d'agents en autorisation spéciale d'absence (ASA) pour les nécessités de service, n'était pas contraire aux dispositions du décret n°86-660 du 19 mars 1986 et de l'article L. 212-1 du code général de la fonction publique.
Avocat : PONS-SERRADEIL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400621
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le placement d'une aide-soignante en congé de maladie ordinaire suite à un accident imputable au service. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée du 29 février 2024 était régulière et que les courriers antérieurs n'étaient pas des actes faisant grief. La solution s'appuie sur les dispositions statutaires de la fonction publique hospitalière, notamment la loi du 9 janvier 1986 et le décret du 19 avril 1988, relatives à la gestion des congés de maladie et à la procédure médicale.
Avocat : GIMENEZ
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402468
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par une fonctionnaire hospitalière contestant son placement en congé de maladie ordinaire suite à un accident de service. Le tribunal a jugé que les courriers initiaux de l'administration n'étaient pas des décisions faisant grief, mais a annulé la décision formelle du 29 février 2024 pour vice de procédure, notamment en raison d'une motivation insuffisante. La juridiction a appliqué les principes généraux du droit de la fonction publique hospitalière et les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration relatifs à la motivation des actes.
Avocat : GIMENEZ
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500150
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de carte de séjour de membre de famille d'un citoyen de l'Union. Le juge a retenu l'illégalité de la décision du préfet des Pyrénées-Orientales pour défaut de communication des motifs, malgré une demande régulière du requérant. Cette solution s'appuie sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : JARRAYA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500214
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un ressortissant pakistanais visant à annuler son assignation à résidence par arrêté préfectoral. Le tribunal a jugé que le droit à être entendu avait été respecté, que la situation avait été examinée de manière sérieuse et particulière, et que l'arrêté était conforme aux dispositions de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, l'intéressé ne résidant pas habituellement en France.
Avocat : CAZANAVE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506298
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant malien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent, que la motivation était suffisante, et que le préfet avait correctement apprécié la situation au regard des conditions de renouvellement, notamment le sérieux et la réalité des études poursuivies, conformément à l'article 9 de la convention franco-malienne du 9 décembre 1996 et aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : MAVOUNGOU
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506322
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que la décision, prise dans le cadre d'une délégation régulière de signature, ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que l'intéressé, célibataire et sans enfant, n'avait pas établi en France le centre de ses intérêts privés et familiaux. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : SARL BS2A BESCOU SABATIER AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507288
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les décisions préfectorales du 25 juillet 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement exercé son pouvoir de police en se fondant sur l'absence de ressources stables et suffisantes du requérant, au regard des dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la motivation des décisions contestées était suffisante et conforme aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MAZAS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509104
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'éloignement. Le juge a estimé que le comportement personnel du requérant, un ressortissant roumain, constituait une menace réelle et suffisamment grave pour l'ordre public, justifiant la mesure. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : RUFFEL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509368
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... D... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et d'interdiction de retour. Le tribunal a estimé que la décision était régulière, notamment en écartant les moyens tirés d'un vice d'incompétence, d'un défaut de motivation et d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 423-23, et a considéré que l'autorité préfectorale avait procédé à un examen réel et complet de la situation personnelle et familiale de l'intéressée.
Avocat : RUFFEL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509451
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire et une interdiction de retour. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'annulation, car le préfet a délivré un titre de séjour valable à la requérante après l'introduction du recours. La juridiction a donc jugé qu'il n'y avait plus d'objet à statuer sur ces conclusions, tout en restant compétente pour examiner les conclusions indemnitaires.
Avocat : RUFFEL
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505471
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un professeur demandant l'annulation du refus d'une bonification pour handicap et du rejet de sa demande de mutation intra-académique. Le tribunal a jugé que la décision refusant la bonification était un acte préparatoire non détachable de la décision définitive de mutation, et donc non susceptible de recours séparé. Il a également estimé que le rejet de la mutation, fondé sur l'absence de postes vacants et un barème insuffisant, ne méconnaissait pas les obligations de l'administration, notamment au regard des articles L. 512-22 du code général de la fonction publique et L. 5213-6 du code du travail.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS PEQUIGNOT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2208772
La décision concerne un recours en excès de pouvoir formé par la société Eqiom SAS devant le Tribunal Administratif de Nantes, visant à annuler la décision ministérielle du 11 mai 2022 ayant refusé l'autorisation d'un licenciement économique d'un salarié protégé. Le tribunal a rejeté la requête de l'entreprise, considérant que la ministre du travail était compétente pour retirer la décision implicite de rejet du recours hiérarchique et pour réexaminer le dossier, et que les moyens soulevés par la société (tardiveté, violation du contradictoire, réalité du motif économique) n'étaient pas fondés. Les textes appliqués sont principalement l'article R. 2422-1 du code du travail et l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : POINSIGNON
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300624
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'une maison familiale rurale (MFR) qui contestait une décision préfectorale lui réclamant le remboursement de subventions pour des heures de formation considérées comme non réalisées. Le tribunal a jugé que le contrôle administratif, fondé sur les articles L. 6361-1 et suivants du code du travail, était régulier et que l'administration avait établi de manière suffisante le caractère incomplet des justificatifs de réalisation des formations. La décision préfectorale de mise à charge d'une somme de 111 453,71 euros est donc confirmée.
Avocat : SELARL LEXCAP ANGERS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407079
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête visant à annuler le refus de visas de réunification familiale pour le père et les sœurs d'une enfant réfugiée. Le juge a considéré que la décision explicite de la commission de recours du 24 avril 2024, qui se substitue à la décision implicite initialement attaquée, était régulière. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales invoquées.
Avocat : REED SMITH LLP
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407683
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi de deux requêtes en excès de pouvoir visant à annuler des décisions implicites de rejet de recours administratifs contre le refus de visas de regroupement familial délivrés par le consulat de France à Dakar. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que les requérants n'établissaient pas que le refus de visa était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conditions de l'article L. 111-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé non fondé le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite de la commission de recours.
Avocat : DE METZ
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407849
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'un visa de long séjour pour réunification familiale sollicité par une enfant mineure d'une réfugiée. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de la commission de recours, qui s'est substituée à l'autorité consulaire, était fondée sur le motif légal tiré des articles L. 434-3 et L. 434-4 du CESEDA. Il a jugé que les documents produits ne permettaient pas de justifier que les conditions légales de la filiation et de l'autorité parentale exclusive de la mère réfugiée étaient remplies.
Avocat : LEUDET