Jurisprudence administrative
965 941 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 941
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2506184
Sujet principal : Recours contre le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion (CMI) avec mention « stationnement ». Juridiction : Tribunal administratif de Marseille (ordonnance du premier vice-président). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, car la requérante n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental. Textes appliqués : Article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles (recours préalable obligatoire) et article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables).
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2506240
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... contestant la fin de ses droits au RSA. La juridiction estime que la saisine, qui se limite à la transmission de la décision attaquée sans exposé des moyens et conclusions, est manifestement irrecevable. Cette décision est fondée sur les articles R. 411-1 et R. 222-1 4° du code de justice administrative, l'intéressé n'ayant pas régularisé sa requête malgré une invitation du greffe.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401908
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'autorisation administrative de son licenciement économique. Le tribunal a jugé que la décision de l'inspectrice du travail était suffisamment motivée au regard de l'article R. 2421-12 du code du travail et que les autres moyens soulevés, notamment concernant la procédure de consultation du CSE, n'étaient pas fondés. La demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Avocat : UNITED AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2512485
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime le recours irrecevable pour tardiveté, le délai d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étant expiré lors de son enregistrement. La demande d'aide juridictionnelle provisoire, déposée après l'expiration de ce délai, n'a pas pu le proroger.
Avocat : MERIENNE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2513264
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que les moyens soulevés par le requérant, notamment sur l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme, sont soit manifestement infondés, soit insuffisamment précisés pour être examinés au fond. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant un rejet par ordonnance.
Avocat : KWEMO STÉPHANIE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604776
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ordonnant la remise aux autorités italiennes et une interdiction de circulation de deux ans. Le juge estime que la requérante n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence justifiant la suspension, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il ne se prononce pas sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, la condition d'urgence n'étant pas remplie.
Avocat : KALAF
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605038
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... B... visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale, n'était pas caractérisée par la seule suspension de ses missions professionnelles. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans préjudice d'autres voies de recours pour obtenir un document provisoire de séjour.
Avocat : GAGLIARDINI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605095
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante turque visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande avait fait naître une décision implicite de rejet, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne pouvait pas ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605100
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'une ressortissante tunisienne visant à enjoindre au préfet de la convoquer pour un rendez-vous et de lui délivrer un récépissé provisoire dans le cadre du renouvellement de sa carte de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande, déposée en ligne le 12 août 2025, a fait naître une décision implicite de rejet le 12 décembre 2025. La requête est donc jugée mal fondée au regard des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que des articles R. 431-2, R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605105
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante sénégalaise visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé pour sa demande de titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise". Le juge a considéré que le silence gardé par la préfecture pendant plus de 90 jours sur sa demande avait fait naître une décision implicite de rejet, rendant impossible une injonction en référé. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 422-10, R. 432-1, R. 432-2 et R. 422-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605111
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... A... visant à contraindre le préfet à lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas remplie, notamment au vu de l'existence d'une autre procédure en cours et d'une audience fixée à une date proche. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : BTIHADI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605258
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), rejette la requête de M. A... qui sollicitait une mise à l'abri et des mesures contre une hospitalisation sous contrainte. Le juge estime que les litiges allégués entre personnes privées et le contrôle des mesures d'hospitalisation sans consentement relèvent de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. En l'absence d'éléments établissant une carence fautive de l'administration, la demande est jugée manifestement mal fondée et rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600935
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... A... contestant les résultats des élections municipales de Saint-Denis-de-Méré. Le juge estime que la requête est manifestement irrecevable, car les griefs soulevés (utilisation du bilan de mandat et refus d'accès au budget) ne constituent pas une protestation électorale valable au sens de l'article R. 119 du code électoral, faute de conclusions précises demandant l'annulation du scrutin. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600986
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. E... A... qui contestait la légalité d'une liste concurrente aux élections municipales. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable, car le juge administratif ne peut examiner les irrégularités liées à la constitution d'une liste que dans le cadre d'un recours contestant les résultats de l'élection, conformément aux articles L. 248 et R. 119 du code électoral. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes irrecevables.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601014
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en suspension d'une décision d'invalidation de permis de conduire. Le ministre de l'intérieur ayant retiré la décision contestée, la demande est devenue sans objet. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer cette ordonnance de non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601049
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire. Cette demande est devenue sans objet après le retrait de la décision contestée par le ministre de l'Intérieur. Le tribunal rejette également la demande d'allocation d'une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : POHIN ZOÉ
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601095
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a désigné un médiateur pour régler le litige opposant la SCI Los Bellos à la commune de Charnay-lès-Mâcon concernant l'opposition du maire à une déclaration préalable de division parcellaire. La juridiction a pris cette mesure, fondée sur les articles L. 213-7 à L. 213-10 et R. 213-1 et suivants du code de justice administrative, en raison de l'accord des deux parties pour recourir à cette procédure. La médiation est fixée pour une durée initiale de trois mois.
Avocat : LE MEIGNEN BENOÎT
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600621
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête d'un ressortissant ukrainien demandant l'annulation du refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision contestée était suffisamment motivée, respectait la procédure d'information prévue à l'article L. 551-10 du CESEDA et résultait d'un examen sérieux de la situation du demandeur. La juridiction a ainsi validé le refus fondé sur le caractère de réexamen de la demande d'asile, conformément aux articles L. 551-15 et D. 551-17 du même code.
Avocat : CGBG
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600624
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus était légal car M. B... avait déposé sa demande d'asile au-delà du délai de 90 jours après son entrée en France, sans motif légitime, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure, notamment l'information du demandeur, avait été régulière.
Avocat : DESSOLIN
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600035
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus de remise d'un trop-perçu de prime d'activité. Le juge relève que la requérante se borne à contester la réalité de l'indu, un moyen inopérant dans le cadre d'un recours contre un refus de remise gracieuse, et qu'elle n'allègue aucun élément sur sa situation de précarité financière. La décision s'appuie sur les articles R. 845-3 du code de la sécurité sociale, relatif à la remise de l'indu, et R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes fondées sur des moyens manifestement inopérants.