Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2502461
Le Tribunal administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction, le visa de long séjour ayant finalement été délivré après l'introduction du recours, rendant ces conclusions sans objet. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer. Elle condamne néanmoins l'État à verser 600 euros à l'avocate des requérants au titre des articles L. 761-1 du même code et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation à la part contributive de l'aide juridictionnelle.
Avocat : BENHAMIDA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519276
Sujet principal : Contestation de l'annulation d'un visa de court séjour par une requérante résidant en Biélorussie. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (ordonnance du président). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, la requérante n'ayant pas régularisé son recours en élisant domicile sur un territoire requis. Textes appliqués : Articles R. 222-1 et R. 431-8 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519292
Le Tribunal administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours de Mme B... contre le refus d'un visa de court séjour. La requête est irrecevable car la requérante, résidant au Maroc et non représentée, n'a pas fait élection de domicile en France comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative, et n'a pas joint la preuve du recours administratif préalable obligatoire (articles D. 312-3 et suivants du CESEDA). Le tribunal, ayant invité en vain la requérante à régulariser sa requête, se trouve dans l'impossibilité d'instruire l'affaire.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520655
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de renouvellement de son détachement. La juridiction a jugé la requête irrecevable car l'agent, un professeur relevant de l'académie de Nantes, n'avait pas préalablement engagé la procédure de médiation obligatoire. Cette obligation découle de l'article L. 213-11 du code de justice administrative et du décret du 25 mars 2022, rendant la saisine directe du tribunal impossible. En conséquence, le dossier est transmis au médiateur de l'académie de Nantes.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600584
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir contre un refus de visa. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond du litige.
Avocat : SPILIOTOPOULOU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603383
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Auddicé Val-de-Loire visant à annuler la procédure de passation d'un marché public pour la révision d'un PLU et le rejet de son offre. Le juge estime que la commune de Chemillé-en-Anjou n'a pas commis de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence, notamment en n'écartant pas l'offre d'un concurrent pour prix anormalement bas, et que la requérante n'établit pas l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative.
Avocat : LEX PUBLICA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604288
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de la société Mister Ramonage comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est la contestation par une société du refus de visa de long séjour opposé à l'un de ses salariés. La juridiction estime que l'employeur ne dispose pas d'un intérêt à agir pour contester une telle décision individuelle et que la société ne peut pas valablement représenter le salarié concerné devant la justice administrative. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605870
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette les demandes de suspension de décisions de refus de visa au titre de la réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, les requérants n'ayant pas démontré un préjudice grave et immédiate. La décision s'appuie sur le fait que la situation des enfants, pris en charge par leurs grands-parents, n'est pas caractérisée par une précarité ou une menace particulière.
Avocat : BALDE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606003
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-liberté, rejette la requête de M. B... visant à enjoindre la délivrance d'un visa à son épouse. Le juge estime que la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'est pas caractérisée, malgré l'état de santé du requérant. Il relève notamment l'absence de preuve d'isolement et le délai pris par l'épouse pour former son recours administratif préalable obligatoire.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501450
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation et que le refus était légal, car la requérante ne détenait pas l'autorisation de travail préalable exigée par les articles L. 421-1 du CESEDA et R. 5221-1 du code du travail. Les autres moyens, notamment ceux fondés sur l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.
Avocat : SCP OMNIA LEGIS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601307
Le Tribunal administratif d'Orléans a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'arrêt des conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision de la directrice territoriale de l'OFII du 23 février 2026, estimant qu'elle était entachée d'une substitution de base légale erronée. La juridiction a jugé que les faits reprochés (déclaration de fuite) relevaient de l'article L. 551-16 du CESEDA (mise à fin des conditions d'accueil) et non de l'article L. 551-15 (refus initial), appliquant également la directive 2013/33/UE.
Avocat : MIAMONECKA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401598
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte de résident et à enjoindre sa délivrance, car l'intéressé a finalement obtenu cette carte. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour motiver cette décision de non-lieu à statuer. Elle condamne néanmoins l'Etat à verser à l'avocate du requérant une somme de 1 000 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CABINET DUPLANTIER
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504332
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Il juge que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA), sont manifestement infondés. La juridiction applique les articles pertinents du CESEDA et estime que le requérant, dont la situation est irrégulière depuis longtemps et qui ne justifie pas de motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1, ne démontre pas l'illégalité de la décision attaquée.
Avocat : NGANGA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504964
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à contester une sanction disciplinaire pénitentiaire. La juridiction constate que le requérant n'a pas joint à son recours l'acte attaqué (la décision de la commission de discipline) ni la décision du directeur interrégional sur le recours administratif préalable obligatoire, malgré une mise en demeure. La requête est donc jugée manifestement irrecevable au titre de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, pour non-respect des conditions de forme prévues par les articles R. 412-1 du même code et R. 234-43 du code pénitentiaire.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2507019
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait son transfert de la maison d'arrêt de Blois vers un centre de détention. La juridiction estime que cette décision d'affectation, qui ne porte pas une atteinte excédant les contraintes inhérentes à la détention, constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600334
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante concernant ses demandes d'annulation et d'injonction, celles-ci étant devenues sans objet après que le préfet lui a délivré un titre de séjour. La juridiction condamne néanmoins l'État à lui verser 800 euros au titre des frais exposés pour le litige, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DJEDDIS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601421
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de non-renouvellement d'attestation de demandeur d'asile et d'obligation de quitter le territoire, se déclare incompétent territorialement. Il constate que la requérante réside à Paris et applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour déterminer la compétence. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, conformément à l'article R. 351-3 du même code.
Avocat : CHAMPAIN
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600266
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus d'échanger un permis de conduire algérien contre un permis français. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement d'office de la requérante et met fin à l'instance. La requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions via l'application Télérecours citoyen et n'ayant pas répondu dans le délai d'un mois, est réputée s'être désistée. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1, R. 612-5-1, R. 611-8-2 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, relatifs à la procédure de désistement et aux notifications électroniques.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2204256
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SAS Austral Sourcing, qui demandait l'annulation du rejet de sa demande d'aide POSEI à la commercialisation pour la campagne 2020. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que les articles D. 691-25 et D. 691-26 du code rural (ancien décret n° 2010-110) définissent un régime de sanctions et non les modalités d'octroi de l'aide. La décision s'appuie sur le règlement européen n° 228/2013 et le programme POSEI-France.
Avocat : LAGOURGUE
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2601038
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Moselle d'enregistrer la demande d'asile d'un mineur isolé afghan, considérant que le refus d'enregistrement portait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, estimant que ce refus privait le requérant de l'examen de sa demande et des conditions matérielles d'accueil. Il a également prononcé l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : GRAVIER