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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2200275

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par le département du Var afin d’obtenir la condamnation solidaire de plusieurs constructeurs (BLC, Betem Ingénierie, etc.) à lui verser 12 934,54 euros TTC pour des désordres affectant des portiques motorisés dans un parc. Le département invoquait successivement la garantie de bon fonctionnement (article 1792-3 du code civil), la garantie décennale, la responsabilité contractuelle et une garantie particulière. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes du département, considérant que les désordres, bien que gênants, ne rendaient pas l’ouvrage impropre à sa destination et ne relevaient pas des garanties légales invoquées. La demande d’expertise avant dire droit formée par la société BLC a également été rejetée.

Avocat : CHARREL ET ASSOCIES

16 décembre 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403393

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A... qui demandait le remboursement de prélèvements sociaux (15 869 euros) prélevés lors d’un retrait de dividendes sur un plan d’épargne en actions. Le tribunal juge que ces dividendes, n’ayant pas encore supporté la contribution prévue à l’article L. 136-3 du code de la sécurité sociale, étaient légalement assujettis aux prélèvements sociaux en vertu de l’article 136-7 du même code. Il écarte le moyen tiré d’une double imposition, faute de disposition légale prévoyant un remboursement en pareil cas.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BREMENS AVOCATS

16 décembre 2025• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403592

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A..., qui demandait le remboursement de prélèvements sociaux (16 411 euros) prélevés lors d’un retrait sur son plan d’épargne en actions. Le tribunal applique l’article 136-7 du code de la sécurité sociale et l’article 125-0 A du code général des impôts, estimant que les dividendes n’avaient pas encore supporté la contribution sociale au moment du retrait. Il écarte le moyen de double imposition, faute de dispositions légales prévoyant un remboursement en cas de taxation ultérieure au titre de revenus d’activité.

Avocat : BREMENS AVOCATS

16 décembre 2025• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412717

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Lyon Métropole Habitat d’une demande d’expertise, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d’identifier les causes et conséquences de fissures affectant les façades d’un immeuble réceptionné en 2004. Les défendeurs ont contesté l’utilité de cette mesure, arguant que l’action en garantie décennale était prescrite et que la faute dolosive invoquée par le requérant ne pouvait plus être engagée en raison de la prescription quinquennale issue de la réforme de 2008. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la demande d’expertise était dépourvue d’utilité dès lors qu’aucune action en responsabilité ne pourrait prospérer contre les constructeurs, compte tenu de la prescription des actions. Les textes appliqués sont les articles R. 532-1 du code de justice administrative et les règles de prescription issues du code civil.

Avocat : SELARL TACOMA

16 décembre 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2413264

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B... contestant le montant de sa taxe foncière pour les années 2023 et 2024, relative à un ensemble immobilier situé à Balbigny. Le requérant soutenait que sa maison principale ne pouvait être classée comme « maison exceptionnelle » et demandait une réduction d’impôt en raison de nuisances (odeurs, bruit) liées à une usine voisine. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le classement dans la catégorie des maisons exceptionnelles était conforme aux articles 1497 et 1498 du code général des impôts, et que l’administration avait déjà tenu compte des nuisances en ajustant à la baisse le coefficient de situation.

Avocat : POMEON

16 décembre 2025• JU 9ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503131

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A..., infirmière au CHU de Saint-Etienne, d'une demande d'expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour évaluer les conséquences d'un accident de service survenu le 14 mars 2016. Le tribunal a fait droit à cette demande, jugeant l'expertise utile pour préparer une éventuelle action en indemnisation complémentaire, et ce malgré l'existence d'une précédente expertise administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.

Avocat : DUCA

16 décembre 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513003

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'une tierce opposition formée par M. A... B... contre une ordonnance de référé du 2 septembre 2025, rectifiée le 15 septembre, qui avait désigné un expert pour examiner un immeuble en péril imminent sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a constaté que la requête en tierce opposition, régie par l'article R. 531-1 du code de justice administrative, avait été présentée après l'expiration du délai de quinze jours suivant la notification de l'ordonnance rectificative. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable en application du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

16 décembre 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515725

Le tribunal administratif de Lyon, saisi en référé par la commune de Bourg-en-Bresse sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, a désigné un expert pour examiner un immeuble dangereux situé rue Hélène et Victor Basch. L’expert devra dresser un constat de l’état du bâtiment et des mitoyens, se prononcer sur l’existence d’un danger imminent et proposer des mesures de mise en sécurité. La mission est encadrée par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative, avec un rapport à déposer sous quinze jours.

16 décembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2215781

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Seven de deux litiges l'opposant au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) concernant le paiement de factures et l'application de pénalités de retard dans le cadre d'un contrat. Le tribunal a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité du contrat, estimant qu'il était potentiellement entaché d'un vice du consentement (erreur sur les qualités substantielles). Après avoir recueilli les observations des parties, le tribunal a écarté le contrat en raison de cette nullité. En conséquence, il a rejeté l'ensemble des conclusions des parties fondées sur le terrain contractuel, y compris les demandes de paiement et de pénalités, et n'a fait droit à aucune demande au titre des frais de justice.

Avocat : GALLO

16 décembre 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318430

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SARL Riwodis, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, des retenues à la source et une amende fiscale pour les exercices 2015 et 2016. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à l'impôt sur les sociétés, faute de mise en recouvrement. Sur le fond, il a confirmé le bien-fondé des redressements, estimant que les sommes versées à des personnes physiques constituaient des revenus distribués au sens de l'article 111 du code général des impôts, et a rejeté l'application de la convention fiscale franco-chinoise. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la société.

Avocat : CABINET CANIS, LE VAILLANT (SCP)

16 décembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2322516

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de M. A..., joueur professionnel de jeux vidéo, qui contestait son assujettissement aux prélèvements sociaux (CSG et CRDS) sur des revenus de source étrangère perçus en 2018 et 2019. Le tribunal a jugé que, en application du droit interne (articles 1600-00 C du CGI et L. 136-5 du code de la sécurité sociale), ces revenus étaient imposables en France, M. A... étant résident fiscal français. Pour l'année 2018, le moyen tiré de l'accord franco-canadien de sécurité sociale a été écarté, les gains de tournoi ne relevant pas de son champ d'application. Enfin, les conclusions tendant au versement d'intérêts moratoires ont été déclarées irrecevables, faute de litige né et actuel.

Avocat : CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE

16 décembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324065

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de M. et Mme A... contestant les rehaussements d’impôt sur le revenu pour 2018, 2019 et 2020, issus de la remise en cause de l’exonération prévue à l’article 44 octies A du code général des impôts pour la société House Partner. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que les requérants ne justifiaient pas que la société exerçait une activité sédentaire en zone franche urbaine, condition nécessaire au bénéfice du dispositif. Il a également validé l’application des pénalités pour manquement délibéré sur le fondement de l’article 1729 du code général des impôts et rejeté la demande de crédit d’impôt de modernisation du recouvrement.

Avocat : CABINET ZAMOUR AVOCATS

16 décembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324070

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2018 et 2020, ainsi que des pénalités. La juridiction a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, permettant aux requérants de présenter leurs observations, et que la simple référence à l'article 302 nonies du code général des impôts était sans incidence sur cette régularité. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondée sur les articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET ZAMOUR AVOCATS

16 décembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519697

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de Sorbonne Université afin de déterminer l’origine des désordres affectant les ascenseurs du secteur Est du campus de Jussieu, dont plusieurs sont à l’arrêt depuis 2016. La mesure d’expertise, utile dans la perspective d’une action en responsabilité, a été rendue contradictoire à l’égard de l’ensemble des constructeurs, maîtres d’œuvre, sous-traitants et leurs assureurs cités. La demande de mise hors de cause de la société Acoustique Vivie et associés et de son assureur a été rejetée, leur présence étant nécessaire en raison de leur appartenance à un groupement solidaire de maîtrise d’œuvre. Cette décision est fondée sur les dispositions de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d’ordonner toute mesure d’instruction utile.

Avocat : THORRIGNAC

16 décembre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2204989

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... qui demandait la requalification de sa convention de stage en contrat à durée indéterminée et l'indemnisation de ses préjudices. Le juge a rappelé qu'il n'a pas compétence pour se substituer à l'administration en requalifiant un contrat. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées, l'université Gustave Eiffel n'ayant commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 612-8 et D. 612-50 du code de l'éducation.

Avocat : CABINET LARA

16 décembre 2025• 6ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2205898

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les requêtes de la SCI JFK, qui contestait des cotisations supplémentaires de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2017 à 2020. Le tribunal a jugé que la procédure de vérification était régulière et que le débat oral et contradictoire avait été respecté. S’agissant du fond, il a estimé que l’utilisation effective du bâtiment à usage professionnel depuis décembre 2015 caractérisait son achèvement au sens de l’article 1406 du code général des impôts, rendant la taxe foncière exigible à compter du 1er janvier 2016. Les moyens tirés de l’absence de raccordement aux réseaux ou de l’inachèvement des travaux ont été écartés comme inopérants.

Avocat : BLONDEL AVOCATS

16 décembre 2025• 11ème chambre, JU
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304731

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société OBM construction, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser d'un préjudice de 144 392,99 euros. La société invoquait l'illégalité de la délibération n° 2022-25 de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) du 20 janvier 2022 comme fait générateur de responsabilité. Le tribunal a jugé que le lien de causalité direct entre cette illégalité et le préjudice allégué était rompu par plusieurs décisions intermédiaires, notamment la résiliation de l'accord de participation entre RTE et E-Pango et le comportement de la société E-Pango. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée.

Avocat : SELARLU JEROME LEPEE AVOCAT

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500517

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du département de la Marne de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a estimé que, malgré les douleurs neuropathiques invoquées par le requérant, celui-ci n’établissait pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, ni la nécessité d’une aide humaine ou technique, conformément aux critères de l’arrêté du 3 janvier 2017 et du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.

16 décembre 2025• Juge unique - 3ème chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401059

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de la SAS Logestra, qui demandait la condamnation de la communauté urbaine du Grand Reims à l’indemniser pour un dommage causé à un camion par un caniveau désolidarisé. Le juge a estimé que le lien de causalité entre l’ouvrage public et le préjudice n’était pas établi, faute de preuves suffisantes et de cohérence entre la hauteur du réservoir endommagé et la dégradation au sol. La responsabilité pour défaut d’entretien normal de la voirie n’a donc pas été retenue. La société a en outre été condamnée à verser 1 500 euros à la communauté urbaine au titre des frais de justice.

Avocat : JANSSENS

16 décembre 2025• Juge unique - 3ème chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2502086

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du département de l’Aube de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». La requérante, souffrant d’endométriose sévère, ne démontrait pas que son handicap réduisait de manière importante et durable sa capacité de déplacement à pied, notamment en termes de périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou de recours systématique à une aide humaine ou technique, conformément aux critères de l’arrêté du 3 janvier 2017. Le tribunal a appliqué les dispositions des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles, en jugeant que les douleurs abdominales, bien que fréquentes, n’établissaient pas une réduction suffisante de la mobilité pédestre pour justifier l’attribution de cette mention. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.

16 décembre 2025• Juge unique - 3ème chambre