Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503172
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, visant à annuler un arrêté préfectoral du 20 mars 2025 lui enjoignant de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée, que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, et qu'aucun vice de procédure, notamment concernant le droit d'être entendu, n'était caractérisé. Le tribunal a fondé sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : JAIDANE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503969
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté préfectoral du 20 juin 2025 imposant à un ressortissant tunisien une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une interdiction de retour. La juridiction a jugé que cette décision, qui aurait séparé le requérant de son enfant français, méconnaissait l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, qui impose de considérer l'intérêt supérieur de l'enfant comme une priorité. Le tribunal a ainsi fait prévaloir le droit au respect de la vie familiale sur la mesure d'éloignement, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : CICCOLINI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506381
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C... G..., un ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet des Alpes-Maritimes avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation, en relevant notamment l'absence d'éléments probants démontrant une communauté de vie stable en France ou des risques personnels en cas de retour en Turquie. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BESSIS-OSTY
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506752
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de M. C... A... visant à annuler son arrêté d'éloignement et d'interdiction de retour. La juridiction estime que l'arrêté, pris par une personne dûment habilitée, est suffisamment motivé et ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Elle écarte également les griefs fondés sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : CARREZ
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507296
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant, ressortissant cap-verdien, ne démontrait pas remplir les conditions pour bénéficier d'un droit au séjour en tant que membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne, au sens des articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande de délivrance d'un titre de séjour et la condamnation de l'État à des dommages-intérêts ont également été rejetées.
Avocat : MAUPETIT INDY
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401025
Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... A... contestant le recouvrement de la redevance spéciale pour l'enlèvement des ordures ménagères (REOM) pour ses locaux commerciaux. Le juge a estimé que le litige, portant sur la légalité d'un acte de recouvrement (titre de perception) émis par un comptable public, relevait manifestement de la compétence exclusive de la juridiction financière (chambre régionale des comptes) et non du tribunal administratif. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 2333-76 et suivants du code général des collectivités territoriales.
Avocat : BLAIS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600643
Sujet principal : Demande d'injonction pour exécution d'un jugement annulant un rejet implicite de demande de séjour et ordonnant un réexamen. Juridiction : Tribunal administratif de Nice (formation de jugement). Solution retenue : Constatation de l'inexistence d'objet à statuer, car l'administration a pris une décision postérieure (refus de séjour avec obligation de quitter le territoire), exécutant ainsi le jugement initial. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (constatation de l'absence de lieu à statuer).
Avocat : ROSSLER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601022
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à annuler le refus d'attribution d'une carte mobilité inclusion. La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas joint, malgré une mise en demeure, le recours administratif préalable obligatoire ou la décision y afférente, en méconnaissance des articles R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles et R. 412-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600130
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un fonctionnaire contestant partiellement son évaluation professionnelle de 2025. Le juge estime que le compte rendu d'entretien professionnel constitue un acte indivisible, au sens du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010. Par conséquent, une demande d'annulation partielle de cet acte est jugée manifestement irrecevable, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601066
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la requête d'un fonctionnaire demandant la suspension et le versement de son traitement non payé. Le juge a estimé que la demande était manifestement irrecevable car elle mélangeait indistinctement les régimes du référé-suspension et du référé-provision, empêchant d'identifier clairement la procédure invoquée. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1, L. 521-1, R. 541-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601089
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a examiné une demande enregistrée comme un recours mais constituant en réalité une demande d'aide juridictionnelle. Le tribunal a ordonné la radiation de cette requête des registres du greffe, considérant qu'elle ne constituait pas un recours contentieux valable. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601140
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'éloignement. Le juge a estimé que le requérant, ressortissant malgache, n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de son enfant. La requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : DEDRY
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602815
**Sujet principal** : Recours en référé d'une société (Abo-Erg géotechnique) contestant son éviction d'une procédure de marché public pour offre anormalement basse et alléguant un manquement à l'obligation de définition précise des besoins. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il estime que l'acheteur public (SOLIDEO Alpes 2030) n'a pas méconnu son obligation de définition précise des besoins et que la procédure de rejet pour offre anormalement basse, encadrée par le code de la commande publique, a été respectée. **Textes appliqués** : Articles L. 551-1 du code de justice administrative (compétence du juge des référés), et L. 2111-1, R. 2132-1, L. 2152-5, L. 2152-6 du code de la commande publique (obligation de définition des besoins et régime des offres anormalement basses).
Avocat : SELARL AMPLITUDE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603920
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir d'un ressortissant afghan visant l'annulation d'un arrêté de transfert vers la Bulgarie et d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas méconnu le règlement Dublin (UE n°604/2013) en refusant d'appliquer la clause discrétionnaire de l'article 17 pour examiner la demande d'asile en France, malgré la présence d'un cousin sur le territoire. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et le règlement Dublin.
Avocat : MILON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604002
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire français et assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant nigérian. Le tribunal a annulé l'arrêté d'obligation de quitter le territoire (OQTF) du 14 janvier 2026, considérant qu'il méconnaissait l'autorité de la chose jugée, un jugement antérieur ayant déjà annulé une précédente OQTF. En revanche, il a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté d'assignation à résidence du 27 février 2026, estimant que cette mesure était justifiée et proportionnée au regard de la situation. Les décisions s'appuient sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : SCP SEBBAR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604221
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé autorisant le travail à un ressortissant malien ayant demandé le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et a prononcé une astreinte en cas de non-exécution. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : RUDLOFF
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604606
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la rectification d'une date erronée sur un arrêté municipal publié en ligne. Le juge a estimé que cette demande, qualifiée de demande de rectification d'un acte antidaté, relevait d'une mission d'administration active et non du contrôle juridictionnel. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable au titre de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge rappelant qu'il ne peut se substituer à l'administration pour modifier ses actes.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604969
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un étudiant étranger visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a considéré que la demande n'était pas urgente et était mal fondée, car un rejet implicite de sa demande de renouvellement était né du silence de la préfecture au terme du délai légal de 90 jours. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604972
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension du déréférencement de la société Efia de la plateforme "mon Compte Formation". Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée et que l'urgence n'est pas établie. La demande est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BARNIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605056
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'autorisation de licenciement. Le juge estime que le salarié n'a pas démontré le caractère d'urgence de sa situation, condition nécessaire pour obtenir une suspension en vertu de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du sérieux des moyens au fond.
Avocat : POINSO-POURTAL - VILLATTE DE PEUFEILHOUX