Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600366
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus de renouvellement d'un titre de séjour "travailleur saisonnier" et une assignation à résidence ultérieure. Le tribunal a annulé l'arrêté du 15 décembre 2025, considérant que l'administration n'avait pas démontré que le requérant, un ressortissant tunisien, n'avait pas maintenu sa résidence habituelle hors de France, condition essentielle prévue par l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire et l'assignation à résidence ont également été annulées, et l'administration a été enjointe de réexaminer la demande de titre de séjour.
Avocat : ZERROUKI
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600875
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision de la préfète de la Dordogne refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant marocain. Le juge a retenu que l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas applicable, le séjour et l'emploi des ressortissants marocains étant régis de manière complète par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La décision attaquée a donc été annulée pour erreur de droit.
Avocat : CESSO
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602344
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté de transfert vers l'Allemagne au titre du règlement Dublin. Le tribunal écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire, à la langue de l'information et aux conditions de l'entretien, considérant que la procédure est régulière. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LANDETE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600546
Le Tribunal administratif de Bordeaux donne acte du désistement du requérant concernant le recours contre le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Cette ordonnance intervient après que le préfet a abrogé la décision contestée, rendant l'affaire sans objet. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatif aux désistements.
Avocat : HAAS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602245
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la demande de suspension en référé d'une décision portant appréciation sur un dossier de mobilité d'un personnel de direction de l'éducation nationale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'appréciation contestée ne remet pas en cause la participation de l'agent à la campagne de mobilité et n'affecte pas sa situation administrative actuelle. La décision est rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503353
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire tacite pour une résidence services séniors à Bouzigues. Le tribunal a jugé que les requérants, Mme E... et M. F..., n'avaient pas démontré un intérêt à agir suffisant, tel que défini par les articles L. 600-1-2 et L. 600-1-3 du code de l'urbanisme, pour contester cette autorisation. Par conséquent, il n'a pas examiné le fond de leurs arguments sur la conformité du projet au plan local d'urbanisme.
Avocat : SELARL D'AVOCATS LES CYSTES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601435
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de suspension en référé d'un ressortissant algérien contestant le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour vie privée et familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que le requérant, titulaire d'un récépissé autorisant le séjour et le travail, ne démontrait pas une situation de précarité suffisante. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions du référé-suspension.
Avocat : MISSLIN
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509058
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... B... visant à annuler le rejet par la commission de médiation de sa demande de reconnaissance du caractère urgent et prioritaire pour un logement. Le tribunal estime que la requête, qui invoque uniquement une dégradation de l'état de santé, ne comporte pas les précisions factuelles suffisantes pour démontrer que le demandeur se trouve dans l'une des situations légales d'urgence prévues par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. Il applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement dépourvue de moyens sérieux.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602130
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de ce litige, relevant que les contestations relatives aux mentions "invalidité" ou "priorité" de cette carte relèvent de la compétence exclusive du tribunal judiciaire (pôle social). Cette solution s'appuie sur les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, combinés à l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602251
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution de la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence, car il ne justifie pas que la perte provisoire de son permis compromet gravement son activité professionnelle, et que l'intérêt général de sécurité routière, au vu de la gravité des infractions commises, s'oppose à la suspension. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300299
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire, opposant un voisin à la commune d'Aoste. Le tribunal a jugé le recours recevable, rejetant les fins de non-recevoir, et a constaté que le permis méconnaissait les règles de distance imposées par l'article U7 du PLU local. En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, il a décidé de surseoir à statuer pour permettre une éventuelle régularisation du vice.
Avocat : SELARL ASTELIA AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300344
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a partiellement fait droit à la demande de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) de Grenoble concernant le recouvrement de redevances d'occupation du domaine public aéronautique. Le tribunal a condamné l'occupant, M. A..., au paiement d'un reliquat de 1 164,31 euros avec intérêts à compter du 26 octobre 2021, en application des articles L. 2125-1 et L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques. En revanche, il a rejeté les demandes de dommages-intérêts et d'indemnité forfaitaire, ainsi que la condamnation aux frais de procédure, estimant que les textes invoqués (article 1231-6 du code civil et article L. 4441-10 du code de commerce) n'étaient pas applicables ou que le préjudice n'était pas justifié.
Avocat : BIBOUD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408445
**Sujet principal** : Opposition à une contrainte émise pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B... et valide la procédure de recouvrement. Il estime que l'organisme payeur (la MSA) a régulièrement notifié la dette et que l'indu, résultant de la prise en compte d'une pension de réversion, est légalement récupérable. **Textes appliqués** : Les articles L. 845-2, L. 845-3 et L. 133-4-1 du code de la sécurité sociale, relatifs à la procédure de récupération des indus de prestations sociales et aux voies de recours.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600200
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. C..., qui retirait sa demande d'injonction contre la préfète de la Haute-Savoie. La procédure, engagée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour obtenir l'instruction d'une demande de titre de séjour ou la délivrance d'un récépissé, est donc close. Aucune mesure n'est ordonnée à l'encontre de l'administration.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600202
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant guinéen visant à enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et de non-obstacle à l'exécution d'une décision administrative, prévues à l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'étaient pas remplies. Cette conclusion s'appuie sur le fait que les demandes antérieures de l'intéressé avaient été régulièrement clôturées pour vice de procédure et qu'aucun péril grave ne justifiait de faire obstacle à ces décisions.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600624
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la requête de M. B... demandant l'injonction de délivrer un récépissé. Le juge a constaté que la préfète avait, postérieurement à la requête, délivré l'attestation de prolongation d'instruction sollicitée. La demande a donc perdu son objet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601021
Le Tribunal administratif de Nantes rejette une demande de suspension en urgence (référé-suspension) visant des refus de visa de long séjour pour réunification familiale. La requérante n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de rejet de la commission de recours. Le juge a appliqué les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres textes invoqués.
Avocat : LE FLOCH
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601119
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande visant à suspendre l'exécution d'une décision implicite de rejet de recours préalable contre des refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance du droit au respect de la vie familiale, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais ont également été rejetées.
Avocat : DAHANI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601233
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction au préfet de statuer sur une demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une attestation de prolongation d'instruction avait été délivrée après l'introduction de la requête, rendant la demande sans objet (article L. 521-3 du code de justice administrative). Par ailleurs, la demande de condamnation aux dépens a été rejetée pour irrecevabilité, n'étant pas chiffrée (article L. 761-1 du même code).
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602651
Le Tribunal Administratif de Nantes statue sur une demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral relatif aux périodes de chasse au sanglier en Vendée. Le requérant s'étant désisté de sa demande principale de suspension, le juge donne acte de ce désistement et rejette sa demande indemnitaire. La décision s'appuie sur les règles de procédure du référé administratif, notamment les articles L. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : ATLANTIC JURIS