Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2501495
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de M. et Mme A..., demandeurs d'asile kosovars, visant à annuler des arrêtés préfectoraux de septembre 2024 leur retirant leur attestation de demandeur d'asile et prononçant leur obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a jugé que leur état de santé, bien qu'établi, ne constituait pas un obstacle à l'éloignement au regard de l'absence de preuve de conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de retour au Kosovo ou d'une impossibilité d'y être soignés, écartant ainsi le moyen d'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a également considéré que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) n'était pas méconnu.
Avocat : ZIND
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2502322
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant pakistanais. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en ne tenant pas compte des dispositions spécifiques de l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) applicables aux anciens mineurs confiés à l'aide sociale à l'enfance. La décision est fondée sur une méconnaissance des conditions de séjour régulier de l'intéressé, qui bénéficiait d'un délai pour régulariser sa situation après sa majorité.
Avocat : ROMMELAERE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601233
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Moselle de délivrer une autorisation provisoire de séjour à une étudiante guinéenne en attente du renouvellement de son titre. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient caractérisées, notamment en raison des conséquences de l'absence de document sur sa situation administrative, et que la demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HAJI KASEM
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601580
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision préfectorale déclarant irrecevable la demande de titre de séjour de M. A..., faute d'urgence caractérisée. Le juge a estimé que le risque de licenciement invoqué par le requérant ne constituait pas une urgence suffisante, ce dernier ayant toujours travaillé sans titre de séjour. La demande d'injonction de délivrer un récépissé de travail a également été rejetée, mais le requérant a été admis à l'aide juridictionnelle provisoire. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : SELARL BERARD - JEMOLI - SANTELLI - BURKATZKI - BIZZARRI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601924
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs mesures d'éloignement (obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de renvoi, interdiction de retour et assignation à résidence) prises à l'encontre d'un ressortissant albanais. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet avait légalement apprécié la situation au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés.
Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602285
**Sujet principal** : Demande de rendez-vous en préfecture ou de réponse concernant le renouvellement d'un titre de séjour, présentée dans le cadre d'une procédure de référé administratif. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête comme étant **manifestement irrecevable**. **Motifs et textes appliqués** : La demande est jugée irrecevable car le requérant n'a pas précisé le fondement juridique de son recours en référé (articles L. 521-1 à L. 521-3 du Code de justice administrative) ni formulé de conclusions précises, empêchant le juge de l'examiner. Le rejet est prononcé sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602678
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'injonction visant à faire prendre en charge par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) les frais de déplacement de la requérante à son entretien à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant une mesure dans un délai de 48 heures. En revanche, il l'a admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CHEBBALE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412773
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation du refus implicite de renouveler son récépissé de demande de titre de séjour. Le tribunal estime que le silence de la préfète pendant plus de quatre mois constitue un rejet implicite de la demande de titre de séjour elle-même, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA, et que ce refus de renouveler le récépissé n'est pas illégal. Il écarte également les griefs tirés de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la CEDH, considérant que ces arguments concernent le fond du dossier de titre de séjour et non la simple délivrance d'un récépissé.
Avocat : DAMIANO
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507561
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant guinéen contre son obligation de quitter le territoire français (OQTF), la fixation de son pays de renvoi et une interdiction de retour de six mois. La juridiction a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée, procédait d'un examen particulier de la situation et ne méconnaissait pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a également jugé l'interdiction de retour proportionnée, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VRAY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508757
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les décisions de la préfète du Rhône (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour). La juridiction a estimé que le requérant ne remplissait pas les conditions légales pour une régularisation au titre de sa vie privée et familiale ou de son activité professionnelle, et que les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucune illégalité. Le tribunal a notamment appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a considéré qu'il n'y avait pas de méconnaissance des articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE.
Avocat : PETIT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603047
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un certificat de résidence de dix ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante disposant d'une autorisation provisoire de séjour, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur une menace pour l'ordre public, n'était établi. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a en revanche été accordée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : GALICHET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603571
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé de retenues sur prestations sociales pour recouvrement d'un trop-perçu de RSA. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête comme étant manifestement irrecevable. **Motifs et textes appliqués** : Le recours contentieux contre une décision de récupération d'indu de RSA a, en vertu de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, un **caractère suspensif** de plein droit. Par conséquent, la suspension de l'exécution ne peut être demandée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative (suspension pour doute sérieux), mais relèverait, le cas échéant, de l'article L. 521-3 (référé-liberté pour faire cesser une méconnaissance de la loi). La demande est donc jugée irrecevable et rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603736
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une demande d'exécution d'une précédente ordonnance. Le juge relève que la préfète du Rhône a exécuté l'injonction en délivrant un titre de séjour à la requérante, rendant la demande sans objet. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : FRERY
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2300189
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur quatre requêtes d'un fonctionnaire de la préfecture de police contestant son placement en congé maladie ordinaire (non imputable au service) pour plusieurs périodes entre 2022 et 2024, à la suite de son état de santé lié à l'attentat du 3 octobre 2019. Le tribunal a rejeté les conclusions du préfet de police invoquant le non-lieu à statuer et a jugé que les décisions attaquées étaient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation, car l'administration n'avait pas démontré que l'état de santé de l'agent n'était plus imputable au service. En conséquence, il a annulé les décisions litigieuses et enjoint à l'administration de requalifier les congés en congé de maladie imputable au service, en application des dispositions du code de la fonction publique relatives aux congés pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS).
Avocat : COLMANT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2307492
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler une décision implicite de rejet d'une demande de communication de documents administratifs, principalement des avis consultatifs, formulée auprès du Président de la République et concernant des procédures environnementales. Le tribunal a jugé que certains avis, notamment ceux du Conseil supérieur de l'énergie et du Conseil national de la protection de la nature, avaient été communiqués ou publiés, tandis que d'autres, comme l'avis de la mission interministérielle de l'eau, étaient couverts par le secret des délibérations du gouvernement et donc non communicables. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement relatives au droit d'accès aux documents administratifs (articles L. 124-1 et suivants).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505408
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice résultant de l'absence de relogement par l'État, malgré une décision de priorité d'une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal condamne l'État à verser à la requérante une indemnité de 1500 euros pour réparer les troubles dans ses conditions d'existence et son préjudice moral, résultant de la carence fautive de l'État à exécuter la décision de relogement urgent. **Textes appliqués** : La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de son inaction après l'expiration du délai légal imparti pour procéder au relogement.
Avocat : QUIENE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505436
Le Tribunal administratif de Paris a examiné une demande en responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de relogement d'urgence. La juridiction a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à lui verser 900 euros en réparation des préjudices non encore indemnisés, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Elle a rejeté la demande de condamnation de l'État à verser une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la requérante bénéficiant déjà de l'aide juridictionnelle.
Avocat : JAMIL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505742
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice résultant de l'absence de relogement après une décision de priorité d'une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal condamne l'État à verser 5 300 euros à la requérante en réparation des troubles dans ses conditions d'existence et de son préjudice moral. Il admet également la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. **Textes appliqués** : La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de sa carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation dans le délai légal.
Avocat : BAYOU
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506082
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête d'un ressortissant indien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge a estimé que la situation du requérant, malgré une ancienneté de séjour et une activité professionnelle, ne présentait pas les circonstances humanitaires ou motifs exceptionnels requis par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une régularisation. Le refus de titre de séjour n'a donc pas été entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512783
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge écarte les moyens invoqués, notamment l'incompétence de la signataire, la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH faute d'insertion familiale établie, et une violation de l'article 3 de la CEDH concernant le pays de destination, aucun élément probant n'étant produit. La décision est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.