Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609230
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C... qui demandait des injonctions contre la Défenseure des droits et le ministre de la justice pour sauvegarde d'une liberté fondamentale. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans les 48 heures. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il y ait lieu de procéder aux autres mesures sollicitées.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304410
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le juge a estimé que le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité avait légalement appliqué l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, qui exige des étrangers la détention d'un titre de séjour depuis au moins cinq ans. La décision est fondée sur le constat que le requérant ne remplissait pas cette condition légale, son titre de séjour n'étant pas continu.
Avocat : DA & MC SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401526
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé le refus de délivrance d'une carte professionnelle d'agent de sécurité opposé à M. A... C... par le Conseil national des activités privées de sécurité. La juridiction a jugé que les faits de violence conjugale allégués, bien que réels, étaient isolés, avaient fait l'objet d'une mesure alternative aux poursuites et ne révélaient pas un comportement incompatible avec l'exercice de la profession au sens de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a ainsi fait droit à la demande d'annulation pour erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404000
**Sujet principal** : Recours pour excès de pouvoir contre le refus de titularisation et la radiation des cadres d'un agent public stagiaire du CHU de Rouen. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête, considérant que la décision contestée, fondée sur une insuffisance professionnelle et non sur un motif disciplinaire, n'était pas soumise à une procédure contradictoire préalable et que les autres moyens (défaut de motivation, erreur d'appréciation) ne sont pas fondés. **Textes appliqués** : Décret n° 2016-636 du 19 mai 2016 (article 4-9 relatif au stage et à la titularisation dans la fonction publique hospitalière) et principes généraux du droit de la fonction publique concernant la situation probatoire des stagiaires.
Avocat : BRESSOT & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504542
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 mars 2025 qui rejetait sa demande de titre de séjour et prononçait une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. La juridiction a jugé que le retrait de sa carte de séjour temporaire était légal, car elle ne remplissait plus les conditions de son octroi, en application des articles L. 242-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la compétence de l'auteur de l'arrêté et à l'examen de sa situation personnelle, ont été écartés.
Avocat : NIAKATE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504565
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 mai 2025 qui refusait son titre de séjour et lui ordonnait de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour) étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également jugé que la procédure, y compris l'absence de saisine préalable de la commission du titre de séjour, n'était pas entachée d'irrégularité dans ce cas.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504592
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 17 mai 2025 ordonnant l'éloignement de M. A... B..., un ressortissant algérien, pour vice de procédure. La juridiction a jugé que la décision avait été prise en méconnaissance du principe général du droit de l'Union européenne d'être entendu avant toute mesure défavorable, violant ainsi les droits de la défense. Le tribunal a appliqué les principes généraux du droit de l'Union et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504801
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une interdiction de retour d'un an. La juridiction estime que la motivation de l'arrêté est suffisante, que l'examen de la situation personnelle du requérant a été effectué, et que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. Elle écarte également les griefs concernant la méconnaissance des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NEJAT GAMZE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504809
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme E..., une étudiante camerounaise, visant l'annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour, de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de la fixation de son pays de renvoi. La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté préfectoral était compétent et que l'examen de la situation personnelle de l'intéressée avait été correctement effectué. Le tribunal a notamment appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention franco-camerounaise du 24 janvier 1994.
Avocat : CAMAIL MARIE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601177
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, rejette les requêtes du préfet de la Seine-Maritime visant à ordonner l'expulsion immédiate d'une famille du Centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas établie, notamment au regard de l'état de santé d'un enfant et des démarches de relogement entreprises par la famille. La juridiction considère également que le préfet n'a pas démontré en quoi le maintien des intéressés compromettait le fonctionnement du centre d'hébergement.
Avocat : SOUTY
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601211
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une famille du Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (CADA) qu'elle occupait. Le juge a fait droit à la demande du préfet, considérant que la mesure était urgente et utile pour libérer une place d'hébergement, et qu'elle ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, les demandes d'asile de la famille ayant été définitivement rejetées. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206354
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un aide-soignant contestant sa radiation des cadres pour abandon de poste, consécutive à son refus de vaccination contre la Covid-19. Le tribunal a jugé que la décision de radiation, prise après une mise en demeure infructueuse de reprendre le travail, était légale et proportionnée, l'intéressé ne pouvant invoquer un droit de retrait dans ces circonstances. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la santé publique et de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière.
Avocat : KORAITEM
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209910
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision de révocation d'un agent hospitalier pour vice de procédure. Le juge a constaté que l'avis du conseil de discipline, requis par l'article L. 532-5 du code général de la fonction publique, n'était pas suffisamment motivé, privant l'agent d'une garantie essentielle. La juridiction a également condamné l'administration à verser à l'agent une somme au titre des frais exposés.
Avocat : FALALA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307703
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a jugé le recours irrecevable, car une décision expresse de rejet (arrêté du 28 février 2023) avait été prise par le préfet avant l'introduction de la requête, rendant ainsi l'action dirigée contre un refus implicite sans objet. La juridiction s'est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment concernant les conditions de naissance d'une décision implicite de rejet.
Avocat : HOMEHR
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401211
Le Tribunal Administratif de Melun annule la décision du sous-préfet de Nogent-sur-Marne du 25 octobre 2023 refusant un titre de séjour à un ressortissant malien. La juridiction retient que l'administration n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation du requérant, notamment en ignorant un contrat de travail postérieur produit à l'appui de sa demande. Le tribunal enjoint au préfet compétent de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais engagés pour le litige.
Avocat : GAGEY
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406823
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du 8 janvier 2024 par laquelle le ministère de l'intérieur avait clôturé la demande de titre de séjour de M. C..., un ressortissant congolais demandant une carte de résident en tant qu'enfant de réfugié. Le tribunal a jugé que cette décision de clôture était irrégulière, car elle a été prise sans que l'intéressé ait été mis en mesure de présenter ses observations, en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet du Val-de-Marne de réexaminer la demande de M. C... dans un délai de deux mois.
Avocat : LEPEU
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406877
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante chinoise, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du Val-de-Marne du 23 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, car Mme A... ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition prévue par les articles L. 435-1 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a ainsi estimé que le refus de titre de séjour n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409421
Le Tribunal Administratif de Melun a jugé une demande en responsabilité médicale contre le centre hospitalier intercommunal de Créteil. Le sujet principal est l'engagement de la responsabilité de l'établissement pour une faute dans la prise en charge d'une torsion testiculaire chez un enfant, ayant entraîné une perte de chance de conserver l'organe. La juridiction a retenu la responsabilité de l'hôpital pour faute, en application de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, et a ordonné une indemnisation, dont le montant sera déterminé par une expertise complémentaire.
Avocat : BONDAIS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410042
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant angolais, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 30 avril 2024 refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a jugé la requête tardive, car déposée hors du délai de 30 jours prévu par l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration ayant établi la date régulière de notification. Par conséquent, le tribunal n'a pas examiné le fond des moyens soulevés concernant le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement.
Avocat : OUEDRAOGO
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412497
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C... A... épouse B..., ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 11 mars 2024 lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) n'était pas entachée d'une méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante n'ayant pas établi l'existence d'une communauté de vie effective avec son époux en France ni démontré l'absence d'attaches en Algérie. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FAKIH