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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2301571

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... contestant le titre exécutoire émis par la communauté de communes Corbières Salanques Méditerranée pour le recouvrement de 12 898 euros d'indemnités d'astreinte perçues indûment entre 2017 et 2020. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la prescription biennale de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 était inopérant, car le délai court à compter de chaque versement et n'était pas expiré pour l'ensemble des sommes réclamées. Il a également écarté les moyens de forme, estimant que le titre exécutoire était suffisamment motivé et que l'absence de signature sur le bordereau n'était pas établie. En application du décret n° 2005-542 du 19 mai 2005, le cumul des indemnités d'astreinte avec la nouvelle bonification indiciaire (NBI) étant interdit, la créance était fondée.

Avocat : LERAT

4 décembre 2025• 6ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2504848

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B..., qui a chuté le 26 juin 2021 sur un trottoir de la commune de Sète. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d'évaluer l'étendue des préjudices et leur imputabilité à l'accident. L'expert désigné devra notamment déterminer la consolidation des blessures, les taux d'incapacité, et les divers préjudices subis. La société d'économie mixte « L'eau d'Issanka » ne s'est pas opposée à la mesure, sous réserves.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PENSO

4 décembre 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301929

Le Tribunal Administratif de Rennes annule l'arrêté du 10 février 2023 du ministre des armées en tant qu'il n'admet pas M. A..., ouvrier d'État peintre, à la retraite au titre des travaux insalubres. Le tribunal écarte la fin de non-recevoir tirée de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, la requête étant suffisamment motivée. Il retient que l'administration a commis une erreur de droit en refusant cette admission, dès lors que M. A. justifiait de plus de quinze ans d'exposition à des travaux insalubres (rubriques XIV et XVI de l'annexe A du décret n°67-711 du 18 août 1967), conformément aux conditions de l'article 21 du décret n°2004-1056 du 5 octobre 2004.

4 décembre 2025• 6ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2007552

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, était saisi par la société Domaine de Lorgerie d’une demande de décharge de cotisations supplémentaires de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2016 à 2020. Ces impositions faisaient suite à la remise de bâtiments industriels par le preneur à l’issue de baux à construction, l’administration ayant fixé la valeur locative à partir du prix de revient des constructions. Après avoir ordonné une expertise, le tribunal a examiné la méthode de détermination de cette valeur locative. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitement formulée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’inscrit dans le cadre des articles 1388 et suivants du code général des impôts, relatifs à l’évaluation de la valeur locative cadastrale des propriétés bâties.

Avocat : FIDAL NANTES

4 décembre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2108721

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de M. A... visant à engager la responsabilité de l'État pour l'illégalité de plusieurs décisions de refus de visa de long séjour opposées à son épouse. Le tribunal a reconnu que ces refus, annulés par des jugements antérieurs, constituaient des fautes de nature à engager la responsabilité de l'administration. Cependant, il a estimé que le préjudice financier lié à un abonnement téléphonique n'était pas établi, et que le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence, bien que réels, ne justifiaient pas le montant demandé. En application des principes de responsabilité pour faute et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers, le tribunal a condamné l'État à verser à M. A... une somme de 2 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 5 août 2021, et a rejeté le surplus des conclusions.

Avocat : PICARDA

4 décembre 2025• 7ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2110751

Le Tribunal Administratif de Nantes (4ème Chambre) a rejeté la requête de la SARL Avie, qui contestait un redressement fiscal de 103 503 euros en droits et pénalités pour les exercices 2014 et 2015. Le litige portait sur la cession de titres de la société Avenir communication, que l'administration fiscale estimait minorée, constituant une libéralité imposable. Le tribunal a jugé que l'administration avait démontré l'existence d'un écart significatif entre le prix convenu et la valeur vénale des titres, ainsi qu'une intention libérale, compte tenu des relations d'intérêts entre les parties. La décision s'appuie sur les articles 38 du code général des impôts et 38 quinquies de l'annexe III, confirmant le bien-fondé des impositions et la majoration pour manquement délibéré.

Avocat : ORATIO ANGERS

4 décembre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2112889

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2013 à 2016. La requérante soutenait que l'administration fiscale avait à tort qualifié son activité d'occulte, ce qui aurait dû limiter le droit de reprise à la prescription de droit commun. Le tribunal a jugé que la condamnation pénale définitive de Mme A... pour escroquerie et abus de confiance, fondée sur des faits commis entre 2013 et 2016, caractérisait une activité illicite au sens de l'article L. 169 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, le délai de reprise de dix ans était applicable et les impositions supplémentaires, assorties des majorations correspondantes, ont été maintenues.

Avocat : BIHOREAU

4 décembre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2113419

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme B... qui contestaient un rehaussement d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2017. Les requérants avaient déduit de leurs revenus fonciers une dépense de 2 266 euros pour l'installation d'une cuisine équipée dans un appartement mis en location, mais l'administration fiscale avait remis en cause cette déduction. Le tribunal a jugé que ces travaux, réalisés avant l'entrée du premier locataire, constituaient le prolongement nécessaire des travaux de construction et ne pouvaient être qualifiés de dépenses d'amélioration déductibles au sens de l'article 31 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et des conclusions accessoires.

4 décembre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2113533

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... qui demandait le bénéfice du crédit d’impôt transition énergétique (CITE) pour des travaux d’installation de parois vitrées isolantes réalisés en 2020 dans sa résidence principale. Le tribunal a jugé que le requérant ne remplissait pas la condition de ressources prévue à l’article 200 quater du code général des impôts, son revenu fiscal de référence étant inférieur au seuil de 19 074 euros requis pour un foyer composé d’une personne. La solution retenue est le rejet de la demande, confirmant le refus de l’administration fiscale.

4 décembre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2200791

Le Tribunal administratif de Nantes a condamné l'État à indemniser M. C... et Mme D... pour le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence subis en raison du refus illégal d'un visa d'établissement pour M. C..., en qualité de conjoint d'une ressortissante française. Cette illégalité, constatée par un précédent jugement annulant la décision de la commission de recours pour erreur d'appréciation sur le caractère frauduleux du mariage, a prolongé leur séparation de plus de seize mois. Le tribunal a fixé l'indemnisation à 750 euros chacun, estimant que la durée de séparation ne pouvait être imputée à la crise sanitaire. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité de l'État pour faute et sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BLIN

4 décembre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215688

Le Tribunal Administratif de Nantes (4ème Chambre) a examiné la requête de M. A... contestant le refus partiel de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 309,62 euros. Le tribunal a d'abord jugé que l'indu était fondé, car M. A... n'avait pas déclaré l'intégralité de ses indemnités journalières, en violation des articles L. 842-1, L. 842-3, L. 842-4 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale. Sur la demande de remise gracieuse, le tribunal a appliqué l'article L. 845-3 du même code, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité. La solution retenue n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais le tribunal devait statuer sur l'octroi d'une remise totale du solde de 154,81 euros.

4 décembre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519635

Référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) – Tribunal administratif de Nantes. Des demandeurs sollicitaient du juge des référés qu’il enjoigne au ministre de l’intérieur de délivrer des visas de long séjour pour réunification familiale. En cours d’instance, le ministre a justifié avoir donné instruction à l’autorité consulaire de délivrer les visas. Le juge constate que les conclusions sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Il admet provisoirement la requérante à l’aide juridictionnelle et condamne l’État à verser 550 euros à son avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : MALABRE

4 décembre 2025
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2202073

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande indemnitaire de Mme B..., aide-soignante en EHPAD, qui contestait le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée. La requérante soutenait que cette décision était discriminatoire et fondée sur son état de santé, en violation de la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 et de l'article L. 131-1 du code général de la fonction publique. Le tribunal a jugé que les faits présentés ne permettaient pas de présumer l'existence d'une discrimination directe ou indirecte, et que l'administration apportait la preuve que la décision était justifiée par l'intérêt du service et non par l'état de santé de l'agent. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : SILVESTRE

4 décembre 2025• 4ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401925

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A..., capitaine de l'administration pénitentiaire, qui contestait la modulation de son indemnité de fonctions et d'objectifs (IFO) pour 2023 fixée à 450 euros bruts. La requérante soutenait une erreur manifeste d'appréciation, estimant que ce montant ne correspondait pas à sa manière de servir ni au barème applicable. Le tribunal a jugé que la décision, fondée sur le décret n° 2007-1776 du 17 décembre 2007 et la circulaire du 22 novembre 2018, n'était pas entachée d'une telle erreur, l'administration disposant d'un pouvoir d'appréciation pour moduler l'indemnité entre 1 et 8 fois le montant de référence de 3 600 euros. La demande de dommages et intérêts pour préjudice moral a été déclarée irrecevable faute de réclamation préalable.

4 décembre 2025• 1ère chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2301586

Le Tribunal administratif de Nancy a été saisi par Mme C..., agent public, de deux requêtes visant à engager la responsabilité de l'État pour des faits de harcèlement sexuel et moral imputés à sa hiérarchie, ainsi que pour l'inertie de l'administration à y répondre. La requérante sollicitait l'indemnisation de ses préjudices à hauteur de 25 000 euros, sur le fondement des articles L. 133-1 et L. 136-1 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les faits de harcèlement n'étaient pas caractérisés et que l'administration avait pris les mesures appropriées, écartant ainsi tout lien de causalité avec les préjudices allégués.

Avocat : CABINET GUIDON CABOCEL BOZIAN

4 décembre 2025• Chambre 3
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2302302

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. C..., détenu, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 3 000 euros en réparation du préjudice moral subi suite à son placement à l'isolement pour trois mois par une décision du 1er octobre 2021, qu'il estimait illégale. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la décision de placement à l'isolement, fondée sur les articles 726-1 et R. 57-7-62 du code de procédure pénale, était justifiée par des motifs de sécurité et d'ordre public, et que la matérialité des faits reprochés était établie. Aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'a été retenue.

Avocat : AARPI THEMIS

4 décembre 2025• Chambre 3
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503822

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre stationnant sur le parking du parc des expositions de Vandœuvre-lès-Nancy. La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que l'occupation illicite, caractérisée par des branchements sauvages sur les réseaux d'eau et d'électricité, faisait obstacle à la mission de service public de la SAPL destination Nancy et compromettait la réalisation de travaux. Les occupants doivent évacuer les lieux sous 48 heures, à défaut de quoi la société requérante pourra recourir à la force publique. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, une somme de 2 000 euros est mise à la charge des occupants.

Avocat : SELARL NIANGO

4 décembre 2025
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2300013

Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par les proches de C... H..., décédé après une adénoïdectomie avec amygdalectomie, d’une demande d’indemnisation pour des manquements fautifs du centre hospitalier de Bigorre dans sa prise en charge. Le tribunal a reconnu que l’établissement avait commis une erreur de diagnostic et un retard de soins, entraînant une perte de chance de survie pour le patient. Il a condamné le centre hospitalier à verser diverses sommes aux requérants au titre des préjudices subis, incluant les souffrances endurées, les préjudices d’affection et les frais divers, tout en limitant certaines demandes jugées excessives. La décision s’appuie notamment sur les principes de responsabilité pour faute en matière hospitalière et sur les dispositions du code de la santé publique.

Avocat : BENAYOUN

4 décembre 2025• CHAMBRE 1
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2300586

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la SCI du Puy Petit, qui demandait la condamnation de la communauté d’agglomération Pays Basque (CAPB) pour des inondations répétitives de sa propriété, causées par un défaut d’entretien d’un fossé bordant une route communale et par une absence de contrôle des constructions nouvelles. La CAPB a contesté sa responsabilité, arguant que le fossé était un accessoire de voirie relevant de la compétence de la commune d’Amendeuix-Oneix, et non de la gestion des eaux pluviales urbaines. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes de la SCI, considérant que le dommage résultait d’un phénomène pluvieux exceptionnel et de la configuration naturelle des lieux, sans qu’un défaut d’entretien anormal de l’ouvrage public soit établi. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics, exigeant un préjudice anormal et spécial, et sur l’absence d’obligation générale pour les collectivités de collecter toutes les eaux pluviales.

Avocat : SELARL BOISSY AVOCATS ASSOCIES

4 décembre 2025• CHAMBRE 1
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2303371

Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de la SAS Autohaus 60, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de taxe sur les véhicules de sociétés (TVS) pour les années 2019 à 2021. La société, active dans le négoce et la location de véhicules, soutenait que les véhicules en cause étaient des véhicules de courtoisie ou un véhicule hybride, ce qui aurait dû les exonérer de TVS, et qu'elle pouvait déduire la TVA sur ces prêts. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve du caractère exagéré des impositions, conformément à l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, et a donc confirmé les rectifications notifiées par l'administration fiscale.

Avocat : SANCHEZ

4 décembre 2025• 2ème Chambre