Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521332
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger le requérant, M. A... B..., reconnu prioritaire et devant être relogé d'urgence par une commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée malgré cette décision et a assorti l'injonction d'une astreinte de 400 euros par mois de retard. Cette ordonnance est fondée sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521400
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger le requérant, M. B..., reconnu prioritaire et devant être relogé d'urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée malgré cette décision. L'injonction est assortie d'une astreinte de 550 euros par mois de retard, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521433
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger M. B... et sa famille. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 600 euros par mois de retard, fait suite à la reconnaissance du requérant comme prioritaire et devant être relogé d'urgence par la commission de médiation départementale. Le juge a appliqué l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant l'absence d'offre de logement adaptée malgré cette décision.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605518
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... visant à enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée en l'espèce, notamment au regard des délais et des réponses administratives déjà apportées à ses demandes antérieures. La décision s'appuie sur les principes jurisprudentiels relatifs à l'obligation pour l'administration de procéder à l'enregistrement des demandes dans un délai raisonnable.
Avocat : BARBU
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605534
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la requête d'un ressortissant marocain demandant une injonction au préfet pour délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de travail. Le juge estime que la demande de renouvellement de titre de séjour, déposée le 22 octobre 2025, est réputée avoir fait l'objet d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, ordonner les mesures sollicitées ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce que l'article L. 521-3 du code de justice administrative interdit au juge des référés.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605551
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante serbe visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de travail. Le juge estime que sa demande de renouvellement de titre de séjour, déposée en octobre 2025, est réputée avoir été implicitement rejetée par l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, ordonner la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite de rejet, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605573
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la requête d'une étudiante marocaine demandant l'injonction au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction et de statuer sur le renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que sa demande, formulée le 7 décembre 2025, est devenue une décision implicite de rejet au terme du délai de 90 jours prévu par les articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est contraire aux conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, et les conclusions indemnitaires ne relèvent pas de la compétence du juge des référés.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605843
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la demande d'injonction faite au préfet d'instruire une demande d'autorisation provisoire de séjour post-master. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requérante n'étant pas en situation de séjour irrégulier immédiat. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606055
Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la demande d'un ressortissant malien visant à enjoindre au préfet de procéder à l'examen de son renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés estime que, la demande ayant été déposée depuis plus de quatre mois, une décision implicite de rejet est née en vertu des articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Ordonner la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606767
**Sujet principal** : Demande en référé-liberté visant à annuler un refus implicite de renouvellement de titre de séjour et à enjoindre sa délivrance. **Juridiction** : Tribunal administratif de Montreuil (formation de référé). **Solution retenue** : La requête est rejetée car elle est jugée irrecevable (ne sollicitant pas de mesures provisoires) et ne justifie pas de l'urgence requise, la requérante étant en situation irrégulière depuis plusieurs années. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 (conditions du référé-liberté) et L. 522-3 (rejet sans instruction) du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2206486
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société FORMAJOB visant à annuler son déréférencement de la plateforme "Mon Compte Formation" et la suspension des paiements par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Le tribunal a jugé que la CDC était compétente pour prononcer ces mesures en sa qualité de gestionnaire du compte personnel de formation, sur le fondement des articles R. 6333-6 et R. 6333-8 du code du travail. Il a estimé que la procédure suivie, incluant un contrôle par appels téléphoniques révélant des manquements graves, était régulière et que la sanction n'était pas disproportionnée.
Avocat : CABINET ADDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2313551
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un recours en excès de pouvoir contre une sanction administrative pour emploi d'étrangers sans titre de travail. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII qui avait infligé une contribution spéciale et une contribution forfaitaire, en appliquant la loi nouvelle plus douce du 26 janvier 2024. Cette loi, entrée en vigueur après les faits mais avant le jugement, a abrogé le régime des contributions et instauré un système d'amende administrative, bénéficiant ainsi au requérant.
Avocat : CABINET MONCONDUIT ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2314699
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un professeur d'EPS contestant l'avis "très satisfaisant" émis par la rectrice de l'académie de Versailles pour son inscription au tableau d'avancement. La juridiction a jugé que cet avis, purement préparatoire à l'établissement du tableau, ne constitue pas une décision faisant grief et est donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret statutaire des professeurs d'éducation physique et sportive.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2314943
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un recours en excès de pouvoir contre une sanction administrative infligée à la société Soleil Coiffure pour emploi d'un travailleur étranger sans titre de séjour. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII du 18 juillet 2023, ainsi que les titres exécutoires associés, en application du principe de la loi pénale plus douce. Il a fait application de la loi nouvelle du 26 janvier 2024, qui a abrogé les anciennes contributions forfaitaires et remplacé la contribution spéciale par une amende administrative, ces nouvelles dispositions étant plus favorables à l'employeur.
Avocat : GOMEZ
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2400354
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société GRDF visant à annuler le refus de l'inspectrice du travail d'autoriser la mise à la retraite d'office d'un salarié protégé. Le tribunal a jugé que la décision de l'inspectrice du travail, qui s'appuyait sur une enquête contradictoire et une motivation suffisante, ne méconnaissait pas les dispositions du code du travail relatives à la procédure disciplinaire des salariés protégés. La juridiction a notamment considéré que les faits reprochés au salarié, en tenant compte de son statut de représentant syndical, ne justifiaient pas une sanction aussi grave que la mise à la retraite d'office.
Avocat : CABINET GIDE LOYRETTE NOUEL
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2400484
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du CNAPS de renouveler une carte professionnelle de sécurité. La juridiction constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur l'annulation, le CNAPS ayant délivré la carte après l'introduction de la requête. Elle condamne néanmoins le CNAPS à verser 600 euros au requérant au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL EBEDE-MONGBO
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2400834
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler le retrait de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée par le CNAPS. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, fondée sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, était régulière en la forme (compétence du signataire et motivation suffisante) et que l'autorité administrative disposait d'un pouvoir d'appréciation pour constater l'incompatibilité du comportement du requérant avec l'exercice de ses fonctions. Les moyens soulevés, y compris celui tiré de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
Avocat : MAILLET
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2402313
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du CNAPS refusant une autorisation préalable de formation pour devenir agent de sécurité. Le tribunal a jugé que le CNAPS avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur une condamnation ancienne (2015) pour refuser l'autorisation, sans tenir compte de l'absence de tout fait défavorable ultérieur et de la réinsertion professionnelle du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, qui encadrent le contrôle du comportement et des agissements pour l'accès à cette profession.
Avocat : SCHORNSTEIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2402984
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusant le renouvellement de la carte professionnelle d'agent de sécurité de M. B. La juridiction a estimé que le CNAPS avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur des faits isolés, non condamnés et liés à la détention d'armes de chasse, pour conclure à un défaut de moralité au sens de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a enjoint au CNAPS de délivrer la carte professionnelle dans un délai de deux mois.
Avocat : BABONNEAU
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2403134
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet de police retirant pour deux ans la carte professionnelle de taxi du requérant. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que le conducteur n'avait pas été régulièrement convoqué devant la commission de discipline, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ainsi que des dispositions de l'arrêté du 5 mai 2022 régissant cette commission. Le tribunal a ainsi fait droit à la demande d'annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : GOLDWIN PARTNERS