Jurisprudence administrative

966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 017

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607709

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution d'un arrêté municipal relatif à la prise en charge des arrêts de travail pour maladie imputable au service. Le juge estime que le requérant, un agent de la Ville de Paris, ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment au regard du délai écoulé avant son recours et de l'absence de preuve d'une impossibilité de couvrir ses charges. La demande est donc rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité.

Avocat : CABINET PEISSE, DUPICHOT, LAGARDE, BOTHOREL ET ASSOCIES (SELARL)

25 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607981

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C... qui demandait la suspension du rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige relevait du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, lieu de résidence du requérant. Cette décision d'incompétence est fondée sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative.

25 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608298

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant français détenu en Irak visant à enjoindre au ministre des Affaires étrangères de procéder à son rapatriement. Le juge a estimé que la juridiction administrative était incompétente pour ordonner une telle mesure, relevant que la décision de rapatrier un ressortissant constitue un acte de gouvernement lié à la conduite des relations internationales de la France. La requête était fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et invoquait des violations des droits fondamentaux, mais le tribunal a considéré que les circonstances exceptionnelles permettant un contrôle juridictionnel, au sens de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, n'étaient pas caractérisées en l'espèce.

Avocat : BAGARD

25 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609045

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de la société CORELIS visant à suspendre la fermeture administrative de son magasin. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'est pas caractérisée. Il considère que les éléments produits par la société ne démontrent pas une atteinte grave et immédiate nécessitant une intervention dans un délai de 48 heures.

Avocat : SALEN

25 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609111

**Sujet principal** : Demande en référé-liberté pour obtenir la délivrance d'un titre de voyage pour étranger. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il estime que la condition d'urgence particulière requise par la procédure de référé-liberté n'est pas caractérisée, malgré le délai de traitement de la demande et un projet de voyage pour fiançailles. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions du référé-liberté et rejet sans instruction).

25 mars 2026
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504508

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction. Le litige principal sur la fin de prise en charge par l'aide sociale à l'enfance est donc éteint. Le tribunal a néanmoins condamné le département de la Seine-Maritime à verser 1 000 euros au conseil du requérant au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : MONTREUIL ELIE

25 mars 2026
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601791

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête d'un détenu demandant la sauvegarde de sa liberté fondamentale à maintenir des liens familiaux via le téléphone et les cabines de visioconférence. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une telle mesure, ni établi l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a donc été jugée irrecevable au titre du référé-liberté.

25 mars 2026
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604655

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé-liberté, rejette la demande de Mme A... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que la requérante, qui invoquait le risque de perdre son emploi en l'absence de titre, n'a pas caractérisé l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La décision est prise sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'une atteinte à une liberté fondamentale.

Avocat : ACTIS AVOCATS

25 mars 2026
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604841

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante guinéenne visant à enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé et d'examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'est pas recevable car la demande a été déposée via le téléservice ANEF, procédure pour laquelle la délivrance d'un récépissé n'est pas prévue par les articles R. 431-15-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ACTIS AVOCATS

25 mars 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602632

Le Tribunal administratif de Versailles rejette par ordonnance la requête de M. B... visant à annuler une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le placement en rétention administrative de l'intéressé, fondé sur une OQTF de décembre 2023, ne révèle pas une nouvelle décision d'éloignement, car le délai d'un peu plus de deux ans n'est pas anormalement long au regard de la loi du 26 janvier 2024. Par conséquent, la requête est jugée manifestement irrecevable, l'OQTF attaquée n'existant pas en tant que décision distincte.

25 mars 2026
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521036

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a condamné le collège Nelson Mandela à payer à Mme B... une provision de 1 080 €, augmentée d'intérêts moratoires, pour des prestations de formation impayées. Le juge a retenu l'application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, considérant que l'existence de la dette n'était pas sérieusement contestable. En revanche, la demande d'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement a été rejetée.

25 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522589

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus des conditions matérielles d'accueil (CMA) notifié par l'OFII. Le tribunal a jugé que le directeur territorial de l'OFII à Bobigny était compétent pour signer la décision et que le refus des CMA était légal, car fondé sur le refus par le demandeur d'asile de la région d'orientation qui lui était proposée, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs au défaut de motivation ou à un vice de procédure, ont été écartés.

Avocat : DUBOIS

25 mars 2026• 11ème Chambre (JU)
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522614

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. La juridiction a estimé que la décision contestée était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen individualisé de la situation du requérant, notamment via une évaluation de vulnérabilité. Les textes principaux appliqués sont les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MOLLER

25 mars 2026• 11ème Chambre (JU)
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603809

**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour clôturer une demande d'asile afin de lever un blocage administratif empêchant le dépôt d'une nouvelle demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête, estimant que la mesure sollicitée (clôture de la demande d'asile) n'est pas utile car elle a déjà été exécutée par l'OFPRA qui a rejeté la demande en 2022. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles). Le juge rappelle les conditions de ce référé (urgence, mesure utile, absence de contestation sérieuse et non-obstacle à l'exécution d'une décision administrative).

25 mars 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605002

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution partielle par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a assorti l'injonction de réexaminer la situation de l'étranger concerné d'une astreinte de 100 euros par jour de retard, applicable après un nouveau délai d'un mois. La décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative et condamne l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais engagés.

Avocat : ROSIN

25 mars 2026
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2317151

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation de deux titres de perception émis pour occupation sans titre du domaine public. Cette solution est motivée par le fait que l'administration avait, postérieurement à la requête, annulé intégralement les sommes réclamées, rendant la demande sans objet. Le tribunal a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SFEZ

25 mars 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2401784

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a examiné un recours en excès de pouvoir visant l'annulation du rejet implicite d'un recours gracieux contre le retrait de points sur le permis de conduire. Le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation, car l'administration a déjà supprimé les mentions litigieuses et restitué les points avant le jugement, rendant la requête sans objet. Les conclusions à fin d'injonction et la demande d'allocation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont en conséquence rejetées.

Avocat : LESAGE

25 mars 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2403021

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de l'association A... comme étant manifestement irrecevable. L'association, de ressort national, contestait un arrêté municipal de Clichy-la-Garenne interdisant certains regroupements nocturnes dans un périmètre très restreint. Le tribunal a estimé que l'association ne justifiait pas d'un intérêt à agir, car les effets de l'arrêté, localisés, ne soulevaient pas de questions dépassant les seules circonstances locales. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : BOUDI

25 mars 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2404512

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. C... B... visant à annuler l'avis défavorable du ministre de l'intérieur à l'exploitation d'un poste d'enregistrement de jeux. Le juge estime que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, sont manifestement infondés ou inopérants au regard des articles R. 222-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de la sécurité intérieure (articles L. 320-2, L. 320-3, R. 322-18-1 et R. 322-22-1). La juridiction considère que l'autorité administrative dispose d'un pouvoir d'appréciation pour évaluer la compatibilité du demandeur avec les objectifs stricts de l'encadrement des jeux.

Avocat : BEN YOUNES

25 mars 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2412962

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable pour défaut de respect du délai de recours contentieux. Le juge estime que la décision d'invalidation du permis de conduire, notifiée par lettre recommandée, a été régulièrement portée à la connaissance de l'intéressée, rendant ainsi le recours tardif. La solution s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative et R. 223-3 du code de la route, concernant les modalités de notification et les délais de recours.

Avocat : DEHAN

25 mars 2026