Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600860
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le préfet de police pouvait légalement prendre cette mesure, car le droit de séjour du requérant avait pris effet suite au rejet de sa demande de réexamen d'asile selon une procédure accélérée, conformément aux articles L. 542-2 et L. 531-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Concernant le pays de destination, le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir un risque de traitement contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : AIT ALI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606017
Le Tribunal administratif de Paris a statué sur une demande en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) concernant le renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant ayant obtenu une convocation de la préfecture postérieurement à son recours, le juge a donné acte de son désistement. Il a néanmoins condamné l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais d'instance (article L. 761-1 du CJA).
Avocat : HADDAG
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606070
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné au préfet de police d'instruire la demande de titre de voyage d'un réfugié dans un délai de 15 jours. Le juge a considéré que le délai d'instruction de plus de six mois, justifié par l'administration par l'attente d'un bulletin de casier judiciaire, causait un préjudice grave et immédiat au requérant en l'empêchant de voyager, caractérisant ainsi l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La mesure a été jugée utile et ne faisant pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607343
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., de sa demande d'injonction au préfet de la Seine-Saint-Denis concernant l'examen de son dossier de titre de séjour. Le juge constate ainsi un non-lieu à statuer sur le fond de la requête, sans examiner les conditions d'urgence ou d'utilité de la mesure sollicitée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de donner acte d'un désistement.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607347
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet de police pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la requérante avait pu déposer sa demande et obtenir un récépissé après l'introduction de sa requête, ce qui a rendu sa demande sans objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande principale et a rejeté la demande de condamnation de l'Etat aux dépens.
Avocat : LARBRE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607368
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant russe demandant une injonction au préfet de police pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de duplicata de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, car il n'avait pas épuisé toutes les solutions proposées par l'administration. Par conséquent, les demandes d'aide juridictionnelle provisoire et de condamnation aux dépens ont également été rejetées.
Avocat : SIMON
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608555
Le Tribunal administratif de Paris a statué sur une demande en référé concernant un refus de délivrance de carte de résident. Le requérant a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et s'est désisté de ses demandes de suspension et d'injonction. Le juge a mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : ROSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608610
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande de modification d'une précédente injonction et de liquidation d'une astreinte concernant le réexamen d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a rejeté la demande de nouvelle injonction et d'augmentation de l'astreinte, considérant que l'administration avait, entre-temps, procédé au réexamen ordonné, rendant la demande sans objet. En revanche, il a liquidé l'astreinte initiale de 100 euros par jour de retard, sur le fondement des articles L. 521-4 et L. 911-7 du code de justice administrative, pour la période d'inexécution constatée.
Avocat : HADDAG
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317501
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. La juridiction a constaté que la requête, qui visait l'annulation d'un arrêté accordant un congé de longue maladie, ne contenait l'exposé d'aucun moyen juridique, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Elle a donc appliqué l'article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la demande sans examen au fond.
Avocat : CABINET DESCOT, SUZANNE, WOLOCH (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431370
Le Tribunal administratif de Paris donne acte du désistement pur et simple des requérants, qui met fin à l'instance. Le litige portait sur une demande de décharge de la taxe sur les logements vacants, mais l'administration avait déjà accordé le dégrèvement sollicité. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour valider ce désistement.
Avocat : CABINET IN EXTENSO AVOCATS PARIS/ILE DE FRANCE (SAS)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519247
Le Tribunal administratif de Paris statue sur une requête en excès de pouvoir visant le refus de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. La juridiction constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, le titre de séjour ayant été délivré après l'introduction du recours, rendant la requête sans objet. Elle condamne néanmoins l'État à verser à la requérante la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : KA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532224
Le Tribunal administratif de Paris rejette, par ordonnance, la requête d’un conducteur de taxi visant à annuler un retrait de sa carte professionnelle pour 50 jours. Le retrait avait été prononcé pour refus de transporter une personne à mobilité réduite. Le tribunal applique l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative, estimant que les arguments personnels du requérant (charge de famille) sont sans incidence sur la légalité de la sanction.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533542
Le Tribunal administratif de Paris rejette par ordonnance un recours pour excès de pouvoir contre une décision d'affectation pénitentiaire. Il considère que cette décision, qui a transféré le requérant au centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne, constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car elle ne porte pas une atteinte caractérisée à ses libertés ou droits fondamentaux. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête jugée manifestement irrecevable.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606262
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête d'un étranger demandant l'injonction à la préfecture de la Seine-Saint-Denis de procéder à la remise de son titre de séjour. Le juge a décliné sa compétence territoriale au profit du tribunal administratif de Montreuil, car le requérant résidait à Bondy (Seine-Saint-Denis). La décision s'appuie sur les articles R. 221-3 et R. 522-8-1 du code de justice administrative qui fixent la compétence territoriale des juridictions.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607958
Le Tribunal administratif de Paris rejette une demande de réexamen d'une ordonnance de référé-suspension. Le requérant invoquait un élément nouveau (une modification de son contrôle judiciaire) pour contester le refus de délivrance d'un passeport. Le juge estime la demande irrecevable, car l'article L. 521-4 du code de justice administrative ne permet pas de modifier une ordonnance qui a simplement rejeté une requête, sans avoir ordonné de mesures.
Avocat : GUIHARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608521
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête en suspension d'une décision de clôture d'une demande de titre de séjour. Le juge estime que le tribunal n'est pas territorialement compétent, la résidence du requérant relevant du ressort du tribunal administratif de Montreuil. La décision s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative relatifs à la compétence territoriale.
Avocat : WERBA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608525
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre le rejet implicite de son recours gracieux contre le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que la requête au fond, enregistrée après l'expiration du délai d'un mois prévu par l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), est irrecevable. Par conséquent, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, aucun moyen ne peut créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, ce qui entraîne le rejet de la demande de suspension.
Avocat : CABINET ITRA CONSULTING
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608300
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant français détenu en Irak visant à enjoindre au ministre des Affaires étrangères de procéder à son rapatriement. Le juge a estimé que la juridiction administrative était incompétente pour connaître d'une telle demande, considérant que la décision de rapatrier un ressortissant relève de la conduite des relations internationales de l'État, une prérogative souveraine non justiciable devant le juge administratif en l'absence de circonstances exceptionnelles. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit administratif concernant les actes de gouvernement et l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : BAGARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608301
**Sujet principal** : Demande d'injonction de rapatriement d'un ressortissant français détenu en Irak, fondée sur une situation d'urgence et des atteintes aux droits fondamentaux. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé de trois juges). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent pour enjoindre le rapatriement. Il estime que cette mesure relève de la conduite des relations internationales de l'État, un domaine qui échappe au contrôle du juge administratif. La requête est donc rejetée. **Textes appliqués** : L'article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté) est invoqué par le requérant, mais le tribunal fonde sa décision sur l'incompétence de la juridiction administrative pour contrôler les actes de gouvernement liés aux relations internationales.
Avocat : BAGARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608303
Sujet principal : Demande d'injonction en référé-liberté pour le rapatriement d'un ressortissant français détenu en Irak. Juridiction : Tribunal administratif de Paris (formation de référé de trois juges). Solution retenue : Le tribunal se déclare incompétent. Il estime que la décision de rapatrier un ressortissant détenu à l'étranger relève de la conduite des relations internationales de l'État, un domaine qui échappe au contrôle du juge administratif. Il rejette par conséquent la demande d'injonction. Textes appliqués : Article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté). La décision s'appuie sur la jurisprudence administrative distinguant les actes de gouvernement (insusceptibles de recours) des actes administratifs.
Avocat : BAGARD